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Les mêmes résultats ont été obtenus sur toutes les plantes et tous les animaux. Si l’on croise une souris blanche avec une souris grise, sauvage, de race pure, on a une première génération filiale, dont les individus sont tous colorés en gris. Le gris est donc dominant.
Si l’on croise entre eux les hybrides F1, la deuxième génération n’est plus uniforme, on a une disjonction des types parentaux : 1 /4 d'individus blancs, et 3 /4 d'individus gris.
P : gris x blancs.
F1 : tous gris.
F2 : 3/4 gris + 1 /4 blancs.
L'étude de la génération F3 montre qu'il existe parmi les gris F2, deux catégories d'individus. Les souris grises étant croisées entre elles, 1 /3 donne des individus gris qui ne reproduiront jamais que des individus gris (dominants purs).
Les 2 autres tiers de souris grises croisées entre elles se redivisent à la troisième génération en 1 /4 de souris blanches et 3/4 de souris grises.
Les souris blanches F2 croisées entre elles donnent indéfiniment des individus blancs, ce sont des récessifs purs.
La loi de dominance n’est pas absolument générale : les hybrides sont parfois différents des parents, et présentent un type intermédiaire. Quand on croise
des Gueules de Loup rouge et ivoire, an a :
nl es
P : fleur rouge X fleur ivoire
F1 : 100 % de fleur roses :
F2 : 25 % de fleur rouges.
50 % de fleur roses.
25 % de fleurs ivoires.
La loi de dominance est donc moins importante que celle de disjonction.
Lorsqu'on croise des individus ayant plus d’un caractère différentiel, chacun des couples de caractère contrastés se disjoint indépendamment des autres sauf dans des cas exceptionnels, sur lesquels nous reviendrons. Il en résulte que la généralité des caractères définissant l’individu peuvent être considérés comme des unités indépendantes qui se combinent et s’associent, suivant les probabilités de rencontre.
Weïissmann représente ces unités comme des particules matérielles isolées dans le plasma germinatif, les « déterminants ».
La conception de Weissmann est aujourd’hui caduque, mais s’applique comme cadre aux théories mendéliennes, avec cette correction qu'il n’y a pas identité entre les caractères visibles et les particules matérielles appelées aujourd’hui les gènes.
Les caractères sont bien conditionnés par les gènes, mais un caractère peut exiger pour se manifester la présence de plusieurs gènes, et réciproquement
un seul gène peut influencer plusieurs caractères.
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De plus un caractère donné est susceptible de présenter plusieurs degrés résultant de la superposition de plusieurs gènes convergents de même nature : quand on croise des lapins à oreilles courtes avec des lapins à oreille longues, on n’a jamais qu’un certain nombre dé longueurs déterminées. Certains gènes à l’état homozygote entraînent la mort. ce sont les gènes léthales (souris anoures).
Dans certains cas, les proportions théoriques ne sont pas obtenues dans les croisements : tout se passe comme si les caractères étaient transmis sans disjonction. Ces faits s'expliquent tout à fait bien dans là théorie qui localise les gènes dans les chromosomes. Cette théorie résulte des travaux de Morgan, et de son école sur là mouche du vinaigre, Drosophila melanogaster, qui ne possède que 4 chromosomes, et chez laquellé ces phénomènes d’association entre facteurs (linkage) sont particulièrement discernables. Ils sont arrivés à déterminer la répartition des gènes sur les chromosomes, et à en donner des schémas graphiques. Leur étude a montré de plus que là formule chromosomique varie pour le mâle ét la femelle de la même espèce, l’un où l’autre, suivant les cas ayant un chromosome dépourvu de gènes, le chromosome correspondant étant dit chromosomé sexuel, et portant un certain nombre de caractères
variant avec le sexe. Il en résulté por ceux-ci un
mode d’hérédité spécial, dit sex-linked, particulièrement important pour la pathologie.
Ce bref résumé de la conception actuelle du mécanisme de l’hérédité va nous permetrre d'aborder la
question, telle qu’elle se présente chez l’homme.