Var. : vamordhvaparyankinam
2. GCuklo, vajraparyañki, pañcacirakaçekharo, vame nilotpaladharo, daksine varadah (Mss. Br, fol. 49 r°; Bo, fol. 57 ro ; B3, fol. 42 vo).
3. Samadhihastam (ou samadhimudräadharam), kumaräbharanam, pañcaciram (Mss. "Br, fol. 55 ro, Ba, fol.063 00 :4B3, 017 0; cf A fol 50779);
MANJUGRI A5
caractérisée par le glaive que lève la main droite, tandis que la main gauche repliée tient le livre. Naturellement il nous est dit que ce glaive tranche (c'est-à-dire dissipe) toute 1gn0rance, que ce livre recèle toute connaissance. Dans cette catégorie se rangent Sthiracakra' qui est jaune rougeûtre, Prajñäcakra” et Arapacana* qui sont blancs.
Types suRHUMAINS. — Une erreur du copiste du Ms. Bo, reproduite dans B3, conduirait à attribuer à ce même Arapacana une autre forme monstrueuse; heureusement pour l'honneur des iconographes bouddhiques, une telle confusion n'existe pas : 1l est seulement arrivé que deux sädhana, l’un d’Arapacana et l’autre de Dharmadhätu, parfaitement distincts sur le Ms. Br, se sont lrouvés, par suite de l’omission des lignes qui contenaient le tre, mélangés ensemble sous une seule rubrique. Si nous laissons de côté une forme à trois faces et six bras de Mañjuçrï, sans autre épithète*, ses représentations surnaturelles se ramènent ici à celles de Dharmadhälu et de Vajränanga: voyons d’abord ces dernières, qui sont les plus simples :
Pürvavat .… Vajranañgam nämaäryamañjughosam, pitavarnam,
sadbhujam, mülabhujabhyäm aäkarnäpüritaraktotpalakalikäçarayuktakusumadhanurdharam, daksinadvayena khadgadarpanadharam, va-
1. Kunkumaäbham, pañcaciram, kumärabharanam, çrügäraikarasam, khadgapustakadharam (Mss. À, fol. 34 ro; Br, fol. 31 r° ; Ba, fol. 35 vo; B3, fol. 28 ro).
2. Cuklavarnam, pañcaciram, daksina udyatakhadgakaram, vamahastena hrdi grhitapustakam (Mss. À, fol. 56 vo ; Br, fol 54 ve; Bo, fol. 63 ro ; B3, fol. 47 ro).
3. Kumaärakrtim, savyena samastäjñanocchedanaikaparaprajñakhadgavyagrakaram, apasavyenopayabhutasakalaçastrakaläapurnaikapustakavyagrapanim..., indranilamanisamnibhakuñcitapañcaciram (Mss. Br, fol. 4o r°; Ba, fol. AG vo; 29: lol, 939 vo), — On sait que ce nom est censé représenter en cinq syllabes les cinq Dhyani-Buddhas.
h. Cf. Mss. À, fol. 55 ro; Br, fol. 53 r° ; Bo, fol. 6rr0 et vo : B3, fol. 46 r0. Notons seulement, outre l’épithète « ciratrayavirajita », une expression qui sort un peu de la banalité ordinaire : tathagata-paramänu-parighatita : une particule infinitésimale de Buddha entrerait dans la composition de ce Mañjuçri.…
A6 LES BODHISATTVAS
mayugalenendivararaktäçokapuspapallavadharam, Aksobhyadhisthitajatämukutinam, pratyalidhapadam, sodaçavarsäkäram, mahäçrñgaramürtim paçyet.
Athavä caturbhujam darpanäçokapallavadharam dvibhujarahitam dhyayat… | (Vajränañnga-Mañjuçri-sadhana : Mss. A, fol. 44 r°; Br, fol. 42 r°et
u°,5-Ba; fol A0 UP eL O0 ED GR I0ENS eee)
« Comme ci-dessus, qu'on (se) voie (sous la forme du) noble Mañjughosa, dit le Vajränañga : il est jaune, à six bras; ses deux bras originels tiennent un arc de fleurs où s’ajuste une flèche faite d’un bouton d’utpala rouge bandé jusqu'à son oreille ; ses deux mains de droite tiennent l'épée et le miroir ; le couple de gauche tient le lotus bleu et la branche fleurie d’açoka rouge; Aksobhya siège dans le chignon qui lui sert de tiare ; 1l est debout et fendu vers la droite ; on lui donnerait seize ans ; toute sa personne respire l'amour !.
« Ou bien qu'on l’imagine à quatre bras, portant (à droite) le miroir et (à gauche) la branche d’açoka, avec deux bras en moins... »
De six Ôtez deux, reste quatre ; nous aurions pu compter jusque-là: mais peut-être s'étonnera-t-on qu'avec ces deux bras tombent justement les deux attributs que nous avons considérés Jusqu'ici comme caractéristiques de Mañjuert, à savoir le lotus bleu et l'épée *. Aussi serait-on tenté de lire: QQu'il a en moins les deux bras qui portent le miroir et la branche d’açoka ». Il suffirait de supprimer un anusvära * : mais nous devons dire que cet anusvära existe dans tous nos : manuscrits.
Quant au Dharmadhälu*, qui est blanc, 1l a également deux formes, mais toutes deux à quatre faces et à huit bras, et qui ne diffèrent que par les attributs. Les voici l’une et l’autre dans leurs traits essentiels :
1. Ce détail nous donne peut-être la clef de son vocable spécial : ‘on sait qu'Anañga (le sans-corps) est un des noms de l’amour.