‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'IndeChapitre 12 sur 53 · Ms. A : Simha-Visnu-Garuda · texte numérisé non relu

Ms. A : Simha-Visnu-Garuda

5. Var. : le monde engagé dans les conditions douloureuses (de renaissance), durgati-sthita-lokam (Br, fol. 25 vo ; Ba, fol. 28 vo et B3, fol. 24 v° , ajoutent: çubham upadeo, il lui montre le salut).

30 LES BODHISATTVAS

s'être conçu comme identique à lui, qu'on prononce la formule : « Om!

Hrih ! Hüm ! »

On pouvait craindre cette fois d’être transporté en pleine fantaisie : or 1l se trouve que, si l’on en croit son nom de Hariharivahana et l'explication légendaire qu’en donne la Vançavali, image d’Avalokiteçvara adorée à Chañgu Nârâyan, dans le Népâl, est au moins très analogue à ce modèle!. Même ici nos textes, loin d'élaborer de simples jeux d'imagination, décrivaient, sans que nous le sussions, des réalités concrètes : 1l n'est pas de meilleur encouragement à ne rien omettre des renseignements qu'ils nous offrent, au moins en ce qui concerne des personnages aussi importants que les Bodhisattvas.

AVALOKITEGVARA DE COULEUR. — Jusqu'ici nous n'avons examiné que des formes blanches d'Avalokiteçvara. Déjà les miniatures nous en avaient montré deux qui sont rouges, justement celles qu'elles localisaient au Népäl”. Les saädhana en décrivent, en outre, un jaune et un autre qui est noir ou bleu, ce qui revient au même en matière d'iconographie indienne. [1 suffira d'en énumérer brièvement les principaux traits caractéristiques.

Trailokyavaçamkara-Lokeçvara.— Cet Avalokiteçvara (qui subjugue l’ensemble des trois mondes » nous est décrit Q à la mode de l'Üdyäna », si tant est qu'on puisse reconnaître ce pays, fameux dans la littérature tantrique, sous les déguisements orthographiques dont ces textes (comme d'ailleurs les inscriptions des miniatures) sont coutumiers *. Le Bodhi-

1. Nous devons ce renseignement et la curieuse vérification qu'il est venu apporter après coup à notre texte, à l’obligeance de M. Sylvain Lévi (cf. son Népäl, 1, p. 324 et Vamçavali, 95 ; voir encore R. Mirra, loc. laud., p. 258).

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