‹ Étude Sur L'Évolution Intellectuelle De L'Italie De 1657 A 1750 EnvironChapitre 46 sur 77 · HAE · texte numérisé non relu

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de PÉcole (1), fait des emprunts à quelques hérétiques, entre autres à Melanchton. Avec des arguments du même genre que ceux de Muratori. il croit devoir défendre son audace. | |

De tels plaidoyers prouvent, sans doute, combien était répandue en Italie la défiance envers quiconque n’appartenait pas à la religion du pays. Elles sont en même temps le signe, qu'en dehors tout au moins des matières de foi, il pouvait se trouver des hommes assez indépendants pour s’incliner devant la vérité, d’où qu'elle provint.

Les remarques faites au cours de ce chapitre nous permettent de conclure que lesprit critique des historiens s'était attaqué, en Italie, dans la première moitié du xviu° siècle, à la partie pour ainsi dire humaine du catholicisme ; ln’avait, au contraire, pas abordé les problèmes que Rome se réserve d’éclaireir ou nous interdit de poser. On ne découvre, en effet, aucune trace de révoltes antireligieuses dans les travaux publiés par des érudits Italiens entre 1700 et 1750. Ceux-ci ne nient jamais la possibilité elle-même des miracles ; ils n’élèvent de doute sur aucun dogme; ils ne discutent pas l'authenticité des livres saints, audace que se permit le seul Giannone dont il sera plus tard question.

L'histoire de la philosophie spéculative nous fournira-t-elle une preuve qu à cette époque les enseignements fondamentaux de l’Église aient laissé incrédule une partie des Italiens ?

(4) Idea della Logica degli Scolastsci e de’ moderni. In Rovereto, 1731. L'autore a chi legge. « In materie dalla religione affatto lontane, siccome son queste, volentieri ho apportato anche il giudicio di costui (Melanchton), e d’alcun altro a lui somigliante..….. Ed è questo un atto di giustizia, e da non biasimare ; perocchè sebbene coloro, che in errori, e falsità sono inciampati, non meritano l’approvazione d’alcuno, la ragione perd non consente, che quelle verità, che sparse quà e là ne’ loro libri si ritrovassero, unitamente s’abbiano anch’ esse a condannare ».

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