‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'Inde (volume 2)Chapitre 28 sur 92 · De Blonay, loc. laud., p. 39 et A6, stance · texte numérisé non relu

De Blonay, loc. laud., p. 39 et A6, stance

Târû rouge toutes les fois qu'elle n’est point coiffée de la tête de cheval qui caractérise la Mârici rouge ou encore Hayagriva? La distinction est plus vraisemblable que sûre. D'autre part, toujours d'après nos miniatures, la Bhrkuti Tärà @ aux sourcils froncés » qu'on attendrait rouge, serait Jaune, à quatre bras. La voilà du même coup susceptible d’être confondue avec la Prajñäpâramità personnifiée, n'était le livre que celle-ci tient dans sa main supérieure gauche ", Chercherons-nous enfin la Ralna-Tärà parmi les assistantes jaunes à deux bras ? Mais en ce cas même il reste très difficile de la disunguer d'une des formes de Mâriei (+. pl. VHL, 5): seuls la fleur rouge d'açoka et l'œil frontal peuvent servir sur ce point d'indices assurés, si du moins l'artiste n'a commis ni oubli n1 inadvertance”. Bref, on voit combien l'identification des assistantes est sujette à caution. Ces incertitudes ne portent heureusement que sur des détails secondaires et ne se reproduisent pas à propos de la forme la plus populaire de Târû. nous voulons dire la Fârà verte.

S 11. — La Târà verte.

Cette figure est en elfet aisément reconnaissable, non seulement à sa couleur, mais encore à la fleur de lotus bleu qu'elle üent dans sa main gauche: € ailotpalakara devt ». est-elle appelée dans l'un des s{otras qui lui sont consacrés *. Une seule confusion resterait possible, n'était la différence

des sexes: ce serait avec Vajrapäni, qui, ainsi que nous 1. Dans la min. I, 9, par ex., la présence du livre dans la main supérieure gauche de l’assistante jaune à quatre bras ferait croire à la Prajñäpäramilä, tandis que dans les min. X, 35 et 27 (cf. pl. IV, 5), le lotus et le flacon de la même assistante semblent indiquer une Tàrà.

2. C'est ainsi que sur la min. I, 29, l’enlumineur semble avoir par méprise

peint en bleu la fleur rouge de l’açoka.

3. Cf. G. de Blonay, loc. laud., p. 40, stance 14.

vu, a même attribut et même teinte. La Tâärà verte

l'avon revient fréquemment comme assistante, toujours à droite du

Fietas = "Tank (Ge PL VIT, wie),

(Provenant du Magadha Musée de Caleulta. Hauteur 1,20)

protagoniste, qui est le plus souvent Avalokitecvara : parfois

elle s’assiste elle-même, si l'on peut ainsi parler (min. 10

DE

ou 74). On en relève enfin quinze images centrales qui d'ailleurs affectent les poses les plus variées.

De la Târû verte debout nous avons quatre spécimens ou plutôt trois : car il semble bien que la min. Æ, 48, ne soit qu'une réplique plus élaborée de la mun. E, 24". C’est du moins ce que donne à penser la similitude des inseriplions comme celle des images. Les premières annoncent également la & Târà de Târàpura dans le pays de Lâta* » ou Lâr, dans l'Inde occidentale: et d'autre part les secondes ne diffèrent que par le degré d'extension du bras gauche que l'une allonge plus que Pautre (v. pl VIT, 2). Quant à la main droite, elle est toujours dans la pose de la charité. Nous pouvons rapprocher tout de suite de ces images quelques statues du Musée de Calcutta dont nous donnons un spécimen sur la

Higure 22°.

La Tâärà de la min. I, 29, a la même pose que celle de la min. I, 48, avec le bras gauche replié, et les mêmes assistants que celle de la min. T, 24, à savoir la Mârici jaune et l'Ugratrà ou Ekajati bleue. Elle est du « Kamboja ». Nous devons apparemment chercher ce pays. déjà mentionné par les édits d'Acoka, dans l'« Inde septentrionale », du côté de FAlghanistan”. Il est à remarquer toutefois que le pandit de B.-IT. Hodgson, héritier direct de la tradition népàlaise, dans les

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