Cf. les min. I, 8 (x. pl. HE, 4) et IL
2. V. plus haut, p. 67. — Pour d’autres spécimens de statues ainsi assises, v. encore au musée de Calcutta le n° 42 de Särnäth (Catalogue d'Anderson, part.-Iprañ).lete:
3. Cf. les min. E, #1 et IX, 13 (v. pl. HI, 3). On trouvera encore sur la fig. 9 des spécimens de statues identiques pour ce qui est de la pose et du geste.
ces fidèles d'un nouveau genre rendent hommage au Maitre : sur l’autre, 1ls ne sont que deux et rappellent. avec leurs trompes levées au-dessus de la tête du «Bhagavân » les groupes bien connus dont la déesse Cri est l'ordinaire héroïne”. Les deux inscriptions sont d'accord pour placer l'idole aussi vénérée à Kalaçavarapura. Nous savions déjà que cette ville possédait au vu* siècle un sanctuaire bouddhique célèbre: M. Sylvain Lévi en a déchiffré et restitué très exactement le nom, d’après la transcription chinoise, dans la troisième des cinq stances de l'As{a-mahä-çri-cailya-slotra du roi Harsavarddhana; mais ce serait, semble-t1l, la première fois que ce nom se rencontre dans un texte sous sa forme sanskrite. Assurément cette confirmation à son prix: il faut reconnaître toutefois que la situation géographique de cette ville continue à rester pour nous un mystère que ces inscriptions ne nous permeltent pas d'éclareir”.
Nous arrivons enfin à une idole célèbre entre toutes et qui nous est aussi bien connue par les textes que par les fouilles, à savoir celle du temple de Mahäbodhi à Bodh-Gayà.
1. Comparez la pl. IT, 3 aux bas-reliefs représentant Cri entre les deux éléphants qui la baignent (v. par exemple Grünwedel, loc. laud., fig. 9, 10 et 25 ou Fergusson, Tree and Serpent Worship, pl. VID. On peut encore rapprocher dc ces miniatures les bas-reliefs de Bharhut, où le Buddha (invisible et présent, | comme toujours dans la vieille école indienne) est honoré par des éléphants prosternés devant son trône (v. Cunningham, Stüpa of Bharhut, pl. XV et XXX). Des scènes analogues se retrouvent à Sänchi. — Ces éléphants sont-ils des gandhahasti (Cf. Hiuen-tsang, trad. Stan. Julien; t. IE, p. 1, et trad. Beal, t. IL, p. 198) et ont-ils quelque chose à faire avec la mention gandhavatyä (sic) de l'inscription de la min. X, 11?
2. V. Sylvain Lévi, Une poésie inconnue du rot Harsa Ciläditya (Actes du 10° congrès international des Orientalistes, Genève, 1894, section D. Doit-on croire à un certain ordre géographique dans lénumération des sanctuaires et la mention de Kalaçavarapura entre le Kämarüpa et Käñci doit-il nous le faire chercher dans les parages de la côte des Circars, où nous retrouverions justement les Cavaras, — les Sabaroi de Ptolémée ? Il semble toutefois plus conforme au génie de la langue de lire Kalaça-varapura (Cf. le Kalaçapura du Aathasaritsägara), ce qui couperait court à cette hypothèse.