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rétrécissement de l'intestin formé par des bosselures nombreuses, dures, quelques-unes ulcérées. Le doigt peut arriver avec facilité au-dessus des limites du mal.
Opération pratiquée par le procédé de Denonvilliers.
L'incision postérieure mit à découvert une seconde tumeur séparée de la première par une bande de 2 centimètres de muqueuse saine,
Guérison en sept semaines. Incontinence absolue des matières fécales, Deux ans après elle vivait toujours et portait une sorte de boîte de bois destinée à remédier à son incontinence.
XXIXe Ogs. (Dolbeau, thèse de Fumouze).
Homme de34 ans, né et habitant au Brésil. Rétrécissement considérable formé par plusieurs bosselures siégeant dans l'épaisseur des parois rectales.
Opération suivant le procédé de Denonvilliers.
Ce ne futqu’après lasection postérieure de l'intestin qu’on vit qu’il fallait exciser une hauteur de 8 centimètres. L'opération fut faite sans difficulté. Les artères du rectum présentaient un développement considérable.
Le quatrième jour, le malade succomba à des accidents pernicieux.
L'examen de la plaie et une garde-robe non sanglante démontrèrent que tous les vaisseaux avaient été liés d’une façon complète.
XXX® Os. (Chassaignac). — Traité de l’écrasement linéaire.
Femme de 54 ans, entrée le 19 avril 1854. Difficultés de la défécation et pertes de sang et de matières glaireuses abondantes. A l'anus, il n’existe d’autre lésion qu’une fissure qui devient surtout évidente pendant les efforts de la malade. Par le toucher, on reconnait une induration inégale, mamelonnée, fongueuse siégeant à la partie inférieure du rectum, portant sur les deux tiers antérieurs de l'intestin. Le tiers postérieur est parfaitement sain. Le mal s'étend à une hauteur de 3 centimètres. La limite supérieure est facilement dépassée par le doigt. Le rectum est parfaitement mobile.
Opération le 21 avril. La malade est couchée en avant, soutenue par des oreillers sous le ventre.
Deux incisions semi-lunaires à 2 centimètres de l’anus.
Le rectum est disséqué ; un fil est passé dans la paroi postérieure du cylindre ainsi détaché. Un second fil, pour consolider celui-ci, est passé dans la tumeur; puis les parties malades sont retranchées. Pendant la dissection, on est obligé, pour enlever tous les tissus malades, de s'approcher, surtout
en haut et à gauche, du vagin qui est perforé malgré toutes les précautions.
Aucune ligature n’est nécessaire.
Aucuns accidents. Le 28 mai, la malade quitte l'hôpital dans l’état suivant. La plaie est presque cicatrisée; elle circonscrit une cavité anfractueuse divisée par une cloison en deux compartiments: l’un postérieur se continue avec la cavité du rectum ; l’autre antérieur est formé par le vagin, Les matières s’échappent par la vulve et l'anus, sans que la malade en ait conscience.
Cette malade a été revue six mois après l’opération; elle ne portait aucune trace de récidive et avait conservé toutes les apparences de la santé.
XXXI® Ons. (Ghassaignac). — Traité de l’écrasement linéaire.
Homme de 62 ans, entré le A1 avril 4855 à l’hôpital Lariboisière.
Il y a deux ans, tumeur à l'anus saignant au moment des selles, enlevée par Philippe Boyer en novembre 1854. On ccnstate dans le rectum et audessus de l’anus un léger rétrécissement constitué par une induration peu étendue en profondeur, inégale, étalée en suriace et occupant la demicirconférence postérieure de l'intestin, sur une hauteur d'environ 40 centimètres.
Ablation par le bistouri en janvier 1865.
Tout ne fut pas enlevé, car dès les jours suivants on sentit quelques parties indurées dans le voisinage de la plaie. La cicatrice marche rapidement dès les premiers temps néanmoins.
Sorti très-amélioré à la fin de février.
Le 3 avril 1865, le malade se présente de nouveau.
Induration irrégulière sur toute la circonférence du rectum, au voisinage de l'anus.
4% mai. Ablation de la partie inférieure du rectum par l’écrasement linéaire.
Ce malade a été revu cinq ans après; sa guérison s'était parfaitement maintenue.
XXXII Oss. (Maisonneuve, thèse de Cortès, 1860).
Feinme de 46 ans. Entre à la Pitié le 11 mars 1858. Début il y a dix-huit mois. Défécation presque impossible. Cancer annulaire se confondant en bas avec l'anus. Le doigt peut dépasser facilement sa limite Supérieure. Elle remontait à environ 2 centimètres en avant e en arrière. La tumeur
était très-mince du côté du vagin et presqne interrompue, Traitement anti- Syphilitique sans résultats.
Opération le 10 mai suivant par la méthode dite de la ligature extemporanée. Il n’y a presque pas eu de sang répandu. Elle a duré un quart d'heure en tout.
Pansement simple. Bourdonnets de charpie et bandage en T.
Cicatrisation complète six semaines après, 20 juin.
XXXIIIe Os. (Maisonneuve, thèse de Cortès).
Femme de 69 ans. Tumeur carcinomateuse occupant les deux tiers de la circonférence de l'intestin. Son centre répond à la partie latérale droite du rectum. Elle remonte à une profondeur d'environ 5 centimètres. Le côté gauche était libre, la production morbide n'occupant que les régions antérieure, postérieure et latérale droite.
Opération le 15 septembre suivant par la méthode de la ligature extemporanée. Incision des tégaments qui s'éloigne du côté droit, où le mal est le plus volumineux, d'environ 4 centimètres de l’anus. Pas une goutte de sang.
Pansement. Une sonde fut introduite dans le rectum et un tamponnement établi autour d’elle.
Aucun accident traumatique. A peine de la fièvre. Guérison en sept semaines.
En avril 1869, la malade se portait toujours bien. La cicatrice s’est bien maintenue, sauf un point induré qu’il sera facile de détruire.
Il existe un écoulement muqueux par l’anus qui force la malade à se garnir.
XXXIVe Oss. (Maisonneuve, thèse de Cortès).
Femme de 63 ans. Entrée le 8 novembre 1858. Début il y a deux ans. Incontinence d’abord, puis phénomènes de rétention des matières stercorales depuis quelque temps.
Cancer annulaire haut de 5 centimètres en arrière, de 2 centimètres seulement en avant. La cloison recto-vaginale n’est pas envahie dans toute son épaisseur.
Opération le 16 novembre par la méthode de la ligature extemporanée. Anses au nombre de 7.
L'opération dura quarante-cinq minutes et ne donna lieu à aucun écoulement de sang.
Aucun accident consécutif. La guérison fut complète le 47 février
La malade fut revue plus d’un an après. La cicatrice était intacte, les selles se faisaient bien ; mais il se fait par l’anus un suintement continuel qui oblige la malade à se tenir garnie.
XXXV° Os, (Maisonneuve), Union médicale, 1860.
Malade âgé de 60 ans. Tumeur carcinomateuse de l’extrémité inférieure du rectum qui à débuté il y a trois ans et a été opérée deux fois déjà par d’autres médecins. (4
Elle présentait environ le volume du poing, était dure, inégale, occupait environ les deux tiers de la-circonférence de l'intestin. Elle remontait à près de 4 centimètres. 1
Opération par la ligature extemporanée ; 7 anses furent placées. Pas le moindre écoulement sanguin.
Rien de particulier dans les suites.
Le malade eut pendant quelques semaines une incontinence des matières fécales. Gette infirmité disparut complètement au bout de quelque temps, par suite des progrès de la rétraction cicatricielle.
La guérison fut complète au bout de sept semaines.