‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'IndeChapitre 14 sur 53 · Var. : dharmacakramudräanibaddhakarapañnkajam · texte numérisé non relu

Var. : dharmacakramudräanibaddhakarapañnkajam

4. Remarquez sur les miniatures (P. £., pl. IV-VD la différence entre cette couronne et la mitre de cheveux noirs d’Avalokiteçvara et de Maitreya.

5. Tel est ici le sens de vamena. Var. : vamaparçva utpaladharam; en fait la tige du lotus passe sous le bras gauche; parfois la fleur porte un exemplaire de la Prajñapäaramila (Poänvitanilotpaladharam).

6. Le texte n’en dit pas davantage et la fig. 17 de la P. E. n’en montre pas plus. Var. : çärdulaprsthasthitam : il se tient sur le dos d’un lion, comme sur la in OM OPSE pl Morel cf fe To).

7. Yamäri est plus nettement figuré sur la min. IT, 30, massue comprise. Le nom des assistants est à corriger sur la notice de la min. E, 64 (P. E., p. 01).

8. Mot à mot : Éclat-de-la-Lune et Éclat-du-Soleil : faut-il y voir des person: nages, ou les deux astres sont-ils simplement figurés par des disques comme c’est la coutume de chaque côté des tableaux de piété tibétains? Le texte ne 4 pas d’en décider.

. C'est-à-dire les quatre Dhyani-Buddhas autres qu'Aksobhya, qui est We la

nn. Suivent les noms de leurs calli.

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téraux, à commencer par le Sud-Est, Locana, Mämaki, Pandara et Mare |

À cette description manque une épithète fréquente : pañcactra (plus rarement {ricira) qui est même devenue un de ses surnoms. Quel sens devons-nous lui attribuer? Cira signifie d'ordinaire une bande ou un lambeau d’étofle : d'autre part les variantes prouvent qu'il désigne ici un ornement et même un ornement de tête‘: on est par suite naturellement conduit à supposer qu'il s’agit en l’espèce de bandelettes ou de rubans faisant partie de la coiffure, et l'examen des monuments confirme cette manière de voir. Déjà les sculpteurs du Gandhâra avaient renouvelé des monnayeurs antiques l’usage de dérouler sur le nimbe des Bodhisattvas les bandelettes du turban qui leur servait de diadème”. Des deux côtés de la face du Mañjuçri de la fig. 3 nous les voyons, comme 1l est écrit, & recourber leurs replis de saphir », assez pareilles à ces antennes rigides qui orneni le bonnet des mandarins chinois. Ce sont encore elles qui, selon le texte et d’après la statue, € voltigent au-dessus des épaules » de ce succédané de Mañjucçrt qu'est le Simhanäada (éf. p. 32, n. 2, et fig. 2), On comprendraitainsiique Hemacandra ait pu gloser cira par cüda, sans doute dans un sens voisin de celui de € mèche » ou « d’aigrette ». Faut:l soupçonner, par suite, dans le nom du « Pañcacira », quelque allusion aux € cinq crêtes » de la fameuse montagne Pañcaçikha ou Pañcaçirsa (— Wou-t'ai-chan), que les in-

1. Var. : ciratrayaviräjita, pañcacirakaçekhara, äkuñcitapañcaciradhara, indranilamanisamnibhäkuñcitapañcacira, etc. Cf. p. 44, n. 2-3 et p. 45, n. 1-4: on peut encore remarquer que cet insigne est presque constamment associé à la mention de kumära ou prince royal.

2. Voir Burcess, Anc. Mon. India, pl. 86 (Musée de Lahore) ou Monuments et Mémoires, t. VIL 1900, pl. V (Louvre). — A la vérité on n’aperçoit, comme d’ailleurs sur l'original de la fig. 3, que quatre bandelettes ; la cinquième serait censée flotter par derrière.

MANJUCRI 43

scriptions des miniatures lui assignent pour résidence en Chine‘? Ou la tradition chinoise localisée à Wou-t’ai-chan, dans le Chan-si, s’est-elle au contraire greffée sur l’épithète ? Aul ex re nomen, aul ex vocabulo fabula.

L’Avalokiteçvara & au rugissement du lion » n'aurait donc pas seulement emprunté à Mañjuçri sa monture et son

Fic. 3. — Maharäjalila-Mañjuçri. (Bibliothèque publique de Gayä, Magadha. Hauteur 0,45).

glaive, mais encore sa coiffure. Ajoutons quil a également retenu de lui l’une de ses poses favorites dite & de l’aisance royale ». C'est cette attitude pleine de nonchaloir qui a valu son nom au type du Mahäräja-lila-Mañjuçrt (fig. 3 ; cf. fig. 2).

Mañjughosam, pitam, ekamukham, dvibhujam, pañcaciram, kuma-

ANGÉ P. HSE TR

ht LES BODHISATTVAS

ram, sarvälañkärabhüsitam; utpaladhärivämakaram, lilävasthitadaksinakaram ; simhäsanasthapadmacandräsanäsinam ätmänam dhyayat.

(Mahäräjalila-Mañjuçri-sadhana ; Mss. A, fol. 50 ve: Br, fol. 49 v’; B3, 101.457 v°:B5 Mol 497)

« Qu'on se conçoive comme identique à Mañjughosa : il est jaune, à une seule face, à deux bras; porteur des cinq bandelettes, il a l'air d’un prince et est orné de toutes les parures: dans sa main gauche il porte le lotus bleu, sa main droite repose à l'aise; 1l est assis sur la plate-forme blanche d’un lotus placé sur un trône ».

L'auteur de la fig. 3 a fait l’économie de ces derniers accessoires; mais il place bien le lotus bleu — si aisé à distinguer du lotus rose d’Avalokiteçvara —,-dans la main et non plus sous le bras gauche, tandis que la main droite & se joue » sur le genou droit relevé. Remarquons à ce propos qu'il est fait une fois mention de la pose symétriquement inverse où c'est le genou gauche qui est relevé” : c'est Justement celle de l’une des statues que nous avons déjà publiées (PSE Me)

Signalons enfin deux variantes des plus notables. Au lieu d'être jaune, le Siddhaiïkavira ou « héros accompli » est blanc, et diffère encore du précédent en ce qu'il a les jambes étroitement croisées à l’indienne et fait de la droite le geste de la charité”. Quant au Dharmacankhasamaädhi-Mañjuçrt, également blanc, ses mains sont, comme le nom l'indique, placées dans le geste de la méditation ….

Typé HUMAIN À L'ÉPÉE. —- Cette forme n’est pas inconnue des miniatures (cf. min. IT, 53): elle est essentiellement

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