Cf. plus haut, p. 68, n. 1 et plus bas, p. 84, n
2, Var. : vamadaksinaparçva utpalasthaprajñaparamitäpustakadharinim.… 3. Var.: vamaparçvasthitapadmamadhye Po- pustakadh®, ou (dans la des- cription d’une Po blanche) Po- pustakañnkitakamaladvayam vamadaksinaparçvayor
antarotthitam samdhäarya.…
trie à laquelle les mythographes se sentaient moins rigoureusement astreints :
Prajñaparamitäam jatamukulinim, caturbhujäm, ekamukhim ; hastadvayena dharmamudrädharäm, nänäratnäbharanabhüsitäm, suvarnavarnojjvaläm ; vamabhujäsaktaprajñaparamitanvitanilotpaladharäm, vicitravastraparidhänottariyam, daksinahastenabhayapradäm, raktapadmopari candräsane vajraparyañkasthäm, Bhagavatim vibhavya.….
(Kanakavarna-Prajñaparamita-sadhana : Mss. Br, fol. 112 vo; Bo, fol.
100 Leu Doro 00702)
« La Po a un chignon en forme de tiare, quatre bras, une face; avec une paire de mains elle fait le geste (de l’enseignement) de la loit ; maints ornements précieux la parent ; elle resplendit de la couleur de l'or ; sa (deuxième) main gauche tient (un exemplaire de) la Prajñaparamita posé sur un lotus bleu ; d’étoffe diaprée sont sa jupe ? et son châle; de sa (deuxième) main droite elle fait le geste qui rassure ; audessus d’un lotus rose, sur une lune comme siège, elle se tient les jambes étroitement croisées : ayant ainsi réalisé la Bienheureuse... »,.
etc.
S nr. — Vasudhära.
La description de cette divinité est pour les sädhana une nouvelle occasion de déployer une modération surprenante. Nos miniatures ne donnaient pas moins de six bras à la déesse de l’abondance (cf. P. E., min. I, 6x [pl. IX, 1] et II, 29): nos textes, quittes à mettre parfois les accessoires doubles, se bornent à lui attribuer une forme strictement
1. Ïl faut lire : dharmacakramudradharam : mot à mot « de la roue de la loi».
2. Le paridhäna correspond à la dhoti qui est un jupon ouvert et à pans relevés (cf. P. E., p. 71) et recouvre les membres inférieurs à partir de la taille. L’utlariya enveloppe le buste comme le moderne säart, mais est réduit sur les images aux dimensions d’une simple écharpe. Il est fait plus bas mention d’une troisième pièce du vêtement féminin (p. 94, n. 4).
VASUDHÀR À 85
humaine, et nous ne voyons même pas qu'il soit fait menton d’un troisième œ1l. Au reste la couleur est la même et les attributs retenus sont parmi les plus importants et les plus symboliques, à savoir le geste de la charité et l’épi avec ou sans € vase de fortune » :
Pürvoktavidhänena pita-vam-käraparmatam, dvibhujaikamukhim, pitäm,navayauvanäbharanavastravibhüsitäm,dhänyamañjarinanaäratnavarsaghatavamahastäm, daksinena ! varadäm, anekasakhïjanaparivrtäm, viçvapadmacandräsanasthäm ?, Ratnasambhavamukutinim.…..
(Vasudhara-sadhana : Mss. À, fol. 108 r° et vo ; Br, fol. 156 r°; Bo, HAS NDS, ol ra7u0.)
« Qu'on procède comme il a été dit ci-dessus : de la syllabe « Vam ! » jaune se développe (Vasudhära) à deux bras, à une face, jaune ; parée de vêtements et d'ornements tels qu'il sied à sa prime jeunesse, de la main gauche elle tient l’épi de grain et un vase d’où pleuvent quantité de joyaux *, de sa main droite elle épand ses faveurs ; maintes compagnes l'entourent; elle se tient assise sur la lune d’un lotus épanoui : Ratnasambhava siège dans sa tiare *... »
Quant à ces compagnes dont il est question, ce sont ou bien quatre déesses succédanées et pareilles, Vasundhara, Vasucri, Vasumukhi, et Vasumatr, ou encore les huit Yaksini : Bhadrä, Subhadrä, etc., que l’on retrouve encore avec leur maîtresse /naytka) autour de Jambhala”.
Ms. À : daksine.
Ms. À : osthitam.
Var. : l'épi seul ; les miniatures représentent naturellement un épi de riz.
FF SO D nm
Var. : son Dhyani-Buddha serait Aksobhya ; mais Ratnasambhava parait bien mieux en situation. Cf. plus haut, p. 55. 5. On peut comparer le mandala de Vasudhärä qui fait partie de la collection
Hodgson à la Bibliothèque de l’Institut de France (Nép. 8).
S 1v. — Üsnisavijaya.
Cette divinité était absente de nos miniatures : aussi l’une des statues magadhiennes que nous avions photographiées au Musée de Calcutta, encore qu'il fût aisé de l'identifier à l'aide de ses répliques tibétaines, était restée pour nous sans attaches indiennes précises”, et nous nous étions abstenus de la publier. Cette attente est aujourd’hui récompensée par la facilité que nous avons d'y joindre son commentaire en sanskrit. L'un des trois sadhana qui la décrivent a déjà été publié par M. Grünwedel*®: on le trouvera au Ws. À, fol. 115 r° : Br, fol. 143 v°: Bo, fol. 1097; 1B9,10l rire ANUS en donnons une autre version, qui ne s'accorde pas moins bien avec la statue (fig. 6):
… Usnisavijayäm caityaguhäntahsthäm, sitavarnäm, trimukhim, trinetram *,astabhujäm, sarvalañkarabhüsitäm, viçvadalakamalacandrasthäm, buddhavajraparyañkäm ; prathamasitavadanäm, daksinapitamukhäm#, vamanilamukhadamstraputävastabdhausthäm © ; daksinacaturbhujesu viçvavajraraktäravindasthämitabhajinaçaravaradahastäm, väamacaturbhujesu dhanustarjanipaçabhayabhadraghatahastäm, Vairocanamukutinim, divyavasanaparidhänottariyam, nänalañkärabhüsitam, sitaprabhämälinim paçyet…
(Aryosmisavijayassadhana : Mss. Br, fol. 154 r°; Ba, fol. 179 v° ; B3, fol. 125 ve et 126 ro.)
« Usnisavijayä se tient au creux d’un édifice sacré ; elle est blanche, à trois faces, à trois yeux, à huit bras, parée de toutes les parures ; sur la lune d’un lotus épanoui elle se tient assise, les jambes étroite-
1. La vieille Usnisavijayaä-dharant, publiée par M. Müller (Anecdota Oxoniensia, vol. 1, p. 111, Oxford, 1884) n’a aucune prétention iconographique.
2. Cf. Grünwenez, Mylh., p. 218 et 151, et fig. 107, 123, 125.