‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'IndeChapitre 23 sur 53 · Il s’agit d'autant de rasa · texte numérisé non relu

Il s’agit d'autant de rasa

. — Trailokyavijaya.

Fic. À

Couvent brahmanique de Bodh-Gayä. Hauleur 1",60). q y

du foudre, il fait sur la poitrine le geste dit Vajra-hüm-kara! ; ses trois mains droites portent (en descendant) l’épée, le croc à éléphant et la flèche, ses trois mains gauches (en remontant) l'arc, le lacet, le disque ; debout et fendu vers la droite, du pied gauche il marche sur le front de Civa, du pied droit il foule les seins de Pärvati; il porte, entre autres parures, une guirlande faite d'un cordon de Buddhas : s'étant conçu comme identique à lui, qu'on dispose (les doigts selon) le geste magique : après avoir fait se toucher les deux poings dos à dos, joindre les deux petits doigts en forme de chaîne. La formule est : « Om ! », etc. »

On le voit, tout est minutieusement d'accord, depuis la place exacte de chacun des pieds jusqu'aux quatre faces PE r s AUD A N A : 2 (placées sur la statue côte à côte), en passant par la guirlande de Buddhas, détail typique et qu'apparemment trois de nos manuscrits sur quatre ne comprenalent déjà plus. Tout compte fait, nous ne pouvons relever qu'une discordance : elle est à mettre au compte d’une inadvertance du sculpteur : celui-ci aurait dù placer l'arc, ainsi qu'il est écrit, dans la main symétrique à celle qui tient la flèche. Il serait difficile de dire qui gagne le plus en intérêt au rapprochement, si c’est le texte, rendu plus concret par l’image, ou l’'idole qui se détache à présent en vigueur sur la tourbe confuse de ses congénères.

$S v. — Personnages divers.

Cet exemple doit nous servir de leçon et 1l nous faut à tout le moins énumérer, en attendant mieux, la série complète des autres divinités masculines que nous décrivent les sadhana. 11 serait vain de vouloir leur assigner un classement méthodique, alors que la plupart rentrent les’ unes dans les autres par le mélange des épithètes comme par

J. La fig. 4 nous dispense de décrire ce geste.

PERSONNAGES DIVERS Gi

l'emprunt des attributs. Selon l'ordre des manuscrits nous voyons passer tour à tour, multimanes, polycéphales, ornés d'attributs guerriers, parés d’ornements macabres, et tous en proie aux fureurs de l'amour et de la colère, Candamaharosana, Heruka ou Hevajra, Saptaksara, Buddhakapala, Samvara, Vajrahümkära, Mahäbala, Vajrajvalänalärka, Paramaçva, Bhütadämara, Vighnäntaka, Mahäkäla, et jusqu'à Ganapali: car cette cohue de monstres n'a de bouddhique que le fait de coudoyer des Buddhas et des Bodhisattvas dans un même recueil. Bien qu'ils répondent à une collection de surnoms qui semble avoir été imaginée tout exprès pour vérifier l’adage : quot nomina, lot numina, de tous 1l y aurait néanmoins une étude à faire, non seulement à l’aide des sadhana qui les évoquent, mais encore des {antra spéciaux qui leur sont consacrés. Au point de vue archéologique, qui est le nôtre, 1l manquerait malheureusement à ce travail l’un de ses éléments essentiels, à savoir des représentatons indiennes. En attendant que les manuscrits du Népäl et les temples rustiques ou les ruines du Magadha nous rendent des images indigènes de ces divinités, tout ce que nous en pourrions écrire ne suggérerait à l'esprit qu'une pâle et confuse idée des types complexes que leurs reproductions tibétaines nous mettent si clairement sous les yeux‘.

1. Cf. GRünweDnez, Myth., fig. 84 (Samvara), 85 et 86 (Hevajra), 133, etc.

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