‹ Étude sur l'évolution anatomique et clinique des Anévrysmes de la pointe du cœurChapitre 14 sur 22 · ARTE · texte numérisé non relu

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droit de la protubérance. Cette lacune ne présente pas la coloration ocreuse des foyers hémorrhagiques anciens. Le microscope révèle la présence dans ses parois de corps granuleux de Gluge en grand nombre. Quelques lacunes très petites dans la troisième portion du noyau extra-ventriculaire du corps strié droit. Pas de lésions à la surface des circonvolutions. Le corps strié gauche présente comme le droit, dans la troisième portion de son noyau extra-ventriculaire, trois ou quatre lacunes minuscules, ce qui permet de rattacher l’hémiplégie gauche à la lésion protubérantielle.

Poumons. — Un peu d'emphysème. Rien aux sommets. OEdème considérable aux deux bases. Le tissu pulmonaire est à peine friable, ce qui dénote surtout de l’œdème avec congestion, sans hépatisation.

Cœur. — Texiste une dilatation marquée du ventricule gauche, cette dilatation porte surtout sur la pointe et le bord gauche. À ce niveau, adhérences péricardiques anciennes, existant seulement en ce point. La coupe du ventricule montre un amincissement considérable de sa paroi dilatée en forme d'anévrysme et constituée uniquement par l'endocarde et le péricarde viscéral accolés entre eux, sans trace de fibres musculaires. Vers le base du ventricule seulement, le muscle reparaît et présente même une épaisseur anormale. Toute la partie dilatée est tapissée de couches fibreuses stratifiées, sous une épaisseur de 1 à 2 centimètres. Au-dessous de ces dépôts stratifiés, l'endocarde apparaît blanc jaunâtre, très épaissi, sans aucune trace de colonnes musculaires. Quelques caillots décolorés, grisâtres, sont* libres à l’intérieur du ventricule. Valvules intacles, sauf de petits

noyaux d’athérôme.

" Rate. — Petite, sans infarctus.

Reins. — Petits. Atrophie de la substance corticale. Le rein

y WE

AL Le gauche présente à l’extrémilé inférieure quelques ecchymoses superficielles. Pas d’infarctus.

Foie. — Légèrement cirrhosé. Voies biiaires un peu dilatées

” pleines d’un liquide jaunâtre. Pas de calculs dans la vésieule.

La teinte jaune du malade peut s'expliquer par la cirrhose , hépatique. Dégénérescence calcaire de quelques ganglions mésentériques.

Osservarion VII (Const. Paul).

Soc. médicale des hôp. de Paris, 1885.

Le nommé T... Pierre, âgé de 49 ans, employé de chemin de fer, entré le 29 octobre 1884. Salle Saint-Henri, n° 7, à l'hôpital Lariboisière.

- Le malade est entré à l’hôpital pour une attaque d’asthme humide, c’est-à-dire de bronchite générale, avec expiration prolongée et convulsive.

Depuis 12 ans, que le malade a été atteint pour la première fois, la dyspnée a été s’accentuant à chaque bronchite. Le malade ajoute que depuis 8 mois il est tourmenté par des palpitations.

L'examen du cœur donne les résultats suivanis :

La pointe bat dans le sixième espace intercostal, ce qui indique l’hypertrophie des parois du cœur gauche, elle est éloignée de 14 centimètres de la ligne médiane, ce qui indique une augmentation de volume du cœur et un allongement de 4 à 5 centimètres.

Le bord supérieur du foie correspond à l'insertion du sixième cartilage, indiquant une augmentation des parois du cœur droit,

Le bord externe de l'oreillette droite est à 3 centimètres de la ligne médiane ; l’oreillette ne paraît donc pas notablement dilatée.

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