‹ Étude sur l'hydropneumopéricardeChapitre 32 sur 40 · OBSERVATION XXXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIV

Muller.

Auguste Egolf, 28 ans, entre le 7 novembre 1875, dans le service du professeur Huguenin. Le 5 novembre au soir, il avait été pris entre deux masses de pierres qui appuyèrent sur les parties latérales du corps.

A l’entrée on constata :

« Corps musclé, fort et bien entretenu. Visage livide, exprimant la douleur et la dyspnée. Respiration très difficile, à 36. Pouls 120, Temp. 38°4. La moitié gauche du thorax est dilatée. Emphysème sous-cutané, sur le côté gauche, jusque dans la région axillaire, mais ayant respecté la région cardiaque. Fractures de la cinquième et de la sixième côte, dans le voisinage du cœur. Un médecin de Zurich, qui avait envoyé le malade, avait annoncé une blessure du péricarde. Fracture des deux clavicules , au voisinage de l’acromion.... A l’auscultation du cœur on trouve les signes indiscutables d’un pneumopéricarde : à la place de la matité du cœur , on trouve dans toute la région une sonorité aiguë, nettement tympanique. À l’auscultation, bruits métalliques isochrones aux battements du cœur.

Pas de signes de pneumothorax. — Traitement : repos absolu, vessie de glace, diète complète, morphine. L'état général est si grave, qu'on porte un pronostic funeste.

8 Novembre. — Le bruit hydroaérique du cœur a disparu.

10 Novembre. — Les bruits anormaux nese sont pas reproduits dans la région précordiale. Le malade est très agité. Toutes les six heures, 0,03 de morphine.

Depuis, le malade alla de mieux en mieux. Versle 29 Novembre, on constata un bruit passager de frottement.

19 Janvier. Egolf sort guéri.

IQ ERA

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