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auteurs sans culture, mais contemporains des faits relatés (1).
Scipion Ammirato (2) aussi fut fameux par son ardeur à interroger les documents. En lui rivalisaient la patience et la précision ; 1l excellait à rechercher comme à interpréter les vieilles chroniques.
Ces divers Italiens restaient assez indifférents aux beautés de la forme. Bien que moins austères et plus artistes, d’autres ne dédaignent pourtant pas de soumettre à un rigoureux examen les témoignages qu'ils recueillent. Ainsi Jean-Pierre Maffei, dans l'histoire de la Compagnie de Jésus aux Indes, Sans trahir, en général, la vérité, il sait prendre les délicats aux charmes de son élégante prose latine, et séduire les amateurs d’exotisme, en les faisant voyager à travers l'Orient (3). De même, Ange de Costanzo, encore au début du xv° siècle, passait, auprès des connaisseurs, pour le plus véridique parmi tous ceux qui avaient entrepris d'évoquer le passé du royaume de Naples. On relève dans son livre quelques inexactitudes, mais il les rachète par un singulier mérite : il consacra de longues années à préparer puis à rédiger son /s{oria ; dans les bibliothèques et les archives publiques ou privées, il compulsa un nombre immense de manuscrits et d'imprimés (4).
Durant les deux premiers tiers du xvu° siècle, la fortune favorisa infiniment moins linvestigation du passé. L'Italie vit alors paraître, il est vrai, les traités de Paul Sarpi (5) et de Sforza Pallavicini (6) sur le concile de Trente; mais l'esprit de
(1) Sur Sigonio, voir G. Franciosi : Scritti vari. Firenze 1878; — À. Hessel, dans le 13% fascicule de ses Historische Studien, Berlin, Eberling,
(2) Istorie fiorentine libri XX dal principio della città al 143%. Firenze 1600, 1? parte. Voir U. Congedo: La vita e le opere di S. A. (Rassegna Pugliese, 1903).
(3) Historiarum Indicarum libri X VI. Florentiae, 1588.
(4) La Storia del Regno di Napoli parut la première fois en 1582. Elle fut réimprimée en 1710, à Naples. Cf. Giorn de’ Lett. d'Italia, t. 1, p.208 ; &. TT, p. 517. — Voir M. Bufano: A. di C. poeta e storico del Sec. XVI. Napoli,
(5) Istoria del concilio Tridentino. Elle .fut publiée pour la première fois à Londres, sous le pseudonyme de Pietro Soave Polano, en 1619.
(6) L'œuvre est l'Istoria del Concilio di Trento. Roma, Bernabd, 1656-57. Sur sa valeur historique et celle de l'Istoria de Sarpi, voir Ranke: Istoria del papato nei Secoli XVI e XVII, trad. da E. Rocco, Napoli, Perrotti, 1862, vol. 1, appendice.
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‘parti en compromet la valeur. Davila, avec son /storia delle guerre civili di Francia, parue en 1644, jouit un temps d’une véritable célébrité, en France aussi bien qu’au delà des Alpes ; mais il mérita d’être discrédité par Fénelon qui, pensant à lui, écrivit : « Celui qui veut m’apprendre ce que je vois qu'il ne peut pas savoir, me fait douter sur les faits mêmes qu'il sait (1) ».
À beaucoup d’autres historiens plus inconnus et beaucoup plus dignes de l’être, il n'importe aucunement de rechercher et d'établir la vérité; ils ne visent qu'à revêtir d'une parure séduisante les matériaux qu’ils empruntent sans critique à leurs devanciers. Des réflexions supposées piquantes, les grâces prétentieuses du style à la mode, tel est leur seul apport dans les œuvres qu'ils signent (2). Certain d’entre eux ne rougissait pas d’avoir ajouté une circonstance fausse à un fait non douteux, car, en la supprimant, il eùt compromis l'harmonie d'une période sonore etbien arrondie. Beaucoup d’autres parmi ses émules auraient pu avouer la même infidélité (3).
Quant à l'enquête, siheureusement commencée au xvi' siècle,
(1) Lettre à l'Académie { Projet d'un traité sur l'histoire).
(2) Voici comment Muratori juge divers historiens italiens du xvrre siècle: « Siccome il carattere dei grandi Ingegni si è quello di far intendere molte cose in poche parole, cosi all’ incontro i piccioli ingegni hanno il dono di parlar molto, e di nulla dire. Che non vide in questo genere l’ultimo trapassato secolo ? Non sapendo alcuni come regalare il pubblico di verità pellegrine, presero per argomento le verità, e storie più trite, sacre e profane, e si credettero di far loro cangiar visaggio colla novità della dicitura, e colle riflessioni ingegnose da loro aggiunte alla materia. Ma per disavventura era allora il tempo in cui la tirannia del pessimo gusto avea occupato il cervello di moltissimi entro e fuori d’Italia ; laonde le Storie di costoro, e i parti della loro Erudizione, invece d’acquistare una veramente nobile, e nuova bellezza, perdettero anche Ia naturale, che seco porta per se stessa la verità, benchè spogliata d'ornamenti, benchè triviale, » (Riflessioni sopra il Buon Gusto, ouv. cité, éd. de 1721, 2° partie, p. #8.)
(3) « So bene, che a parecchi di coloro i quali hanno scritte Genealogie, non si fa torto per l’ordinario, accusandoli d’avere adulterato il vero, e spacciato o per inavvertenza, o per adulazione il falso. Di Giuseppe Ripamonti, Storico Milanese, e che avea molte qualità necessarie alla sua professione, ho anche udito dire, che interrogato un giorno, perchè ad un fatto vero avesse aggiunta una circostanza da lui stesso riconosciuta per falsa, rispose: Me ne avvidi, è vero; ma avreste voi voluto ch’ io con levarla avessi assassinato quel periodo, che riuseiva si ritondo e sonoro? » (Rift. sopra il buon gusto, 2%° partie, p. 60.)
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sur l’antiquité grecque ou romaine, et sur les premiers siècles du christianisme, que devient-elle ? Un seul homme la reprend avec une méthode rappelant celle des Baronius et des Sigonius. C'est Camille Pellegrini (1598-1663) (1). Non pas que, dans les deux premiers tiers du seicento, l'érudition italienne ne compte de très nombreux représentants (2), mais les connaissances qu'ils étalent trop volontiers sont du genre le plus fastidieux, et souvent le moins utile. Cest, a-t-on dit, l’époque des catalogues, des répertoires qui attestent seulement une lecture étendue et variée. Certes, encore aujourd'hui, on recourt avec fruit à la Biblioteca volante, où Ginelli décrit des opuscules que leur mince volume exposait à disparaître sans laisser de trace (3). De même, à propos de ce vers de Plaute (4) :
Nam me illa in alvo menses gestavit decem,
on peut se réjouir de trouver des renvois précis à quarante auteurs qui ont parlé de la gestation des femmes. Ce sont, après tout, des données pour l'historique de ce problème. En revanche, que nous importe, par exemple, de savoir si au goût de Pindare, l’eau est excellente ?
Un jeune Italien, destiné à s'illustrer durant la première moitié du xvur° siècle, n'avait donc pas tout à fait tort d'écrire, en 1693, une lettre pleine de désenchantement (5). Après avoir
(1) Dans son Historia Principum Langobardorum, Napoli, 1643, il rassembla des monuments du moyen âge; dans son Apparato alle Antichità di Capua, Napoli, 1651, il illustra les antiquités de sa patrie. — Muratori inséra le premier de ces deux ouvrages dans Scriptores rerum italicarum, t. Il et V.
(2) Cf. p. 186 et suiv. de Francesco Foffano : Ricerche letterarie. Livorno, 1897.
(3) Della Biblioteca volante di Giovanni Cinelli Calvoli scanzia prima (— seconda). Firenze, per G. A. Bonardi 1677, 2 vol. — La Scanzia 14% et dernière parut à Venise en 1699. Toutes les Scanzie furent réimprimées entre 1734-1747: Bibliot. Vol. di G. C. C. continuata dal Dr Dionigi Andrea Sancassani. Edizione seconda. Venezia, G. Albrizzi.
(4) CF. Foffano, Ricerche lett., p. 189.
(5) De cette longue lettre, nous détacherons quelques fragments. Elle est de Ludovic-Antoine Muratori. « Saepe soleo.. nostrorum temporum infelicitatem in examen revocare, solicitusque expendere, quid fati non urbem modo sed universam Jtaliam adeo concusserit, ut vetusto literarum splendore omnino sit deslituta. Siquidem quocumque me vertam, in eximios illos, qui superioribus seculis floruerunt et eruditione
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exposé quel fut jadis éclat incomparable de lérudition 1talienne, il exhale une plainte amère : depuis près d’un siècle, a sonné pour la péninsule l'heure de la décadence intellectuellez C'est maintenant aux étrangérs surtout que sourit la Fortune. N'a-t-elle pas mis à la tête des Français un monarque opulent, dont les richesses inépuisables encouragent puissamment Îes bonnes études ? Il y a pour l'Italie un sujet de plus grande tristesse encore : tant d’admirables travaux dûs à des hérétiques. Grâce au mérite de leurs œuvres, on peut redouter que ceux-ci ne passent pour défenseurs d’une meilleure cause (1).
Néanmoins, lorsqu'en 1693 on tenait un tel langage, quelques rares livres parus dans les vingt dernières années (2)
et fortitudine praestantes viros oculus non impingit; vixque suis ex notis magistram omnium regionem potest deprehendere... Immo quae non vidit praeteritum seculum quacumque in scientia praecellere [talorum capita ? dum etipsa Mutinensis civilas praeler tot alios eodem tempore tres eximios numeraret viros, Niolsam cognomento divinum, Castelvitreum, Carolumque Sigonium, Re decedente reliquum periisse gentis Italae lumen Lipsius affirmavit. Stetit initio hujus seculi Italiae fortuna, atque ad exteros perrexit, qui ut ante a nobis lilerarum saporem ebiberant, sic nos modo earum cultu exsuperant. Videre est apud Francos, apud Germanos, atque adeo apud omnes heterodoxos quo inhonoris culmine, et usu locatum sit scire, ut sane duorum seculorum progressu tot inde ingeniorium monstra prodierint, quot aevo ingenti desiderare temeritati pene sit proximum... Et sane te non fugit, quibus impensis, ac opibus studiorum operas redemerit hodiernus Gallorum Rex, dum in ipsis Matheseos, ac Philosophiae experimentis, nuperque in Geographiae explorationibus plura centena aureorum millia erogaverit, voluminum editiones promoverit, et doctos plerosque aut novis constitutis Academiis, aut sublimi beneficentia bearit. Vincimur quidem nos Itali volentes, sed quodnam majus probrum, quam quod nobis olim fuit peculiare decus, ab ipsis nunce praeripi haereticis hoc unum molientibus, ut gravibus addictis studiis multa in nos congerant, melioremque causam tueri videantur. » — Epistolario di L. À. Muratori edito e curato da Matteo Campori. Modena MORE tome I. A Giberto Borromeo in Milano. Mutinae Idib. Jul. MDCXCHI. ) Le 15 février 1696, Muratori écrivait en français à Michel Antoine
nn une lettre où l'on voit bien quelle catégorie d'écrivains il prisait surtout: « Les Harduins, les Toinards, les Balusez [sic], les Alexandres, le Du Pin, le Mabillon, le Vaillant, et plusieurs autres très celebres escriv ains sont ceux, qui me font envier vostre séjour et quime font sembler…../une solitude l Italie (Id. t. [, lettre 112).
(2) C est en 1673 que parut le plus ancien des ouvrages auxquels nous faisons allusion : l'Historia Pelagiana de Noris, imprimée à Padoue.
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annonçaient un retour de l’Italie aux recherches historiques conduites suivant une bonne méthode. Ils étaient signés de Raphaël Fabretti, Henri Noris, Jean-Just Ciampini. D'autres allaient suivre, qui recommandent à la postérité les noms de François Bianchini, Benoît Bacchini, Scipion Maffei, Ludovie- Antoine Muratori, Just Fontanini, Guy Grandi, Jean Gori, Jean Lami (1), pour ne citer que les auteurs les plus importants.
Cette renaissance a lieu durant la lutte décisive d’où sortent victorieux les Italiens qui n’admettent sans contrôle aucune proposition relative aux phénomènes naturels ou aux êtres organisés. Bien mieux, plusieurs de ceux qui, à la fin du xvi siècle et dans la première moitié du xviu°, se sont illustrés comme érudits, connaissaient en détails et admiraient les progrès accomplis depuis une centaine d'années par les sciences expérimentales. Parfois, ils y avaient personnellement contribué. ;
En effet, on se rappelle que Ciampini fut le fondateur, à Rome, de Pacadémie dite Fisico-Matematica (2). Si, en 1673, il tomba dans un puits, tandis qu’il voulait dessiner un sépulcre découvert peu auparavant; si, en 1691, il entreprit un voyage dans le Latium, pour en examiner les antiquités, en revanche, il mourut en 1698, empoisonné par les effluves malsains du mercure qu'ilemplovait dans les incessantes fÉGRET ches de son laboratoire (3). F
Bianchini (4) avait cultivé à Padoue l'astronomie et les mathématiques, en même temps que la botanique et l’anatomie. À Rome, entre 1684 et 1686, il brilla parmi les savants qui se réunissaient chez Ciampini. Retourné dans sa patrie, 1l ressuscita l'académie des A/etojili, et donna comme but premier à cette société l'étude attentive de la physique, telle que la pratiquaient les modernes. Avant 1697, il ne publia aucun ouvrage d'histoire.
Dans les œuvres de Scipion Maffei se trouve un opuscule relatif à la foudre (5).
(1) De ces auteurs il sera question dans la suite de cet ouvrage. (2) Voir plus haut, p. 76. :
(3) Cf. Carini ; l’Arcadia dal 1690 al 1890, p. 47 et suiv. () (5)
4) Id. p. 84 et suiv.
Della formazione de’ fulmini, trattato. Verona 1747.
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Bacchini fonda et rédigea le Giornale de’ Letteratide Parme, qui, comme celui de Rome, accorda une importance à peu près égale à l’investigation de la nature et aux recherches érudites (1).
Plus encore qu'à celles-ci, Guy Grandi se consacra aux mathématiques De plus, en 1723, il se fit le champion des professeurs de l'académie pisane. Or, un des principaux griels élevés contre eux par les péripatéticiens était leur attachement à la méthode expérimentale (2).
Celle-ci, Muratori n’a cessé de la vanter; il attachait un intérêt particulier aux découvertes de la physique (3).
Entre cette dernière, l'anatomie, les sciences exactes et aussi les antiquités italiennes, deux académies au moins, celles de Ciampini et de la comtesse Borromeo, partagèrent leur attention (4). De même, quand Clément IX conçut l'idée d’une société qui cultiverait l’histoire ecclésiastique, il remit tout d'abord le soin de la constituer à Michel-Ange Ricci, ancien membre du Cimento (5).
Que les sciences expérimentales et l’érudition aient captivé
(1) Voir notre p. 24, n. 3.
(2) Voir notre p.171.
(3) Déjà en 1703, dans ses Primi disegni dellu Repubblica letteraria d'Italiu esposti ul pubblico du Lamindo Pritanio, Muratori écrivait : « Riponiamo le maggiori speranze della nostra gloria nella Filosofia, che appelliamo Sperimentale. L’attenta osservazione degli effetti, e delle cagioni delle cose, i cimenti, o vogliam dire gli Esperimenti nuovi, il ritrovar nuove macchine, e mezzi per giungere più da vicino a conoscere la fabbrica, le virtü, l'origine, gli artifizi occulli, la lega, o nimicizia, ed altre infinite qualità di tanti, e si vari corpi della natura, formanti il mondo terreno, e celeste, moventisi, o privi di moto. Sono quegli studi, che noi vorremmo principalmente coltivati da’ nostri Filosofi, e che possono aiutali dal raziocinio porgere gran soccorso alla storia della natura. » C'est reproduit en tête des Riflessioni sopra il Buon Gusto nelle scienze e nelle arti di Ludovico Antonio Muratori. In Venezia, MDCCXLII. — Voir sur le même sujet la p. 137 de la {1° partie du même ouvrage. Enfin, cf. L. Salimbeni: Opinioni e scritti di L. A. Muratori intorno a cose fisiche, mediche e naturali. Memorie della R. Acc. di scienze ecc. di Modena. €. XIE, p.2
(4) Voir notre p. 75.
() « Inter caetera, quae Clemens, gravissimo judicio Pontifex, se velle ei significavit, fut ut per ipsum institueretur Academia, in qua sacrae antiquitatis studia in primis colerentur. » Mais, Clément IX étant mort, l'idée fut reprise par Ciampini, sous Innocent XI, Voir p. 211 de la vie de
M. A. Ricci au tome Il des Vitae Italorum doctrina excellentium, ete., ouv. cilé.
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les mêmes hommes, qu'elles aient prospéré à la même époque, on ne saurait s'en étonner. Certaines qualités sont à la fois nécessaires à tous ceux qui s'appliquent aux unes ou aux autres. Il n'existe pas d'autorité qui leur impose, tandis qu'ils exécutent leurs travaux; ils n’en croient aucune sur parole, mais veulent se rendre compte par eux-mêmes. Ils suspendent leur jugement, pour examiner les faits avec un esprit impartial et patient.
Cette renaissance de l’érudition n’est pas liée seulement aux progrès réalisés, à la même époque, par d’autres études et à un heureux état d'esprit qui tendait à se répandre dans le pays. Elle doit beaucoup à l’exemple étranger.
Durant le dernier tiers du xvu* siècle, une partie du publie italien sut que, de l’autre côté des Alpes, se poursuivaient des recherches méthodiques sur le passé. Il en fut informé par le Journal français des Sçavans et les deux gazettes successivement publiées alors dans la péninsule (1), souvent aussi, par les lettres de divers personnages tels que les bénédictins Germain, Mabillon, Montfaucon, l’oratorien Quesnel (2), l’érudit rouennais Bigot (3), auquel Ménage dédia son Anti-Baillet,
(1) En même temps qu'à nos travaux sur les sciences physiques ou mathématiques, le Giornale de Rome, puis celui de Parme attachaient une grande importance à nos travaux d'histoire, de philologie, de théologie. On peut s’en convaincre en parcourant le premier, année 1677, pages 28, 67, 75, 100, 117, 177, 231; 239, 268, 269.
(2) no die inédite de Mabillon et de Montfaucon avec l'Italie, contenant un grand nombre de faits sur l'histoire religieuse et littéraire du 47e siècle, suivie des lettres inédites du P. Quesnel à Magliabechi, bibliothécaire du grand duc de Toscane Côme LIL, et au cardinal Noris, accompagnée de Notices, d'Eclaircissements et d'une table analytique par M. Valery. Paris Jules Labitte, libraire, 1846. 3 vol. — Le dépouillement de la table du tome III prouve que nos compatriotes entretenaient leurs correspondants presque uniquement de sujets d'érudition.
Nous signalons, en passant, que, dans la Raccolta di scritti storici in onore del Prof. Giacinto Romano nel suo xxN° anno d’insegnamento, Pavia, 1907,aux pages 326-330, se trouvent 3 lettres inédites de Montfaucon adressées à Gabriel Groddeck. Elles sont datées de Paris 19 juillet 1697, Paris 25 décembre 1697, Milan 14 juillet 1698, toutes trois relatives aux travaux que Montfaucon poursuivait à l’aide de documents de provenance italienne. Elles sont publiées par M. Karl Wenck.
(3) Bigot était un des bons amis de Magliabechi ; il y eut, semble-t-il,