‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'IndeChapitre 40 sur 53 · Manque dans les Mss. B2 et B · texte numérisé non relu

Manque dans les Mss. B2 et B

Mss. B2 et B3 : daksine.

Lire : damstrapidao ? La correction n’est pas absolument nécessaire.

où =.

(Provenant

Fic. 6. — Usnisavijaya.

du Magadha. Musée de Caleuthr. Hauteur 0°,68).

ment croisées, à la façon des Buddhas ; son premier visage est blanc! ; celui de droite est jaune ; celui de gauche est bleu et se presse la lèvre avec le creux des dents; de ses quatre mains droites elle tient le foudre universel ?, le Buddha Amitäbha posé sur un lotus rouge, la flèche, et fait le geste de la charité ; de ses quatre mains gauches elle tient l’arc, le lacet avec l'index levé, fait le geste de l’absence de crainte et tient le vase de fortune ; Vairocana siège dans sa tiare ; d’étofle divine sont faits sa jupe et son châle ; qu'on la contemple, ainsi parée, au sein d’une gloire de blancheur °.. »

Au point de vue général on notera la mention de l'édifice sacré (tel est le sens courant de caitya) à l’intérieur duquel est figurée la divinité: c’est ainsi que les miniatures et les sceaux d'argile ont coutume de nous les montrer, sous le porche ou plutôt sous la coupe transversale d’un temple. A un point de vue plus particulier, on remarquera l’étonnante conformité du texte et de l'image dans la spécification et l’ordre même de succession desattributs : seulement le premier bras de droite de la statue, celui qui portait le vicvavajra, est à demi brisé, ainsi que le vase tenu sur le genou par la première main gauche *. Quant au Dhyani-Buddha, qu'il siège au-dessus et non à l’intérieur de la tiare richement ornée, la variante est insignifiante. Aussi n’hésiterions-nous pas à ajouter, en continuant la lecture de notre texte que, si la déesse avait des assistants, ces assistants seraient à sa droite Avalokitecvara, blanc et porteur du lotus rose, et à sa gauche Vajrapam, vert et porteur du foudre, et que tous deux, assis, l’éventeraient d’un chasse-mouche.

1. Le visage « de face » partage naturellement la couleur du reste du corps ; var. qui revient au même : pitakrsnadaksinetaravadanam.

2. C’est un foudre à quatre pointes menaçant à la fois les quatre points cardinaux, d’où son nom.

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