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Quinte^ aux parties if raves avec le mouvement oblique d'une partie intermédiaire.
RENÉ LENORMAND. Pièces exotiques.
Moderato \^ — : \ j J~ p
J. HameJle; £dit.)
2 PéJales^
MORET. Préludes. (N°9) (Keugei, Edit.) Andante cou angoscia
Ped. uua conU
Qni ntos aine nées par un dessin D'.élodique , reufeimé d.wis les limite-, de JB l'octave.
Accord de tierce et sixte disposé dà manière à avoir la 3— au dessus de Ja 6— ce qui uinèii'.' la ÔÎ5 aux deux pau ties aiffiiës .
E. MORET. Interlude. Impression déneige. (Heugel, Edit.)
Suivent plusieurs mesures disposées de même manière. Les quintes, ici, ne résultent pas de la marche des parties dans le lissu harmonique. C'est une mélodie accompagnée à la quinte, d'une façon continue. L'audition indéûnimenl répétée du même intervalle amène la monotonie. Dans le cas présent, Impression de Neige, l'efFet est voulu par l'auteur, et les quintes évoquent bien la murne tristesse d'un jour de neige.
CLAUDE DEBUSSY. Hommage à Rameau. (Durand, Edit.)
Voir les déduction?
page 19, N? 3
RENÉ LENORMAND. Le voyage imaginaire— Chapelle bretonne.
(1889) (J.H;imelle,Edit.)
(T^ Andante
J Jl'^Hb. JJ1,JJ, j fa"jJ3|>^^|J^'!^ r^ B Quint
tes aux
tiesçraveb.
H, WOOLLETT. La neige. (Hamelle, Edit.)
Quintes dans deux octaves, avec mouvement semblable dans toutes les parties.
ALEXANDRE GEORGES. Miarka. (pa?e 255) l'Enoch, Edit J
L ï Quinte- prir dt^mi-tons ■ "enfre parties extrêmes.
A. BRUNEAU. Z6> rerr. aS91) (Choudeus, Edit.) page 2 Lgj^t
Quintes par mouvement disjoint avec notes com • munes .
Quintes oniitre la basse avec redoublements.
SAINT SAENS. Le Pas d'Armes du Roi Jean (Durand, Edit.) Animato
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Moi-nes, Vierges Por-te - ront De grands cierges Sur son front
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una corda
Cette ttuvre fut composée en 185» (l'auteur avait 17 an») et publiée en 1855. Les quintes sont destinées à donner une impression de cloches.
Déductions
Sans avoir la prétention de formuler de nouvelles règles, nous pourrons, en généralisant les observations précédentes, dédu-.re les indications suivantes, spéciales au style moderne.
1) Deux ou plusieurs quintes de suite, par mouvement semblable et conjoint, se pratiquent facilement dans les deux parties les plus graves (*), lorsque les parties supérieures procèdent par mouvement contraire ou oblique [i], [lo], [14].
2) Elles se pratiquent encore dans les deux parties les plus graves, accompagnées par le mouvement semblable de toutes les parties. Ces successions de quintes sont généralement courtes et seront d'autant meilleures qu'on prendra quelques précautions à leur interruption :
1° La dernière quinte est abordée par le mouvement disjoint avec une note commune [3], [5].
2° Les quintes se continuant par mouvement semblable et conjoint, la dernière quinte sera accompagnée du mouvement contraire de la partie supérieure [4], [6].
3° On rencontre aussi des successions de quintes se terminant par le inouvement semblable; nous les avons plus rarement trouvées.
(*) L'ecscigaement classique admet la possibilité de certaines quintes par demi-ton.
TH. DUBOIS. Nof es et études d^ harmonie . (page 97)
(Heugel, Kdit.)
: ( ''Tolérables, rr.eine à récole,en les plaçant dans les parties les plus graves.") (Th. Dubois)
Cet ouvrage complète le Traité de Reber, et on pourra toujours Consulter l'nn et l'autre, pour tout ce qui relève de la technique classique.
3) Employées aux parties aiguës, elles pourront se présenter de deux manières :
I* Quintes à vides [i6], [17]. Elles sont alors en évidence et on ne pourrait en faire plusieurs de suite sans monotonie. En alternant avec d'autres intervalles, on atténue cet effet [iij, [15]..
a" Si on ajoute la tierce, cela donne une succession d'accords de trois sons à l'état fondamental ; l'adjonction de l'octave inférieure de la quinte donne un accord d'une disposition spéciale au piano, et d'une grande sonorité [18).
4) Les quintes sont d'un bon effet dans les parties intermédiaires, surtout lorsqu'elles sont associées au mouvement contraire des autres parties [7].
Si elles résultent d'accords de tierces et sixtes redoublés (combinaison pratiquée depuis longtemps) elles perdent de leur caractère [8].
5) Elles sont plus rares entre les parties extrêmes par mouvement semblable de toutes les parties [12], [21].
6) Par mouvement disjoint, elles se pratiquent facilement,, avec des notes communes [2], [22].
7) Les quintes chromatiques sont d'un emploi facile [9], [21].
8) S'il se présente une longue succession de quintes aux parties graves, elles cessent de jouer un rôle dans le tissu harmonique [19], [20], 23].
9] Elles pourront toujours se pratiquer dans tous les cas où le compositeur aura un but déterminé, [13J, [15], [23] mais elles resteront défendues chaque fois qu'elles seront le résultat d'une gaucherie ou d'une maladresse d'écriture; défense qui, d'ailleurs, peut s'appliquer à n'importe quel intervalle.