‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'Inde (volume 2)Chapitre 24 sur 92 · V. plus bas, à propos de la min. I · texte numérisé non relu

V. plus bas, à propos de la min. I

, 17. Sur Candragomin, v. /ndian

Antiquary, 1890, p. 319, et Täränätha, trad. Schicfner, p. 148 et sqq.

revanche aucun renseignement sur lAvalokitecvara fort analogue de Vandikota. |

Les dix autres images ont la jambe droite pendante selon la pose ordinaire des Bodhisattvas. La plus typique peut-être est celle qui nous montre le Ctrès noble et très puissant seigneur » dans toute sa gloire, au-dessous de son Dhyaäni- Buddha Amitäbha et au milieu des six divinités qui forment sa cour habituelle. Malheureusement elle est illocalisable pour nous, ce qui ne veut pas dire qu'il ne s'agissait pas d'une image déterminée et bien connue: peut-être même l'était-elle à ce point que le scribe a jugé superflu de donner de plus amples indications.

Les miniatures], 21 et 59 nous transportent aux deux extrémités opposées de l'Inde. La première nous présente, sous des architectures compliquées, au sein d’un paysage d'arbres et de rochers, le € Lokanâtha de la montagne Kûta dans le district du Gandhära » (pl V, 3): sur l’autre nous apercevons le € Lokanäâtha de Javatuñga en Samatata ». Ces deux pays de Samaltata et du Gandhâra sont parmi les plus familiers des Indes «septentrionale » et € orientale » ; mais nous n’avons que dire sur les deux mentions spéciales de « Kütaparvala » et de € Jayatuñga. » Les deux images de Rädhya et

de Rädha — deux localités qu'il faut bien se garder de confondre nous ramènent dans l'Inde « du milieu * ». Leurs

mentions n'en sont d'ailleurs pas plus cures.

Les cinq figures précédentes appartiennent toutes en propre au Ms. Add. 1645. Elles ont toujours la main droite dans le même geste d’éternelle charité, tandis que la main gauche lient le lotus rose”. Il en est encore de même d'une

1. Cf. la min. I, 39 (non reproduite) Pour valiya lire baliyan ? 2. Cf. les min. I, 35 et 38 (non reproduites). Dans l'inscription de la première, /ahta doit se lire Jata ; dans celle de la seconde, faut-il lire vetravare,

« du bois de bambous » :

3. Comparez pour la pose l'image népälaise de Bhagv. Indräji, loc. laud.,

AVALOKITECVARA L 09

image, spéciale celle-ci au Ms. A. 15, et qui nous montre le & Krçarayana Lokeçvara » (v. pl. V, 2): la miniature est belle et caractéristique, mais le modèle nous est jusqu'à présent inconnu.

Nous possédons également deux images communes à nos deux manuscrits. L'une, d’une célébrité attestée, est celle « de la montagne sainte de Potalaka. » On connaît les légendes que Hiuen-tsang et Târänâtha nous content sur cette montagne du Dekhan méridional, séjour favori d’Avalokiteçvara et de Târà, que nous ÿ trouverons à son tour représentée. Sur les deux miniatures, le dieu est abrité sous une caverne rocheuse creusée dans la montagne: mais de l'une à l’autre 1l y a une différence dans la pose des mains”. L'accord est au contraire complet entre les deux répliques de l’Avalokitecvara de l'ile de Ceylan ? : dans les deux cas l’épithète est aussi la même et indique que des guérisons miraculeuses s’obtenaient dans le sanctuaire de cette idole. Un point intéressant à noter est la pose de la main droite, relevée devant la poitrine, au lieu d'être abaissée comme d’ordinaure, dans la mudrâ de la charité. C'était à, semble-t41, un geste tout à fait insolite pour les statues d’Avalokiteçvara ”.

pl: XXVI, n° 17, celle de Pander, loc. laud., p. 95, n° 147, et celle de Von Siebold, loc. laud., pl. XIV, n° 92.

Tr. Of. les min. Ï, 70, et II, 25 (non reproduites). Sur la montagne de Potalaka et l’Avalokiteçvara qui la hante, v. Hiuen-tsang (trad. Stan. Julien, t. IIT, p. 123), Täränätha (trad. Schiefner, p. 141, et passim.) et l Hymne des cent huit noms de Tära (éd. et trad. G. de Blonay. La déesse buddhique Türd, p. 48 et 54). Nous n'avons pas été convaincus par les arguments au moyen desquels $. Beal prétend prouver qu'il s’agit du pic d'Adam, à Ceylan (J. R. A. S., New Series, vol. XV, 1883, p. 333). Remarquez que nos inscriptions distinguent également le mont Potalaka de Ceylan.

2. Cf. les min. I, 20 (v. pl. V, 4), et II, 28. Au lieu d'érogacäli pour ärogyacäli, comme dans la min. E, 76 (v. ci-dessus, p. 94 note 2), il semble que nous ayons ici le substantif &rogacaälä pour drogyacälä, qui veut dire proprement « maison de santé » ; devons-nous admettre l'existence d’un hôpital dans les dépendances du temple ?

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