Ms. À : omadhyotthite
MAITREYA 9
blanc : lui-même est jaune d’or ; 1l est assis dans la pose dite sattva * ; deux de ses mains font le geste de l’enseignement ; de son autre paire de mains il fait à droite le geste de la charité et à gauche il tent le bouquet de fleurs de « crinière-de-dragon ? » ; 1l porte toute la variété des parures : après s'être adonné à cette identification, qu'on dispose (ses doigts selon) le geste magique : avec ses deux mains séparément qu'on ferme le poing et, dressant les deux index entre les pouces, qu'on les fasse se refermer en forme de fleur. Suit le marmottement : « Om! Maim ! Maitreya ! Svaha ! »
I n'est d’ailleurs pas difficile de voir que la plupart de ces traits se retrouvent déjà dans les représentations indiennes connues. Sur la min. I, 10 (P. E., pl. VI, 1) Maitreya fait le geste de l'enseignement; sur la fig. 14 (ibid. il fait celui de la charité: sur toutes deux paraît à ses côtés la blanche fleur parfumée à cœur d’or qui remplace pour lui le lotus rose d'Avalokiteçvara et le lotus bleu de Mañjuert. Mais le trait le plus important à noter est que dans ces descriptions comme sur les peintures (cf. encore min. IT, 18). Maitreya est bien décidément couleur € jaune d’or », ainsi qu'il sied au futur Buddha de notre âge.
1. Nous n’avons pu encore définir sûrement cette atlitude : ne serait-ce pas celle qui consiste à s’asseoir à l’européenne, les jambes pendantes et que les Tibétains considèrent comme la pose classique de Maitreya ? (Cf. P. E., p. 67, n. 6 et GrüNwEDELz, Myth., p. 126 et fig. 98.)
2. Cf. p. 18, n. 3. — Var. plus explicite : dvitiyadaksinakarena varadam,
dvitiyavamakarena puspitanaga?, etc.
IT
Nous abordons à présent l'étude des di minores, si tant est qu'on puisse donner le nom de dieux à cette horde grimaçante de génies monstrueux qui semblent avoir été enfantés dans le délire de la fièvre. Sous leur aspect terrible la plupart cachent d’ailleurs, au moins à l'égard des fidèles, des dispositions bienveillantes, anges à forme de démons. Notre intention n'est pas de nous attarder longuement à les décrire et nous nous garderons d’abuser sur ce point de l'abondance des documents. Il suffit que nous n'ayons pas tout à fait perdu notre temps à les lire et qu'ils nous aient au moins fourni une nouvelle identification. C'est la justification de leur utilité archéologique : il est entendu qu'ici nous ne leur en connaissons pas d'autre. Leur intérêt commence et finit pour nous avec les comparaisons possibles entre eux et les monuments figurés : aussi bornerons-nous nos citations aux textes: qui se rapportent à des personnages dont nous possédons déjà des représentations indiennes.
S 1. — Jambhala.
Au premier rang de ces derniers se trouve Jambhala dont nous avons déjà publié deux miniatures népâlaises et une
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statue originaire du Magadha'. Nous trouvons ici une douzaine de sädhana en l'honneur de ce dieu, toujours populaire, des richesses. Si nous en croyons les titres, les descriptions qu'ils nous donnent sont, les unes, résumées (samksipla®), les autres détaillées tout au long {vistara°): dans l'embarras du choix, nous publions le prenuer texte qui se présente d’après l’ordre des manuscrits et qui, justement, ne comporte n1 amplifications, n1 abréviations exagérées :
Pürvavac chünyatäparyantam vicintyastadalaviçvapadmopari candre Jam-kärajam Bhagavantam Jambhalam dhyayat: suvarnavarnam, lambodaram, sarvalañkäradharam ?, vämadaksinahastäbhyäm nakulibijapürakadharam, Ratnasambhavamukutam, utpalamälädharam.…
(Jambhala-sadhana : Mss. À, fol. 131 r° et v°; Br, fol. 215 v°: Bo, fol. 256 r° ; B3, fol. 179 v°.)
« Qu'on procède en pensée comme ci-dessus, jusques et y compris la notion du vide; sur un lotus pleinement épanoui à huit pétales, sur une lune *, de la syllabe « Jam! » nait le Bienheureux Jambhala : (il a une seule face et deux bras); il est couleur d’or “; 1l est obèse * ; dans ses deux mains il tient (à gauche) la mangouste et (à droite) le citron ‘ ; il porte Ratnasambhava dans sa liare‘ et une guirlande de lotus bleus, etc. »
Suit la liste des yaksa ou génies qui lui servent d'assislants et parmi lesquels sa çakli Vasudhära tient naturelle-
LR PRES pl. FX, sep illéer (el cf mins Iiro)hsemhe T0 % ciep. 1297et sqq.
2. Tel est l’ordre régulier des mots dans À ; il est interverti dans les mss. 2.