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Ciasso (1) et Poleni (2) l’exposent, ne dissimulent pas les difficultés qu’elle soulève, mais se dispensent de conclure. Beaucoup plus tranchant, Riva (3) s’indignait qu’un homme s’en crût au point de vouloir forger par ses propres moyens toute une cosmologie, œuvre que l’expérimentation seule parviendrait peut-être un jour à réaliser, grâce aux efforts d’une longue suite de savants.
Nous passons maintenant aux théories physiologiques de Descartes. Pour leur ensemble, il compta des admirateurs en Cornelio (4) et en Giannone (5). Muratori (6) et le médecin de Naples, Cirillo, faisaient jouer (7) aux esprits animaux le grand rôle que leur attribue le philosophe français (8).
(1) La première fois, à notre connaissance, qu’on entende parler de cartésianisme à Venise, c’est dans un ouvrage scientifique : Meditationes de Natura Plantarum et tractatus physicomathematicus de aequilibrio praesertim fluidorum, ac de levitate ignis. Auctore Joanne Maria Ciasso P. M. D. Venetiis, MDCLXXVII. Apud Benedictum Milochum. — P. 97 et suiv., l’auteur examine avec beaucoup de bienveillance la théorie cartésienne des tourbillons ; il appelle Descartes « eximius philosophus », il dit son hypothèse « rationibus, ac experimentis satis munitam »; mais il expose aussi les objections.
(2) Giorn. de’ Lett. d'Italia, &. X, p. 1. De vorticibus coelestibus Dialogus.
(3) « Spem ingentem conceperat Cartesius systematis in physica cito reperiendi : at consilium assecutus non est. Habuerunt hi viri clarissimi (Galilée et Descartes) imitatores nostra, et praeterila mox aetate solertissimos ; qui ut errorem declinarent, in quem Cartesius inciderat, curarunt id unice, ut per experimenta, bene attenteque examinala, veluti materiam systemati praepararent, quod post futuri, partes divisas colligentes, componentesque, fortasse formabunt ». Ludovici a Ripa astronomiae, ac meteorologiae in Gymnasio Patavino Professoris Dissertatio meteorologica. Venetiis MDCCXXXII.
(4; « Facilis mehercule atque expedita est haec philosophandi ratio cartesiana, quae ad interiora Physiologiae penetralia, non quidem per salebras sed per planam patentemque viam nos dirigit et clariora in dies indicia depromit. » Progymnastica, p. 36.
(5) Voir plus haut, p. 179.
(6) Plusieurs mettent en doute l'existence des esprits animaux, parce qu'ils ne les ont jamais vus. Muratori juge, au contraire, l'hypothèse très fondée. « Essendo una proprietà de’ Corpi tanto solidi, che fluidi e spezialmente de gli ultimi, di tramandar effluvi, che Spiriti ancor si nomano ; sembra non solamente probabile, ma quasi necessaria la supposizione de’ suddetti Spiriti animali. » p.10 Della forza della fantasiaumana,ouv. cité.
(7) CF. À. Pierantoni: L’autobiografia di P. Giannone. I suoi tempi. La sua prigionia. Appendice. Note e documenti. Roma 1894, p. 42. |
(8) Dans son De motu animalium. Romae 1680-1684, 2m partie, chap. Ill, Borelli substitue aux esprits animaux le suc nerveux.
D'autre part, on le sait, ce dernier, tout en admettant que l’âme n’est absente d'aucun point du corps, lui assigne comme siège spécial un centre, d’où son action rayonne dans toutes les autres parties. Il la place donc plus particulièrement dans la glande pinéale. Un des premiers savants qui aient dépouillé celle-ci de ce rôle capital est précisément le’ Danois Sténon (1), ce protestant converti que nous avons trouvé, à Florence, en grande faveur auprès de Ferdinand IL. En outre, ce problème intéressa plusieurs Italiens qui diseutèrent soigneusement l'hypothèse cartésienne : Lancisi (2), Muratori (3), Quadrio, Corsini (4), Malpighi (5), Giannone (6), Fortuné de Brescia (7). Sauf celui-ci, les auteurs que nous avons nommés ne se prononcent pas pour la glande pinéale ; ils préfèrent le corps calleux ou le cerveau entier. Néanmoins, ils savent gré à Descartes d’avoir, par l'autorité de son nom, mis en relief l'importance de ce dernier organe (8).
Voici à quelle occasion Quadrio parle de cette théorie physiologique (9). Après avoir établi que la diversité des talents et des
(1) En 1669, dans son Discours sur l'anatomie du cerveau (Paris).
(2) Jo. Mariae Lancisii Cubicularii intimi, et Archiatri Pontificii, Dissertatio altera de sede cogitantis animae. C’est publié dans Jo. Baptistae Fantoni Observationes Anatomico Medicae. Venetiis, 1713.
(3) P. 3. Della forza della fantasia umana.
(4) Institutiones Philosophicae ac mathematicae ad usum scholarum piarum. Florentiae, 1731-1737.
(5) Néanmoins, Malpighi, blâme Descartes, à propos du cerveau, de s'être contenté de faire des hypothèses sans les vérifier. Il termine ainsi son Exercilatio de Cerebro : « Exigua haec de tam arduis excipe, et licet aliqua non dissimilia de Cerebri substantia apud Cartesianam Scholam jam prolata videas, scias tamen illa per hypothesim, sola ratione, non verù sensuum ministerio ad exponenda phaenomena prolata fuisse. » (Marcelli Malpighi Opera omnia. Lugd. Bat. apud Petrum Varnier, 1687.) Ailleurs, il adresse encore un reproche du même genre à Descartes. Ainsi, p. 189, sur la cause de la cristallisation du sel, citant l'opinion de D. il ajoute : « Haec hypothesis de sale communi cum nullam aliam causam, praeter excogitantem ipsum habeat, Socraticum nimis, ut Aristophanes de Philosopho illo, videtur auctor olere. » De même p. 155.
(6) Del Regno Terrestre, p. 258.
(7) Philosophia sensuum mechanica, 1735; Philosophia mentis, 1740. Les deux à Brescia.
(8) Sur les médecins italiens partisans de l'iatro-mécanisme et sur leurs rapports hypothétiques avec Descartes, cf. H°° de la médecine par E. Bouchut, ouv. cité, t. Il, p. 239 et suiv.
(9) Della storia e delle Ragione d'ogni poesia, volumi quattro di Francesco Saverio Quadrio, della Ci? di Gesü, in Bologna MDCCXXXIX.— C'est 1, àla
apütudes ne tient pas à l’âme elle-même, 11 cherche quel état du corps facilite davantage les travaux poétiques. Si l’on procédait à l’autopsie de tous ceux qui les accomplirent avec le plus de bonheur, il n’en doute pas, on reconnaîtrait que leur matière cérébrale n'étant ni trop rare, ni trop épaisse, reçut sans peine les émpreintes, les garda longtemps et devint ainsi un riche entrepôt d'images (1). Certains signes permettent, suivant lui, de préjuger qu'un homme peut exceller dans l’art des vers : un teint tirant sur le brun foncé, un aspect moins doux et ouvert que farouche, des yeux plutôt caves que sortant de l’orbite, de grandeur moyenne (mieux vaut les avoir petits que grands), des mains et un front sillonnés de lignes profondes, des veines larges et gonflées, un pouls violent et un peu dur, un corps généralement maigre et sec. Quadrio croit quelques moyens très efficaces pour venir en aide aux poètes. Quels éléments l'analyse accuse-t-elle dans Pair qu'ils respirent ? Quel en est le degré de chaleur ou de froid (2) ? Il importe de : le savoir. En outre, l'alimentation est à surveiller : le mieux est de se nourrir sobrement avec des mets faciles à digérer. On doit aussi fuir l’excès dans le repos et la fatigue (3).
Certes, il faut reconnaitre une grande part de vérité dans ces remarques et ces conseils. Notons seulement qu'ils caractérisent bien le temps où onles exprima. Se figure-t-on Boileau faisant passer un examen médical aux jeunes gens qui le consultaient sur leur vocation?
Mais revenons à Descartes.
Quand on songe à la lutte décisive qui se poursuivit en Italie, à la fin du seicentoetau début du siècle suivant, entre les admirateurs aveugles du passé et les esprits avides d'indépendance, on ne peut s'étonner que, plus d’une fois en ce pays, on ait rendu justice à notre compatriote, pour avoir tant contribué page 239 qu'il examine la théorie de Descartes sur la glande pinéale, et enlève à celle-ci son rôle pour le faire jouer au corps calleux.
(4) Id, &. [, pag. 2#1 et suiv.
(2)1d. T1, pag. 246.
(3)1d.,t. 1, pag. 248. — Voir G. Marpillero : F. S. Quadrioe l'uomo digenio, - dans la Rivista filosofica de C. Cantoni, 3, 1900.
à ternir le prestige séculaire de l'antiquité. Ainsi firent non seulement des personnages que, d’une façon générale, on peut considérer comme ses amis (1), mais des adversaires, Malpighi, Riva (2).
Au même titre, l’avocat napolitain Nicolas Amenta célébra Malebranche dans une sorte de roman dont l’action se déroule sur le Parnasse, suite de scènes fantaisistes où des personnages d’époques diverses se trouvent réunis sans respect pour la chronologie. Une chasse, un banquet, des audiences surtout, données par Apollon, sont les cadres où l’auteur introduit ses idées littéraires ou philosophiques. C’est ainsi qu'il réédite aventure de Michel-Ange enterrant, après lui avoir enlevé un bras, un Cupidon dû à son propre ciseau. Des connaisseurs attribuent successivement le petit Amour à tous les maitres anciens dont le nom est parvenu jusqu’à eux, mais ne pensent pas un seul instant qu’il puisse être l’œuvre d'un moderne. Enfin Michel-Ange s'approche, adapte exactement à la statue un bras de marbre qu'il dissimulait sous ses vêtements. La foule qui l'entoure reste confondue. — Dans le commentaire dont il accompagne cette histoire, Amenta invoque le témoignage de Malebranche contre ceux que paralyse un respect superstitieux pour les Grecs et les Latins (3). 11 cite tout un passage de la Recherche de la vérité.
Tel a été le succès de cet ouvrage auprès d'Apollon, nous apprend l’auteur, que le dieu a fait du « grand homme » français, son juge d'instruction (4). Un jour, tandis qu'en raison de
(4), Ainsi Thomas Cornelio dans ses Progymnastica, p. 36; Christophe Stay, dans la préface qu'il met au poème cartésien de son frère; Muratori, Delle Rift. sopra il Buon gusto, parte P, cap. V.
(2) Malpighi, au témoignage de Muratori, Delle Rifless. sopra il Buon Gusto, parte 2%, cap. XII; Vico, Opuscoli, t. If, p. 140; Riva Dissert. meteor.
(3) De’ Rapporti di Parnaso di Niccold Amenta avvocato napoletano. In Napoli. Nel MDCCX. P. 118. On renvoie en note à Malebranche de Inqu. verit. al nu. 8 del c. # del lib. 2 e al nu. 7. On cite quelques lignes en latin.
(4) P. 419 De’ Rapp. di Parnaso « Lunedi' passato, verso l'ora del desinare, seguitato da una gran turba di Filosofanti, e Poeti straccioni, dimandd udienza segreta da Sua Maestà Giampiero Valeriani : ed immantenente introdotto, trovd S. Maestà a ragionamento col dottissimo Malebranche, chiamato in corte, per investigar la vera cagione di non so che abusi in Parnaso intromessi : nè arrischiando pregare il risplendente Apollo a licenziare il Malebranche, per reverenza di si gran letteralo :
cette charge Malebranche s’entretient avec Sa Majesté et lui rend des comptes, voici venir toute une troupe de philosophes et de poètes affamés. Un d’entre eux prend la parole. Il nous révèle un sentiment curieux des Napolitains sur nos ancêtres. Il tient, dit-il, d’un Français, absolument incapable de mentir, que dans l’antre de Delphes, à un endroit indiqué en termes précis, se trouve enfoui un immense trésor. Un dragon le garde : « Faites-moi escorter par Orphée, dit l’orateur au dieu ; la lyre du fameux Thrace enchantera le monstrueux animal, et ces richesses appartiendront à notre misérable troupe. » Si Apollon rit, Malebranche s’indigne. Croire qu’en France on vend à haut prix de petits esprits follets qui font découvrir les trésors, imaginer même que des professeurs y enseignent le moyen de commander à ces lutins : voilà qui est enfantin ou digne de faibles femmes (1).
S'il faut en croire Amenta lui-même, beaucoup de Napolitains, loin de tomber en un tel excès de crédulité, s’abandonnaient à un stérile scepticisme (2). Il suppose qu'Apollon voit arriver un grand nombre de jeunes gens dans son royal palais. Un d’entre d’eux expose leur vœu commun, ils ne demandent rien moins que des sièges au Parnasse. Quels titres les désignent à cet honneur? Aucun. Non pas qu'ils redoutent la fatigue (ils le disent du moins); mais, à quoi peuvent bien, en 1710, à Naples, s'occuper des hommes intelligents? L'étude
lui presente, buttossi ginocchione dinanzi a Sua Maestà, e poi disse: Aver’ egli di certo da un semplicissimo Francese ricavata la notizia di un grandissimo tesoro, ch’ era nell’ antro Delfico, tre passi appunto appunto distante dalla statua di Mercurio. » Pour justifier les honneurs rendus à Malebranche, on dit en note : « Avendo questo grand’ uomo, che vive ancor nella Francia, scritto sei libri intitolati de inquirenda veritate ».
(1) « Eh via che non son cose da credersi da un tuo pari, ma da simplici fanciulli, e femminelle, che credono eziandio, che noi altri Francesi vendiamo a gran prezzo certi spiritelli et folletti, che i tesori ed altre cose additino ; non che leggiamo in cattedra il modo da comandargli. »
(2) Sur Vico par rapport au cartésianisme, voir : F. Bouillier : Hist. de la philosophie cartésienne, ouv. cité, t. Il, p. 508 et suivantes. — J. B. Gerini : Gliscrittori pedagogici italiani del secolo Decimottavo, Torino Paravia, 4901. — Tocco : Descartes jugé par Vico dans Revue de métaphysique et de morale (IV, 2, 1896). — Eugène Bouvy : De Vico Cartesii adversario. Paris, 1889. — Nous signalons tout de suite le travail fondamental pour toute étude sur Vico: Bibliografia vichiana. Saggio presentato all Accademia Pontaniana nelle tornate del 1°, 7°, 15° nov. 1903 dal socio B. Croce. Tip. della R. Universita, 1904. Estr. dal vol. XXXIV degli Atti.
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des langues ne réclame que de la mémoire, quel mérite s’acquiert-on à les connaître? La grammaire est bonne pour les pédants qui perdent tant d'heures en discussions sans intérêt. La logique s’embarrasse de subtilités inutiles. La rhétorique ? Art d’imposteurs, qui apprend à faire paraître grand ce qui est petit, blanc ce qui est noir. La physique établit d'innombrables opinions sur des fondements incertains. Quant à la médecine, comment se résoudre à la pratiquer? Elle est si trompeuse et si fatale aux humains! Le rôle de l'avocat n'apparaît pas plus enviable; il consiste à ruiner des clients, même avec la volonté de les défendre : tant la jurisprudence est obscure et embrouillée ! Toutes les sciences, tous les arts sont donc vains, conclut le jeune homme; mais le reconnaitre, est le plus bel avantage auquel on doive aspirer : voilà ce qui nous console. — Et les mathématiques, objecte Apollon, pourquoi ne pas vous y adonner? — Parce que leurs parties les plus nobles ne servent à rien et que les autres sont bonnes pour les vils artisans. — Le dieu, indigné, envoie ces malheureux désenchantés brouter l'herbe dans l’Arcadie de Sannazar.
Eux, ils dédaignent les connaissances humaines considérées en elles-mêmes. Amenta nous en présente d’autres qui bornent leur mépris aux travaux accomplis avant eux et sans eux. Ils se figurent ne rien ignorer et n’ont pourtant rien appris. Ils méprisent profondément les poètes anciens et modernes, mais se croient destinés à émerveiller le monde par leurs propres vers. S'ils déclarent que Tribonien fut un illettré, en revanche ils admirent les harangues qu’eux-mêmes prononcent devant
les tribunaux et qu’ils émaillent de fautes contre le vocabulaire et la syntaxe. Ils savent à peine que trois et quatre font sept et veulent commenter Euclide, Aratus, Archimède, Pappus. Ils n’épargnent pas plus Descartes qu'Aristote ou Épicure, pas plus les médecins les plus nouveaux que Galien et Hippocrate. Ils se vantent d’avoir seuls trouvé des systèmes de philosophie et des méthodes de traitement à l’abri de tout reproche. Ce n’est pas trois mois, mais trois semaines qu'ils jugent nécessaires pour se mettre en état de parler de omni re scibile. Contemporain d’Amenta, Vico nous à également tracé le portrait des jeunes Napolitains. Tels qu'il nous les peint, ils sont, eux aussi, seeptiques et suffisants; par suite ils tiennent
de l’un et l’autre groupe ; néanmoins, ilsne se confondent avec aucun des deux. Ils se refusent à l'étude des langues; ils ne s’abaissent pas à lire les poètes, les orateurs, les historiens grecs, latins ou modernes, et ils ne songent point à rivaliser avec eux. Néanmoins, ils ne dédaignent ni les sciences cultivées et recommandées par Descartes, ni la philosophie de ce maître. Enfin, le peu qu'ils consentent à apprendre, ils veulent l’acquérir au moyen de procédés rapides.
Qui est responsable de cet état d'esprit? Amenta n’accuse personne, et pourtant Descartes, qu'il juge creux et sans consistance, ne peut se vanter de sa sympathie (1). Au contraire, Vico n'hésite pas à dénoncer comme auteur du fléau le philosophe français lui-même. Suivant celui-ci, la puissance de bien juger et de distinguer le vrai d’avec le faux est naturellement égale en tous les hommes; l’essentiel est d'appliquer son esprit suivant une bonne méthode ; à ce prix, chacun de nous peut savoir autant que les autres : pour qu’il considère une chose comme certaine, il suffira qu'il en ait une perception claire et distincte. Les jeunes Napolitains acceptent une telle doctrine comme parole d'Evangile (2). Dès lors, ils croient pouvoir trouver par eux-mêmes, sans faligue et sans dépense, plus de vérités que les plus riches bibliothèques du monde ne leur en offriraient. Outre les théories de leur maitre, son exemple les y autorise, car il a blâmé Fétude des langues, celle des orateurs, des historiens, des poètes et des anciens
(1) De’ Rapporti di Parn. p. 10. Le système cartésien est représenté par une immense pyramide creuse qu'Apollon juge ainsi. (E non sai, che tutte-le cose di questa fatta non hanno altro, che un grand’ acconciamento ed artificio, co’ quali la macchina, e la corteccia son lavorate ? e questa è quel, che vi si ammira, e smisuratamente in questa di Renato. Ma se fissamente guardar tu vuoi a cid, che v’ è dentro; altro non avviserai, che un nudo legno. »
(2) P. 16, 17,164 des Œuvres choisies de Vico contenant ses Mémoires écrits par lui-même, la Science Nouvelle, les opuscules, lettres, etc., précédées d’une Introduction sur sa vie et ses ouvrages par M. Michelet, Paris, 14835. — Nous donnons en même temps la référence du texte italien. Opuscoli di Giovanni Battista Vico Raccolti e pubblicati da Carlantonio de Rosa Marchese di Villarosa. Napoli, 1818. C£. €. IE, p. 215, dans la Risposta al M. R. P. de Vitri della Compagnia di Gesu. (Napoli, 20 Gennaio, 1726). « I Filosofi banno intorpiditi gl’ ingegni col metodo di Cartesio; per lo qual solo paghi della lor chiara e distinta percezione, in quella essi senza spesa, o fatica ritrovano pronte ed aperte tutte le librerie. » — Autobiografia, éd. citée, p. 135-136.