Cf. plus haut, p
h. Le sens de jupe ou plutôt de dhofi (cf. p. 84, n. 2) est le seul qui puisse rester ici à ambara. Remarquez la mention du corsage (kañcuka ou col): ce genre de vètement, rare sur les miniatures népâlaises, est au contraire fréquent sur les miniatures beugalies (cf P. E., p. 38 et pl. IX, 5 et 6)
5 Ou faut-il entendre que Rähu se trouve dans le cercle magique du Vent et est-ce ce mandala de Vayu qui est figuré sur la statue par un cercle, où passe une tête de makara vue de face (la trompe est à demi brisée)? On n’aperçoit naturellement que l’avant-corps de Rähu, la seule partie qui, selon la légende, subsiste de lui (cf. fig. 7). Ajoutons que d’après deux versions sur quatre, il devrait être en train d’avaler le soleil et la lune; var. : candrasuryau grasamäanah.
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mains droites, le lacet et la fleur d’acoka dans ses mains gauches, et vêtue d’un corsage rouge; puis, au Sud, Vadali, jaune, portant la fleur d’açoka et l'aiguille (dans sa première paire de mains) à gauche et à droite, le foudre et le lacet (dans la seconde paire) à droite et à gauche, d’une beauté virginale, parée comme en la prime jeunesse; puis, à l'Ouest, Varali, blanche, ayant le foudre et l'aiguille dans ses mains droites, le lacet et la fleur d’açoka dans ses mains gauches, debout et fendue vers la droite, et très belle; puis, du côté du Nord, Varähamukht, rouge, à trois yeux, à quatre bras, ayant le foudre et la flèche dans ses mains droites, l'arc et la fleur d’açoka dans ses mains gauches, d’une céleste beauté ; l'ayant ainsi conçue..…., etc. »
La seule question qui se pose est de savoir comment l’arüste a résolu la difficulté de représenter sur une stèle verticale des divinités censées placées aux quatre points cardinaux. Il n'était pas difficile d'en placer une (en avant» de la grande statue, ce qui dans les idées indiennes équivaut à l'Est, une autre &à droite », c’est-à-dire au Sud, une autre enfin à sa gauche ou au Nord; mais ensuite, moitié pour laisser au Dhyäni-Buddha sa place traditionnelle, moitié par amour de la symétrie, 1l a dû dédoubler celle «de derrière» ou de l'Ouest, si bien qu'au total nous avons cinq assistantes au lieu de quatre. Ajoutons que le sculpteur considère comme valables pour toutes ces figures secondaires des épithètes que leurs notices particulières ne répètent pas toujours : pour lui, toutes ont une face de sanglier, ce qui n’est dit expressément que de la première ; quatre sont debout et marchent, ce qui n’est stipulé que dans le cas de la troisième : mais, s’il fallait suivre servilement le texte, la première et la quatrième seraient seules à quatre bras, et dès lors on ne voit pas bien comment pourraient faire les autres pour porter les quatre attributs régulièrement énumérés. IL semble donc que l'interprétation assignée sur la fig. 7 à ces doubles du motif principal soit la plus rationnelle comme elle est la plus symétrique. Cette convention une fois admise, nous trouverons dans la sculpture l'illustration détail-
lée à souhait de tous les personnages et de tous les accessoires spécifiés dans le texte, depuis les sept petits porcs qui assument sur le piédestal le rôle des sept chevaux du Soleil jusqu'au Dhyäni-Buddha qui trône au sommet de la stèle. A la vérité 1l n’est pas question, dans la citation qui précède, de ce rideau de flammes qui forme un fond si caractéristique à la figure de la déesse : mais deux versions sur quatre mentionnent en toutes lettres le flamboiement ou l’étincellement des rayons qui l’environnent comme d’une gloire ‘. Tout compte fait, la différence la plus notable que nous parvenions à découvrir entre la description et le portrait est que les attributs du «fil » et de | «aiguille » ont, en passant de l’un à l’autre, échangé leurs mains. Comment ne pas prendre confiance devant un tel accord des témoignages et ne pas considérer l'identification de l'idole comme un fait acquis ?
Nous croyons inutile après cela d'insister sur une autre Marici jaune qui a « deux fois plus de bras” », c'est-à-dire seize, et qui n'est visiblement qu'une forme amplifiée de la précédente. Nous laisserons également de côté, faute de posséder des images correspondantes, une (Märiïci blanche » à dix bras et dont les quatre pieds reposent sur Visnu, fndra, | Civa et Brahma : de plus sur le piédestal, au-dessous de l’attelage des porcs, 1l faut imaginer « les neuf planètes, à commencer par le soleil», et ces associations astronomiques favorisent l’étymologie qui ferait venir le nom de la déesse de marici ou (rayon de lumière * ». S1 nous nous arrêtons devant un type de Märici rouge à douze bras, c'est que les inscriplions de nos miniatures el les titres de nos sadhana s'accordent à la déclarer originaire de lUddiyana.
1. Var. : Jvaladsphuradraçmimalinim ou sphuradraçmimälakulam.
2. Dvigunabhuja (Mss. Br, fol. 106 vo ; Bo, fol. 127 vo ; B3, fol. 88 v°.)
3. Rathavahakasukaranam adha Adityadinavagrahäh (Sita- Mürici-sadhana : Mss. Br, fol. 06 ro; Bo, fol. 115 vo; B3, fol. 82 ro et cf. fol. 83 vo, etc.). — CEE 224 PACE
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A la vérité la min. I, 62 (P. E., pl. VIIL 6) a, par une inadvertance de l'artiste, onze bras au lieu de douze et la min. II, 26,n’en a que dix ; mais, cette part faite à l’inattention ou à la fantaisie individuelles, il n’en reste pas moins qu'écrivains et enlumineurs déclarent viser la même déesse :
Uddiyäna-Marici-sadhanam bhavati : Prathamam tavat ... tatsarvaparinatam Maricim raktavarnam, sanmukhim, dvadaçabhujäm ; prathamam mukham raktam, dvitiyam krsnam, trtiyam çyamam, caturtham pitam, pañcamam sitam Gçirahsthitam !, tadürdhvam varaham krsnam sasthamukham ; açokacaityalañkrtäm, pitavairocananäthäm ?, lambodarim, kapalamalavibhüsitäm, ürdhvapiñgalakeçam, vyädair vibhüsitäm, vyaghracarmanivasanäm, pratyalidhasthitäam sükarakrantavighnäm ; daksinakaraih khadgam, vajram*, musalam, çaram, ekaçükavajram, paraçum ; väme tarjanikapaçam, kapalam, açokapallavam, brahmaçiraç, Capam, triçulam ; trinetraäm, raktavartulam, damstrakaralavadanäm ... bhävayet.….
(Uddiyana-Marici-sadhana : Mss. À, fol. 104 v° et 105 ro; Br, fol. 100, RADIO LMErO de.ett 120 7055; 410l. 84 ui)
« La conjuration de la Marici d'Uddiyana est la suivante: Or donc, tout d'abord, etc. ; de tout cela se développe Märict, de couleur rouge, à six faces, à douze bras ; la première face est rouge, la seconde bleue, la troisième (vert) foncé, la quatrième jaune, la cinquième blanche et placée sur la tête, et au-dessus de celle-ci la sixième, bleue, est d’un sanglier ; elle est décorée d’un açoka et d’un sanctuaire* et porte son