‹ Étude Sur L'Évolution Intellectuelle De L'Italie De 1657 A 1750 EnvironChapitre 48 sur 77 · ANG RER · texte numérisé non relu

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sans crainte, car les princes de Médicis ont toujours favorisé les savants et les philosophes qui cherchent librement la vérité (1).

On le verra mieux plus tard, pour être tout à fait sincère, l’auteur de ce plaidoyer, Alexandre Marchetti, n'aurait pas dû atténuer son aveu, mais déclarer franchement : «Oui, il faut nous ranger parmi les atomistes ».

Si, avant les environs de 1670, ces derniers ne forment pas un groupe considérable en Toscane, néanmoins leur système préféré n’y est point inconnu. Sans remonter jusqu’à Galilée (2) ou même au delà, n'oublions pas qu’en 1647 le français Claude Guillermet, sieur de Bérigard, publia deux ouvrages intitulés Circulus Pisanus. Il y emploie le dialogue (3). Les deux interlo-

(1) Risposta apologetica dell Avvocato Francesco del nobile Alessandro Marchetti da Pistoja, nella quale si confuta il Saggio dell Istoria del Secolo Decimo Settimo, scritta in varie Lettere dal Signore Gio. B. C. Nelli. In Lucca. MDCCELXX. Voirp. 19 et suiv. Risposte de’ Filosofi ingenui, e spassionati falsamente chiamati Democriticti alle obiezioni, e calunnie de’ Peripatetici. — P.20, Risposta Prima. « Esser falso, che i volgarmente chiamati Democritici leggano, e professino la Dottrina di Democrito, o d’Epicuro, o d’altro Filosofo : è verissimo all incontro, che essi, secondo il precetto del Latino Lirico Nullius addicti jurare in verba magistri, e secondo l’esempio, che n’han lasciato i Filosofi più rinomati, e più d'ogn'altro Aristotile stesso, del quale sono queste parole amicus Socrates, amicus Plato, sed magis amica veritas, studiano, e l’opinioni di Democrito, e d’Epicuro, e di Anassagora, e di Platone, e d’Aristotile, e del Galileo, e del Gassendo, e di tutti gli altri Filosofi di gran fama, ma non le studiano per seguitar di loro più uno, che un’ altro, come fanno i Peripatetici. » L'ouvrage expose chaque grief des auteurs de la lettre, avant d'y répondre.

(2) Qu'il ait été atomiste, c'est ce qui ne fait pas de doute pour G. Rossi dansson étude sur Vicone’ tempi di Vico dans Riv. filos. di C. Cantoni, 1899,2, p.304, note 1 ; ni pour Lüwenheim, Der Einfluss Demokrit’s auf Galilei, dans Archiv der Gesch. der Phil. 1894, VIL, 2. — D'ailleurs, M. Léopold Mabilleau, Histoire de la philosophie atomistique, Paris 1895, p. 400, écrit. « Jamais, nous l’avons vu, l’atomisme n’a cessé d'avoir des partisans, et, au temps même où Gassendi se décida à le rajeunir en l’adaptant aux exigences de la philosophie moderne, il se trouvait représenté en Allemagne et en Italie par des savants qui en faisaient la base de la plus pratique de toutes les sciences, la médecine. » — M. Lasswitz, dans Geschichte der Atomistik vom Mittelalter bis Newton, Hamburg und Leipzig 1890, croit trouver des traces d'atomisme chez G. Bruno, Léonard de Vinci, Galilée. Voir tome I, p. 359- 396 ; tome Il, p. 11-14; 23-55.

(3) Cireulus Pisanus Claudii Berigardi Molinensis olim in pisano, jam in lyceo patavino philosophi primiparis. De veteri, et peripatetica philosophia. In Aristotelis libros de Cælo. Serenissimo Matthiae ab Hetruria dedicatus. Ultini, ex typographia Nicola Schiratti, MDCXLVIL. — La même

ÉÉCIOTURE

cuteurs sont Charilaus et Aristaeus; le premier soutient les doctrines d’Aristote ; le deuxième ne jure par aueun maitre, il se contente d’opposer au chef du péripatétisme, Empédocle, Anaxagore et Anaximandre, mais surtout Démocrite. 11 semble, à première vue, que l’auteur ne prenne point parti et qu'il se réjouisse seulement de mettre en conflit des avis contraires sur l'origine et la composition du monde, sur les problèmes relatifs au premier moteur et à l'éternité de la matière. Néanmoins, il a passé. tantôt pour un fauteur d’athéisme, tantôt pour un croyant désireux de concilier la doctrine corpusculaire avec les enseignements de la religion révélée. Ce quin’est pas douteux, c’est sa répulsion invincible contre la matière première d’Aristote, sa préférence décisive pour la physique épicurienne (4). Quand il publia son ouvrage, il enseignait, ilest vrai, à Padoue, mais auparavant, il avait appartenu, douze années de suite (1628-1640). à l'académie de Pise. Sans invraisemblance, on peut supposer que, déjà dans cette ville, il propageait la doctrine corpusculaire, sinon en pleins cours publics, du moins dans des entretiens privés, ou encore durant des leçons particulières qu'autorisait l'usage. Toutefois, rien ne nous permet d'affirmer cette influence. Le souvenir de Bérigard, ainsi que celui de Magnen (2), autre professeur français d'Italie, atomiste non douteux, ne sont jamais évoqués dans la suite par les défenseurs d'idées analogues à celles de ces deux étrangers. Souvent, au contraire, on se recommande de Gassendi.

Ce dernier correspondait avec Galilée qu’il appelait un génie incomparable (3). Il admirait le grand homme au point de vou-

année, il fit paraître : Circulus Pisanus CL. B. M. olim in pisano, etc. In Aristotelis libros meteorologine.

(1) Voir Jacobi Bruckeri Reg. soc. scient. Berol. Membri Historia crilica Philosophiae «à tempore resuscitatarum in occidente literarum ad nostra tempora. Tomi IV pars IL. Lipsiae, Apud Bernh. Cristoph. Breitkopf. MDCCXXXIIL, p. 463 et suiv. — Dictionnaire historique et critique par Monsieur Bayle. Tome premier, seconde édition, revuë, corrigée el augmentée par l'auteur A. D. À Rotterdam chez Reimer Leers, MDCCIL. Avec privilège. (Cf. p. 570).— Historiae Academiae Pisanaevol. III, p.379.— Geschichte . der Atomistik vom Mittelalter bis Newton von Kurd Lasswitz. Voir tome [.

(2) Democritus rediviscens : Sive Vita et Philosophia Democriti. Authore Joanno Chrysostomo Magneno. Ticini, 1646. — Sur Magnen, voir tome Î, p. 498-512 du Geschichte der Atomistik de Kurd Lasswitz.

(3) Les lettres inédites ou non de Gassendi à Galilée, les lettres ou passages de lettres adressées à d’autres, mais où le même français parle

loir entreprendre le voyage d'Italie, afin de contempler ses traits et de savourer sa conversation (1). Il s’est expliqué sur le système de Copernic et, si l’on veut lire entre les lignes, on doit admettre qu’il croyait au mouvement de la terre (2). Autant de raisons pour concilier au chanoine de Digne les bonnes grâces des disciples de Galilée, à l’époque où la tyrannie scolastique les accablait.

Il fut très estimé de plusieurs membres du Cèmento. Ainsi, des ouvrages signés de lui, on ne dit pas lesquels, étaient expliqués par Charles Rinaldini, non pas publiquement à ses cours de Pise, mais dans des leçons particulières. De même, à Florence, entre 1665 et 1667, Oliva, dont on se rappelle la fin tragique, commentait successivement Galilée et Gassendi à un jeune homme qui devait devenir lui-même un des plus illustres professeurs de la Toscane, Laurent Bellini. À celui-ci se joignaient parfois Vincent d’Ambra, et, plus souvent, le comte Jérôme Barbatta (3). Borelli recourait au philosophe français

du savant italien, se trouvent dans l'édition nationale des œuvres de Galilée. On en voit la liste au t. XVII, p. 520. Dès 1630 et 1632, Galilée eut en mains deux opuscules de Gassendi. Celui-ci lui en ervoie un premier, le 30 août 1630. « Scribo jam rursus, occasione et eclipseos illius solaris quae 10 junii nuper accidit, et libelli hujus qualiscumque, qui, quod prodierit meo nomine, haud debuit tibi esse ignotus (t. XIV, p. 139). Il s'agit sans doute des Parhelia, imprimés en 1630 et d’abord, sous un autre titre, en 1629. En 1632, 1° mars, il envoie à Galilée son Mercurivs in sole visus et Venus invisa Parisiis anno 1631, pro voto et admonitione Kepleri. Parisiis MDCXXXII (Gal. Opere. Edit. Nat. t. XIV, p. 3331.

(4) Le 13 oct. 1637, Gassendi écrit à Galilée. Il allait, dit-il, entreprendre le voyage d'Italie pour voir celui-ci, quand des impossibilités absolues l'en ont empêché. IL console affectueusement Gal. de ses souffrances. (Gal. Opere. Edit. Nat. t. XVII, p. 197.) — Ce projet de Gassendi est attesté par une lettre de Boulliau à Galilée (14. p. 207). — Comme autres lettres où éclate la grande admiration de Gass. pour Gal., voir celle du 20 juillet 1625 (t. XIE, p. 275); celle du 18 nov. 1636 (t. XVI, p. 516).

(2) Voir Petri Gassendi Diniensis Ecclesiae praepositi Opera omnia, Florenitiae, 1127-21 "p.454 etui ll p.29:

(3) Nelli : Saggio di Stor. lett. Fior. p. 14. — En outre, Uliva de Pise ayant communiqué à Redi une observation sur la naissance et le développement de certaines mouches, la lettre fut lue à une séance de l'académie. «Il sig. Rinaldini, écrit Redi, non mostrd, che la cosa gli arrivasse cosi nuova, e appena cominciai a legger la lettera di V. S. che egli disse, esser cid stato osservato da altri, e che il Gassendo discorre largamente Sopra simil sorta di generazioni, tutto che nè al Sig Borelli, nè a me sovvenga d'aver veduto questo luogo. » (Lettere di F. Redi, t. UM, p. 74. Du 12 sept. 1664.)

tout au moms pour lui emprunter sa théorie sur le vent (1). En 1675, Michel-Ange Ricci, parlant du « bon Gassendi » au cardinal Léopold de Médicis, le citait comme le modèle dont on devait tâcher d’imiter la modération dans les polémiques (2).

Deux ans plus tôt, les progrès du gassendisme à Pise étaient assez grands pour effrayer les péripatéticiens. Un d’entre eux, Jean Maffei, crut même devoir publier des réponses aux accusations du chanoine de Digne contre Aristote et les aristotéliciens (3). Il s'excuse, dans sa préface, d’être, dans cette ville, le premier qui ose repousser avec la plume tant d'attaques dirigées par les disciples du philosophe français contre les doctrines chères à lui et à ses amis ; il s’excuse de son audace et ne cache pas son mépris aux adversaires : quand on croit trouver des taches sur le visage d’Aristote, c’est qu'on a une mauvaise vue. Les ouvrages que, pour cette fois, il se contente de défendre, sont les huit livrés de la physique, les quatre du ciel, les trois de l’âme.

En Toscane, l'influence de Gassendi s'exerça encore longtemps. Aux environs de 1724, nous entendrons plus d’une fois prononcer le nom de cet auteur, au cours d’une querelle retentissante née entre les professeurs de l'académie pisane et les jésuites. D'ailleurs, c’est à Florence même qu’en.1727, paraîtra une édition de ses œuvres complètes (4).

(4) De Motionibus naturalibus a gravilate pendentibus. Regio Julio, 1670. (Sur l’atomisme de Borelli, voir l’ouvr. cité de Lasswitz, tome Il, p. 300-324). — Geminiano Montanari examine la même théorie dans son Astrologia convinta di falso con esperienze e ragioni fisico-astronomiche, o sia la caccia del frugnolo. Venezia, 1685 (p. 18, 19). — Ramazz ni l'adopte dans ses Ephemerides barometricae mutinenses. Mulinae, 1695.

(2) « D'ordinario chi pud convincere con ragionil’avversario suo, non si prende gran collera, nè ha bisogno d'ingiurie, mentre con la ragione vince e si soddisfa contro di lui; e questa moderazione us il buon Gassendo in tutte le occasioni come sa V. AÀ., ed altri gli hanno corrisposto poi trattandolo cortesemente e con lode. Roma 8 Febbr. 1675. » Lett. ined. di uomini. il. €. IE, p. 190.

(3) Responsiones Joannis Maffei civis Pisani, Sacrae Theologiae Doctoris, Primatialis Ecclesiae Pisanae Canonici, et in Pisano Lycaeo publici Physiologiae Interpretis Ordinarii ad accusationes Petri Gassendi Sacrae Theologiae Doctoris et Cathedralis Ecclesiae Diniensis Canonici adversus Aristotelem, et Aristoteleos. Dicatae Serenissimo et Reverendissimo D. D. Cardinuli Leopoldo Principi ab Eturia. Lucae, Apud Hyacinthum Pacium, MDCLXXIL.

(4) Opera omnia cura Nicolai Averanii. Florentiae, Tartini, 1727.

Dans cette partie de la péninsule, tous les atomistes ne se réclamaient pas de lui. On ne sait pas s’il faut ranger parmi ses admirateurs Octave Falconieri qui, dans PAbrura del peripatetismo (1), pièce de vers lue au Cimento par Magalotti, déclarait les mondes faits de morceaux pointus ou ronds. Quant à Rossetti, il prétendit inventer un système origimal, qu'il fit connaître au public en 1667. Il professait que l’univers se compose d’atomes éprouvant de la sympathie ou de l'horreur les uns pour les autres; par suite, ils s’attirent ou se repoussent. Il imagina, dans le centre de la terre, un très grand cœur divisé en deux ventricules, il supposa de plus qu’autour d'eux s'étend un espace plein d'air ou de quelque autre fluide. Il y a systole ou diastole suivant qu’un tel organe se contracte ou se dilate. Chacun de ces deux phénomènes se prolonge douze heures ; par eux s'expliquent tous les faits naturels, entre autres le vent, le flux et le reflux de la mer (2).

Enfin, on le verra lorsque nous esquisserons l’histoire de certaine traduction du De natura rerum, c’est au poème de Lucrèce qu’à partir d'environ 1670, et durant plus d’une cinquantaine d'années, beaucoup d'Italiens recouraient pour étudier l’atomisme. Tel fut, sans doute, le cas de Michel Milani, membre de l’académie romaine des Humoristes. Dans la préface d’un petit poème scientifique, il écrivait, en 1698, que longtemps il avait médité d'exposer la philosophie de Démocrite en l’adaptant aux principales vérités chrétiennes ; empêché par sa charge judiciaire, il devait se contenter, pour cette fois, d’expliquer en vers la théorie de la lumière, selon sa doctrine préférée (3). s

(1) Poesie di Eccellenti Autori Toscani ora per la prima volta date alla luce per far rider le Brigate. Raccolta prima. In Gelopoli, MDCCEX, page 53.

« Almeno io mi do vanto

Se mi chiede un, di che sian fattii mondi.

Potergli dir, di pezzi acuti, o tondi. »

(2) Antignome fisico-matematiche, con il nuovo orbe e sistema terrestre del dottor Donato Rossetti di Livorno, Lettore di Logica nello studio di Pisa. AI Sereniss, e Reverendiss. Sig. Principe Leopoldo Card. di Toscana. In Livorno 1667.

(3) La Luce. canzone di Gio. Michele Milani, Romano, accademico Umorista. In Amsterdam, MDCXCVIIL. « L'autore ha per lungo tempo havuto intenzione di spiegare la Filosofia di Democrito, e degli altri seguaci colla dovuta moderazione ed adattamento alla verità Cristiana ».

Mais revenons au gassendisme. Il prospérait à Rome aussi. Il y provoqua deux fois au moins, dans le dernier tiers du xvir* siècle, des menaces de persécution (1).

A Padoue, encore en 1713, il était si répandu qu'un professeur de métaphysique le dénonça comme le système le plus dangereux pour les péripatéticiens (2).

A Naples, on se rappelle que Thomas Cornelio avait introduit entre autres ouvrages modernes, ceux du chanoine de Digne. Dès qu'on les connut (3), leur auteur s'attira un amour incroyable de la part des jeunes gens. Sa faveur entraîna celle de Lucrèce, et la mode vint de lire le poète latin, jusque-là connu d’une faible élite. Les Zrvestiganti, tout en voyant d’un bon œil cette vogue de latomisme, recommandaient à leurs

(1) Cf. plus loin, p. 134-135.

(2) Alexandri de Burgo, messanensis, Ord. Min. Conv. Theologi et publici Metaphysices Professoris, Oratio pro studiis primae Philosophie, habita in Gymnasio Patavino anno MDCCXIIT. Patavii.

(3) Istoria Civile del Regno di Napoli, di Pietro Giannone. Tome IV, Palmyra, MDCCEXIT, p. 120-121. « Aveano in Francia le Opere di Pietro Gassendo acquistata grandissima fama, cosi per la sua molta erudizione, ed eloquenza, come per aver fatta risorgere la Filosofia d'Epicuro, la quale al paragone di quella d’'Aristotele, e spezialmente di quella insegnata nelle Scuole, era riputata la più soda, e la più vera. Si procurd farle venire in Napoli, e quando furono lette, fu incredibile l’amor de’ giovani verso questo Scrittore, presi non men dalla sua dottrina, che dalla grande, e varia letteratura; onde in breve tempo si fecero tutti Gassendisti; e questa filosofia era da’ nuovi filosofanti professata ; ed ancorchè Gassendo vestisse la filosofia d'Epicuro con abiti conformi alla religion cattolica, che professava, nulladimeno, poichè il maggior sostenitore di quella era Tito Lucrezio Caro, si diede con cid occasione a molti di studiar questo Poeta infin a que’ tempi incognito, e sol à pochi noto. GY Investiganti perd, non men di quello, che avea fatto Gassendo, scoprivano gli errori del Poeta, e gli detestavano a’ giovani, ed insegnavano, che quella filosofia non fosse da seguirsi in maniera, si che non dovesse sottoporsi alla nostra Religione. Con tutto, che dagli Accademici Investiganti fosse usata in cid molta precauzione, e prudenza, non poterono 1 giovani Napoletani sfuggire i falsi rapporti, che spargevano per Europa 1 monaci, accagionandogli, che per questi studi non ben sentivano dell immortalità dell anime umane. Sicchè Antonio Arnaldo, in quell’ accurato, e dotto Libro, Difficultés proposées à Mr Steyaerts, declamando contro gli abusi introdotti in Roma di proibir i Libri senza discernimento, si duole, che Roma avea proibite le Opere di Renato delle Carte, per le quali era dimostrata quest’ immortalità ; ed all incontro i Libri di Gassendo giravan franchi, e liberi, con tutto che per le relazioni, che veniano da Napoli erano assicurati, che avessero cagionato nella gioventü Napolitana gran danno per le opinioni contrarie sorte per la lettura dell” Opere di Lucrezio e di Gassendo. »

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