CHAPITRE II
L’hérédité mendelienne chez l’homme
Les lois de l’hérédité mendélienne sont d’une application si absolue dans l’ensemble des êtres vivants, que l’on ne saurait conserver de doutes sur leur valeur dans le cas de l’espèce humaine. Un très grand nombre de faits montrent, en effet, qu’il y a chez l’homme tout un ensemble de caractères normaux ou pathologiques, qui sont transmis conformément à ces lois.
Mais il importe de faire remarquer dès maintenant que jamais une observation faite sur l’homme ne pourra présenter les mêmes garanties rigoureuses, qu'une expérience de génétique.
On n’aurait jamais pu faire découler les lois de Mendel d’une étude portant sur un matériel humain. On raisonne ici par analogie, et c’est parce qu’on les voit vérifiées ailleurs constamment, qu’on arrive à identifier les faits qui en sont la traduction plus ou
moins apparente.