‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'IndeChapitre 16 sur 53 · Sur le sens de Dharmadhätu, cf. p. 18, n · texte numérisé non relu

Sur le sens de Dharmadhätu, cf. p. 18, n

MANJUCRI 7

…,. Gri-Dharmadhätu-Vägiçvaram sarvañgaçuklam, caturmukham, astabhujam, pañcabuddharatnamukutinam, divyabharanavastraçrngaraädirasänvitam, dharmacakramudrañkahastadvayam, krpanabänakuliçadaksinahastatrikam, prajñaparamitapustakacäpavajraghantävamakaratrikam vajraparyañkenätmänam nispadya..….

(Dharmadhatuvagiçvara-sädhana : Mss. À, fol. 47 r°: Br, fol. 43 v° :

Boo br r%et 0:73, fol. 38 092)

« Qu'on s'identifie à N.-$S. Dh° V°, qui a le corps tout blanc, quatre faces, huit bras: les cinq Dhyäni-Buddhas ornent sa couronne de ‘ joyaux ; parures et vêtements divins, amoureuse expression, etc., rien ne lui manque ; les deux mains (originelles) font le geste de l’enseignement: les trois (autres) de droite tiennent le glaive, la flèche, la hache ; les trois (autres) de gauche, le livre de la science transcendantale, l'arc, la clochette à manche de foudre; 1l est assis (à l’indienne), les jambes étroitement croisées... »

. astabhujam, caturmukham : mülamukham raktagauram, daksinam kuñkumärunam, paçcimam padmaraktam, uttaram pitaraktam ; dvabhyäm hastabhyam dhanurbänadharam, aparabhyam paçañkuçadharam, punar aparaäbhyäm prajñaäpäramitaäpustakakhadgadharam, tathäparabhyam ghantavajradharam,

(Id. : Mss. Br, fol. 44 r° ; B2, fol. 52 r° ; B3, fol. 38 v° et 3g ro.)

« .… Il a huit bras et quatre faces : la face originelle est d’un blanc rougeâtre, celle de droite (ou du Sud) d’un brun rougeâtre de safran, celle de derrière (ou de l'Ouest) d’un rose de lotus, celle du Nord (ou de gauche) d’un rouge jaunâtre : la paire de mains (originelles ?) tient l'arc et la flèche; la paire suivante, le lacet et le croc à éléphant; puis la paire suivante, le livre de la science transcendantale et le glaive; et encore la paire suivante, la clochette et le foudre... »

Tout à l'heure les descriptions d'Avalokitecvara nous avaient fait songer à Giva: ici l’attribut du livre, les quatre bras dont les huit ne sont qu'un multiple, surtout les quatre faces rappellent les représentations de Brahmä. Nous avons déjà eu l'occasion de faire remarquer que Mañjuçri est le dieu de la science et symbolise, lui aussi, la perfection de la sagesse ; M. Grünwedel a noté de son côté à l'appui de ce

LS LES BODHISATTVAS

rapprochement, qui devient dès lors infiniment vraisemblable, que Brahmaä et Mañjuçri se partagent les faveurs d’une çakti commune, à savoir Sarasvali’ (cf. plus bas, p. 89).

S nr. — Mailreya.

Il n’est pas jusqu à l'antique et douce figure de Maitreya qui n’ait eu à souffrir de cette manie déformante dont nous allons voir bientôt tant de symptômes. Les Mss. B n’en citent qu'un sädhana; le Ms. À ne fait qu'y adjoindre une autre version toute pareille : et toujours 1l est supposé à trois faces, à trois yeux et à quatre bras”. En voici d’ailleurs la description détaillée d’après l'unique spéciinen commun à tous nos manuscrits êt que, pour cette raison, nous donnons au complet : |

Pürvoktavidhänena candramandalopari pita-maim-käraparinalam, Le Ï parimalan viçvakamalasthitam, trimukham, trinetram, caturbhujam, krsnaçukladaksinavämamukham, suvarnagauram, sattvaparyañkinam, vyakhyanamudradharakaradvavam, aparadaksinavämabhujabhyäm varadapuspitanagakeçaramañjaridharam, naänälañkäradharam ätmänam Maitreyagakec J | I rüpam älambya, mudräm bandhayet: hastadvayena prthag mustim baddhva, tarjanyav añgusthamadhyotthäpite* puspakärena milayet. ne BH J P PUSP î Tato japah : Om maim Maitreya svaha !

(Marireya-sadhana : Mss. À, fol. 120 v° et 121 r°: Br, fol. 214 vw; Bol 226078 9 100)

« Qu'on procède comme ci-dessus : sur un disque lunaire, de la syllabe « Maun ! » jaune se développe Maitreya : il se tient sur un lotus pleinement épanoui; il a trois faces, trois yeux, quatre bras; ses visages de droite et de gauche sont (respectivement) noir (— bleu) et

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