‹ Etude sur l'hémimélieChapitre 13 sur 22 · Hervé. Bulletins delà société d'Anthropologie, 1886, pa^e · texte numérisé non relu

Hervé. Bulletins delà société d'Anthropologie, 1886, pa^e

ayant maintenu le membre à Tan des stades de son évolution embryonnaire, il suffit de se rappeler comment se fait le développement des membres : à savoir, de leur extrémité à leur attache, les segments suivant, dans leur apparition l’ordre décroissant de leur distance au tronc. Il en résulte, que s’il y a arrêt de développement, ce qui manquera ce sera la racine du membre, dont la partie terminale, se trouvera au contraire plus ou moins complète. On aura affaire alors aux catégories tératologiques décrites sous les noms d’ectromélie et de phocomélie, monstruosités qui ont été rangées à tort à côté de l’hémimélie.

« Celle-ci résulte de conditions précisément inverses. Un membre hémiméle, possède ses segments radicaux qui y sont bien développés ; ce sont les segments terminaux qui manquent ou sont imparfaits. L’atrophie, suivant qu’elle est poussée plus ou moins loin, donne lieu, d’ailleurs à des variétés nombreuses.

« Les causes sont encore ignorées. On pourrait penser à des constrictions soit par des brides amniotiques, soit par le cordon, d’où un obstacle à la circulation sanguine dans une partie du membre. C’est par ce même mécanisme que se produisent, on le sait, les amputations congénitales. Le sillon plus haut signalé à la surface de l’avant bras, porterait à admettre ici l’action d’une telle cause. »

Pour MM. Brun et Chaillous (1) que l’on admette l’hypothèse d’une amputation congénitale avec bourgeonnement consécutif à la cicatrisation, dans les cas où l’appen-

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