OBSERVATION III
Trotter-Report of the Procedings of the Pathological Society of London. Sixth Session 1851-52. p. 316.
T. S., femme de chambre, admise dans le service du docteur Chambers, le 23 janvier 1852.
‘ Elle présente les symptômes d’un cancer de l’œsophage, avec rétrécissement du tube intestinal, à ce niveau.
« Le 2 mars, elle commença à tousser constamment. Le lendemain matin, appelé auprès d’elle, je la trouvais sans pulsations , les bras livides, le teint plombé; quelques instants après, elle succombait. La poitrine fut examinée deux fois, le 2 mars et le lendemain matin, on entendit quelques râles disséminés, mais aucun bruit de frottement, fait qui peut se comprendre par l'examen cadavérique, quand on se rappelle la faiblesse du cœur et la présence d’une certaine quantité de liquide et d’air qui séparait les deux feuillets du péricarde. |
‘Examen post mortem (15 heures après la mort). — Corps musclé et bien fait, légère cyanose des lèvres et du visage, qui sont livides. A la coupe, un peu de tissu adipeux. Dans la poitrine, le péricarde bombait et était distendu, en le ponctionnant ; il s'échappa de l'air, puis un liquide acide , jaune clair, d’une odeur aigre. Sur les feuilles du péricarde, dépôt de fibrine. :
En enlevant le cœur, on découvre une petité ouverture correspondant à l'endroit où le péricarde se réfléchit des vaisseaux pulmonaires surl'oreillette gauche. Par cettelouverture, quand on pressait sur l'estomac, il s’échappait un liquide analogue à celui dont nous venons de parler. On trouve alors que La circonférence entière de l’œsophage, s'étendant de la bifurcation de la trachée à un pouce et demi du diaphragme , était le siège d'une ulcération sans rétrécissement.
tr On fit passer obliquement une sonde de celui-ci dans l’ouverture du péricarde que nous avons décrite plus haut. Un peu plus bas, il y avait une autre perforation de l’œsophage qui s’ouvrait dans une petite ulcération à la base du poumon gauche, séparée de la cavité de la poitrine par des adhérences qu'on détruisait facilement. [1 y avait des adhérences légères entre le péricarde et le poumon gauche, et une teinte ecchymotique au niveau du cardia. Sur la bronche droite, il y avait un petit groupe de ganglions qui, par leur adhérence intime, comprimait son calibre. On ne trouva rien autre dans un examen soigneux des organes. À cause de la nature de la maladie, on n’avait pas employé la sonde. »