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Il faut bien se rendre compte que les méthodes d'investigation sont immédiatement modifiées dès que l’on s’attaque au problème de l’hérédité chez l’homme. La rigueur de ces lois n’a pu être constatée que par des observations portant sur une multitude d'individus répartis en de nombreuses générations successives. Or la Génétique est une des dernières-nées parmi les sciences modernes, et ce seul fait suffit à expliquer les différences. Chez l’homme, la reproduction est lente, on n’a pu encore suivre qu’un très petit nombre de générations, même dans les cas les plus favorables, qui sont la très grande exception. De plus, la fécondité d’un couple humain, même parmi les plus prolifiques (et encore ceux-ci se raréfient-ils), he peut en rien se comparer à celle des autres animaux. De plus, chez l’homme, un très grand nombre de caractères se comportant comme héréditaires, semblent devoir être rapportés à des facteurs multiples, ce qui vient encore compliquer l'interprétation des résultats.
Enfin, ici il n’est pas possible d’expérimenter, et la paternité peut toujours être mise en doute.
Ces restrictions faites, nous nous proposons de passer en revue un certain nombre de cas intéressants au point de vue de la pathologie où les caractères distinctifs semblent se transmettre suivant les lois
de l’hérédité alternative.
Le nombre des chromosomes a été étudié par de Winiwarter : L’homme en a 47 (XO0), la femme 48 (XX) le mâle comme chez tous les mammifères est donc hétérogamétique. Painter a trouvé 48 chromosomes dans les 2 sexes, chez les blancs et chez les nègres. Oguma et Kihara, sur des Japonais, trouvent 47 chez le mâle, et 48 pour la femelle. Ces résultats discordants n’ont rien de surprenant, car la numération des chromosomes devient très difficile, dès que le nombre de ceux-ci s'élève.
Les faits généraux sont les croisements entre races. Or, il n’y a aucune race qui soit pure dans les pays de civilisation. Le meilleur matériel pour l’étude de l’hérédité humaine serait les castes de l’Inde, les populations insulaires. Le croisement entre races très dissemblables est toujours fécond, et les F1 marquent la prédominance d’une race sur l’autre. On a, jusqu'ici, admis qu’il n’y avait pas disjonction, que l’hérédité humaine était blending, tendant vers un type moyen constant avec dilution du pigment. Cette idée est contestée depuis quelques années : la disjonction existerait, mais portant sur une portion seulement des caractères : couleur de la peau, forme du nez, etc. On cite à cet égard la population des îles Pitcairn.
On a appliqué la méthode mendélienne à l’étude des groupes sanguins, et on a été amené à considérer
es agglutinogènes comme des récessifs. Les possi-