‹ Etude sur l'hémimélieChapitre 11 sur 22 · Buchanau. American Journal of medical science; août · texte numérisé non relu

Buchanau. American Journal of medical science; août

Hillairet (1) rapporte le cas d’un foetus de trois mois qui avait été complètement décapité par le cordon.

Amputation congénitale suivie de la régénération des tissus. — Il peut arriver qu’après une amputation congénitale, on observe à l’extrémité du moignon des tubercules cutanés, des appendices digitiformes plus ou moins bien développés.

D’après M. Duplay (2), la présence de cicatrice indique une amputation spontanée, tandis que l’existence de petits moignons indique un arrêt de développement.

Simpson (3) assimile le fœtus à un animal d’ordre inférieur, chez lequel un membre amputé peut repousser.

M. Mathias-Duval (4) a exposé cette théorie de la manière suivante :

« Lorsqu’on ampute un membre à un triton ou à une salamandre, ce membre repousse ; ce fait est général chez les animaux à sang froid ; le même fait se produit sur l’embryon humain après une amputation congénitale, c’est que, la physiologie tend de plus en plus à le démontrer l’embryon humain est assimilable à un animal à sangfroid, et, par animal à sang-froid, il faut entendre celui dont la température est susceptible de subir un fort abaissement sans entraîner la mort. Ainsi, par exemple, sur un embryon humain abandonné dans une cuvette depuis en-

1. Hillairet. Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 1857, page 218.

2. Duplay. Dictionnaire Dechambre, (art. amputations congénitales).

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