Mss. B2 et B3 : °sanatham
3. Sic dansles Mss. B. Le Ms. A lit : vajram çañnkham, etc. ; mais l'indication de l'épée est mieux d’accord que celle de la conque avec les miniatures et les autres versions du sadhana. |
4. Cf. : Samksipta-Marici-sadhanam vidhiÿate (Mss. Br, fol. 107 v°; Bo, fol. 129 r° ; B3, fol. 89 ro).
5. S'agit-il ici d’un double ornement de tête ? Nous croyons plutôt que cette épithète condense deux traits iconographiques que nous trouvons distingués et détaillés dans d’autres versions de la Marici jaune. Celles-ci portent séparément: « caityagarbhasthitäm » et « harmyotthitaäçokatarukusumakirnam » : d’une part, « la déesse se tient au sein d’un sanctuaire » et d'autre part « elle est couverte des fleurs d’un arbre açoka qui se dresse au-dessus d’un édifice »
seigneur Vairocana lequel est jaune : obèse, parée d’une guirlande de crânes, ses cheveux roux hérissés, parée de serpents, vêtue d’une peau de tigre, debout et fendue vers la droite, elle franchit sur le porc (qui lui sert de monture) tout obstacle ; de ses mains droites (elle tient) l'épée, le foudre, la massue, la flèche, le foudre à une seule pointe, la hache ; à gauche, l'index levé avec le lacet, le crâne, le rameau d’açoka, la tête de Brahmaä, l'arc, le trident : elle a trois yeux! (par face), des prunelles rouges ?, le visage enlaidi de dents menaçantes ; qu'on la réalise ainsi..., etc. »
Sur les miniatures de la Märiïci de l'Uddiyana la pose, la couleur, les parures, les armes de la déesse sont à peu près celles qui viennent d'être spécifiées. Toutefois l’enlumineur semble avoir été entraîné par l'exemple de Hayagriva (ef. p. 53) à surmonter les cinq têtes humaines d’une tête de cheval plutôt que de sanglier. De plus nous n'aperçevons que trois visages au lieu de cinq: mais rien n'empêche de supposer que deux d’entre eux soient censés tournés vers le dos etse dérobent par suite à notre vue. C’estbien ainsi que l’entendent les versions qui, au lieu d’échafauder la cinquième tête sur les autres, à la mode de celles de Civa, les placent toutes les cinq côte à côte : d’après elles, les quatre faces supplémentaires, à partir de la face normale qui est rouge, et en tournant vers la droite, seraient successivement bleue, verte, jaune et blanche”: or c'est justement la prenuère et la dernière de cette série que nous aperçevons, bleue à droite
(Mss. Br, fol. 103 vo et 108 ro ; Ba, fol. 124 ro et 129 vo; B3, fol. 86 roet wo et 89 v°). Comme l'édifice couronné de l’arbre açoka ne peut être pratiquement que le sanctuaire, on peut dire en un mot qu’ « elle est décorée d’un sanctuaire et d’un açoka ». Comparez dans le catalogue des miniatures (P. E., p. 189 et sqq.) les fréquentes mentions : « Temple et arbres. »