‹ Etude Sur L'Hygiene De La Chaussure MilitaireChapitre 12 sur 17 · UT ES · texte numérisé non relu

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comprimer les muscles, vaisseaux et nerfs abrités sous celle-ci.

Le plus en faveur est le brodequin PERRON. On reprochait aux autres modèles leur fermeture sur le cou de pied accusée de comprimer les tendons extenseurs. Celui-ci a une tige d'une seule pièce, avec une couture très courte au niveau du cinquième métatarsien. La fermeture, continuant la couture sur le côté externe du pied, se fait à l'aide d'un lacet passant sur 12 crochets. En faisant faire un tour au lacet sur les quatrième et cinquième crochets, la fixation au pied est assurée, on peut ensuite lacer aussi lâchement qu'on veut et même engager le bas du pantalon dans la tige. Ce curieux modèle, primé à l'exposition de Berne de 1876, est refusé chez nous par la commission de 1888 précisément pour son laçage qui peut se défaire pendant la marche et que le soldat chargé ne peut refaire ; les crochets sont gênants pour marcher dans les herbes.

Le brodequin Barré est adopté provisoirement en 1890. Sa tige est d'une seule pièce cambrée mécaniquement et

cousue à l'arrière, renforcée par un contrefort extérieur

prolongé jusqu'au haut. Son ouverture sur le cou de pied est garnie d'un large soufflet.

En 1893 est adopté le brodequin Simon et Jasseron, dont BERTHIER donne la description. On lui reproche d'être lourd, les clous harpons dont il est garni ont un poids double de celui des anciens becquets. Pour BER- THIER, il est trop large au niveau du talon, ainsi qu'à la partie externe de l'extrémité antérieure. Il critique surtout la jambière de cuir qui sert à maintenir le bas du pantalon « et donne au troupier un air plus martial », elle provoquerait au-dessus du contrefort l'apparition d'un pli du quartier qui peut causer des excoriations et aussi se couper. Pour remédier à cet inconvénient, on prolonge, en 1906, le contrefort par une baguette allant jusqu'au bord -supérieur du quartier.

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