‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'IndeChapitre 43 sur 53 · Manque dans les Mss. B · texte numérisé non relu

Manque dans les Mss. B

&« Or, la méditation sur la notion du vide dûment achevée, sur une lune, de (la syllabe) « Wam ! » jaune naît un bouquet de fleurs d’açoka ; par-dessus « Mam ! », et de là se développe (Märicr) jaune, à deux bras et une seule face; Vairocana, son seigneur, siège parmi les joyaux de sa tiare ; sur le dos d’un porc couleur d’or un lotus pleinement épanoui supporte une lune où elle se tient à l’aise!, toute droite? ; une branche d’arbre açoka se dresse dans sa main gauche, sa main droite fait le geste de la charité; des colliers, etc., parent ses membres ; elle est dans la fraicheur et le charme de la jeunesse : l'ayant ainsi conçue, etc. »

Mais la Märici, même en restant jaune, ne se contente pas longtemps d’une forme aussi simple ; elle se donne bientôt, elle aussi, trois têtes, dont une de sanglier, et huit bras. Or, ici encore, il nous est possible d’étayer nos précisions iconographiques sur le double et solide appui d'un texte sanskrit et d’une sculpture du Magadha (fig. 7). Celle-ci, en nous présentant toute & réalisée » l’évocation mystique du sädhana, achèvera de nous initier aux procédés de la mise en œuvre artistique de ces descriptions manuscrites : et, de son côté, celui-là va nous permettre d’attacher une désignation précise à la statue :

… Sürye pita-mam-käram dhyatva, tadvinirgataraçminivahair akäçe samaäkrsya Bhagavatim agratah sthäpayet: gaurim, trimukhim, trineträm, astabhujaäam; raktadaksinamukhim, nilavikrtavamavarahamukhim; vajrankuçaçarasücidhäridaksinacatuhkaram, açokapallavacäpasütratarjanidharavamacatuhkaräm ; Vairocanamukutinim, nänabharanavatim, caityagarbhasthitäm, raktämbarakañcukottariyam , saptasakararathärüdhäm, pratyalidhapadäm ; pam-kärajavayumandale ham-kärajacandrasüryagrahimahograRähusamadhisthitarathamadhyäm, devicatustavaparivrtäm: tatra pürvadiçi Vallalim, raktäm, varahamukhim, caturbhujäm, sucyañkuçadhäridaksinahastäm, paçäçokadharivamahastäm, raktakañcukim ceti; tathä daksine Vadalim, pitam,

1. Var. : lilaya sthitam (entendez : avec le genou droit relevé).

2. Probablement comme un cavalier qui est bien en selle {ürdhva-sthiti).

3. C’est du moins ce qu'on voit sur la miniature en question (cf. P. E., pl. VIE, 5); mais il serait plus naturel d'entendre ici que sa main gauche est « suspendue » à ladite branche ; var. : vamakarenäçokavrksaçakhavilagnam.

Fic. 3. — La Marici jaune à huit bras.

(Provenant du Magadha. Musée de Calcutta. Hauteur 0",55).

açokasücivamadaksinabhujäm, vajrapaçadaksinavamakaram, kumarirüpinim, navayauvanalañkäravatim ; tathä paçcime Varalim, cukläm, vajrasücivaddaksinabhujäm !, päçaçokadharavämakaraäm, pratyalidhapadäm surüpinim ceti; tathottaradigbhäge Varähamukhim ?, raktam, trinayanäm, caturbhujäm, vajraçaravaddaksinakaram, cäpacokadharavamakaram, divyarüpinim dhyatva…

(Kalpokta-Marici-sadhana : Mss. À, fol. 101 ro et w°; Br, fol. 07 ve ; Ba, fol. 419 wvetira0 rai 285 0180650)

« .… Sur un soleil, ayant conçu la syllabe « Mam/! » jaune, qu'à l'aide des maints rayons qui s’en échappent, dans l’espace, par la force de l’attraction, on suscite devant soi la Bienheureuse : elle est jaune, à trois faces, à trois yeux (par face), à huit bras ; sa face de droite est rouge ; sa face de sanglier, à gauche, est bleue et difforme ; le foudre, le croc, la flèche, l'aiguille, tels sont les attributs de ses quatre mains de droite : le rameau d’açoka, l’are, le fil, l'index levé, tels sont ceux de ses quatre mains de gauche; Vairocana siège dans sa tiare ; elle porte la variété des parures ; elle se tient au sein d’un sanctuaire * ; rouges sont sa jupe “, son corsage et son châle; sept porcs sont attelés au char sur lequel elle est montée, debout et fendue vers la droite ; dans un tourbillon de vent né de la syllabe « Pam! », le démon des éclipses de soleil et de lune, né de la syllabe « Ham! », grandement farouche, Rähu est monté sur le milieu de son char’. Un quatuor de déesses l'entoure : parmi elles, du côté de l'Orient, est Vattali, rouge, à face de sanglier, à quatre bras, portant l'aiguille et le croc dans ses

1. Sic dans Mss. A, et c’est sans doute la bonne lecture; entrainés par la rédaction du paragraphe précédent consacré à Vadäli, les Mss. B écrivent : °daksinavamao.

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