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puissent par leur jeu produire des effets si admirables, n’est-on pas conduit à croire que l’homme lui-même n’est qu'une mécanique? D'autre part, examinons quelques pages de Giannone et de Vallisnieri.
Au mois de Mars 1723, parut, à Naples, l’/storea Civile du premier. Elle provoqua une telle émotion que le vice-roi et le Conseil collatéral en suspendirent la vente; l'archevêque excommunia l’imprimeur et l’écrivain. Celui-ci dut même quitter secrètement la ville, le 11 mai 1723, et se rendré à Vienne. Le 1° juillet, l’œuvre fut mise à l’Index. Quelles dangereuses doctrines contenait-elle donc? Elle peignait le clergé avide. Sur ce point, il n'arriva jamais à Giannone de se contredire : conslance peu surprenante, lorsqu'on sait quel souci préoceupait alors les Napolitains. Ils avaient hérité du xvr° siècle la mission de combattre et d’alléger la misère publique, dont on rendait le clergé responsable (1). Celui-ci ne participait aucunement aux charges de l’État. Or il ne cessait d'augmenter son patrimoine. Aussi l'impôt pesait-il chaque année plus lourd sur le contribuable obligé de combler Le déficit HASAEES leurs progrès, causaient les privilégiés.
Mais, intraitable sur un point, Giannone manifeste, d’autres fois, envers ses adversaires une complaisance qui étonne chez un homme réputé pour sa haine contre les prêtres (2). Par exemple, l’Église voulait avoir ses tribunaux à elle et soustraire
à certaines ténèbres de mon esprit, que je ne puis m'en accommoder. »
(Lettere familiari, ouv. cité. Lettres XXII et XXIV. — Jntorno all'Anima de’ Bruti. Al Padre Lettore D. Angiolo Maria Quirini. C’est la lettre XI des Lettere Scientifiche, ed erudite del Conte Lorenzo Magalotti Gentiluomo trattenuto e del Consiglio di Stato dell’ altezza Reale del Serenissimo Granduca di Toscana. Firenze MDCCXXL.)
(1) Voir G. A. Andriulli: Pietro Giannone e l’anticlericalismo Napoletano sui primi del settecento, dans l'Archivio storico italiano, 5° série, tome XXX VIIL, an. 1906. — Voir aussi M. Schipa, 14 Regno di Napoli al tempo di Carlo di Borbone. Napoli 1904.
(2) Ces faits ont été mis en lumière par le Doct. Giovanni Bonacci: Saggio sulla Istoria Civile del Giannone. ee R. Bemporad e Figlio Editori, 1903, notamment p. 154, 156, 45 5 et suivantes. Cet ouvrage est en outre intéressant en ce qu'il qu les. plagiats de GianKone, notamment au détriment du P. Buffier auteur de l'Histoire de l'origine du royaume de Sicile et de Naples contenant les avantures et les conquestes des princes normands qui l'ont établi. Paris, 1701, chez Anisson. — [I parut de l'Histoire une trad. ital. à Naples, en 1707. cf. Sommervogel, Bib. de la Ci de J.