‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'IndeChapitre 38 sur 53 · Mss. : palao · texte numérisé non relu

Mss. : palao

PRAJNÂPÂRAMITÉ 83

l’enseignement ; sur son côté gauche elle porte un lotus bleu surmonté d’un livre ; d’étoffe fine sont sa jupe et son chälet, célestes les vêtements qui la parent; après l'avoir conçue ainsi... »

On le voit, la Prajñäpäramitä échappe à la règle générale qui assigne comme « germe » {bija) à chaque divinité la première syllabe de son nom, seulement nasalisée : mais le rapport, qui n'existe pas 1c1 dans le son, se retrouve dans le sens : la € science transcendantale » sort de la syllabe &«Dhïh » qui signifie € pensée ». Par ailleurs, elle a bien la pose de la Prajñaparamuita de la colline du Grdhraküta, telle que la représentent les min. I, 5 et II, 3 (P. E., pl. IX, 3). Sur un point seulement les textes et les images sont également flottants. D'après la citation précédente c’est un lotus bleu qui, passant sous le bras gauche, supporterait le livre dont la déesse est la personnification ; ailleurs un tel lotus passe sous les deux bras *: ailleurs encore ce ou ces lotus ne sont plus bleus mais roses *: et ce sont aussi deux lotus roses, mais sur lesquels l'artiste a oublié les livres, que nous voyons se recourber de chaque côté de la figure centrale de la mun. I, 9.

Quant à la Prajñaäpäramitä à quatre bras, la seule diflérence entre les sädhana et les miniatures (cf. P. E., pl. IX, 4) consiste, comme tout à l'heure à propos de Cundä, en ce que la seconde main gauche tient directement le livre, sans l'intermédiaire d'aucun lotus, et que la main droite correspondante, au lieu de figurer une rnudrä (cette fois L’ «absence de crainte »), est encore relevée pour tenir le rosaire. Il semble qu'il y ait à, de la part des artistes, une recherche de symé-

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