‹ Etude sur l'hémimélieChapitre 12 sur 22 · Mathias-Duval. Bulletins de la société d'antropologie · texte numérisé non relu

Mathias-Duval. Bulletins de la société d'antropologie

viron huit heures, on a vu le cœur battre ; l’embryon du poulet, dont la température normale est de 40 degrés, peut, de même, expérimentalement, subir une température très abaissée sans cesser de vivre. 11 n’y a donc rien de surprenant à ce que des embryons présentent des phénomènes analogues à ceux des animaux à sang-froid,»et que des bourgeons puissent repousser sur leurs membres amputés.

Si l’amputation a lieu sur un embryon déjà avancé dans son développement, il est probable qu’alors il né peut plus y avoir bourgeonnement. »

Voici l’opinion de M. Hervé (1), au sujet d’un cas d’hémimèlie :

« Chez le jeune enfant en question, l’avant-bras, raccourci présentait à sa face antérieure une inflexion concave qui se marque sur les téguments par un sillon transversal permanent, est terminé par un moignon, où l’on retrouve une apparence de main.

« Quelques ossicules peuvent être sentis dans ce moignon.

« Le moignon est surmonté de cinq petites saillies verruqueuses et molles. Le reste du corps est bien conformé.

« Il est manifeste que le membre s’est partiellement atrophié, par suiC^ d’un obstacle quelconque à son accroissement régulier, obstacle d’origine congénitale ; mais on ne saurait rattacher la monstruosité qui en a été la conséquence à un arrêt de développement. C’est une difformité congénitale, ce n’est pas une malformation

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