‹ Étude sur l'iconographie bouddhique de l'IndeChapitre 9 sur 53 · Entendez qu'il est blanc · texte numérisé non relu

Entendez qu'il est blanc

5. Entendez qu’il porte dans sou chignon une image de son Dhyani-Buddha Amitabha; Var.: çirasy Amitabha-dhari, etc.

6. Le disque de la lune forme une plate-forme blanche au-dessus du lotus (cf. P.E., p 66) et il est assis sur le tout à l’indienne, mais les jambes seulement à demi croisées. Var. : il serait assis sur un lotus rose à mille pétales (sahasradalapadmasthah), la jambe gauche repliée et la droite allongée (lalitaksepah). C’est le parti qu'a pris la miniature (cf. P. E., pl. V, 2). ;

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les parures ornent ses membres : sa face est souriante ; on lui donnerait seize ans; sa main droite épand ses faveurs, de sa main gauche il tient un lotus rose à tige: 1l se plait à laisser couler de sa main (droite) un filet de nectar pour le plus grand soulagement de Sücimukha ! qui (reconnaissable à) son gros ventre, à son effroyable maigreur et à sa couleur bleu-foncé, élève vers elle sa bouche ; il habite le creux de la sainte montagne du Potalaka?; ses regards sont humides de compassion ? ; 1l respire l'amour “ ; il est on ne peut plus propice et paré des divers signes (heureux) ‘. |

« Devant lui (à l'Est) se trouve Tara, du côté de droite (du Sud) Sudhanakumära®. Sur les deux, Tara est (vert)-foncé; à la main gauche elle porte un lotus bleu, de la main droite elle fait le geste de l'exposition * : or née des diverses sortes de parures, la prime jeunesse vient de faire éclore la lourdeur de ses seins *. Quant à Sudhanakumara, 1l élève pour saluer ses deux mains réunies en coupe : il a l'éclat brillant de l'or ?, l'air d’un prince royal, un livre !° jeté sous l’aisselle gauche et toute la variété des parures.

1. Var.: daksinenamrtadhärasravadvaradah. — Il semble que Sucimukha (mot à mot : « bouche en aiguille ») doive être pris comme un nom propre. (Cf. P. E., p. 75 et 102; pl. IV, 4 et fig. 12.) Contrairement à ce que nous avions d’abord pensé, il faut admettre que, déjà sur les miniatures, il se désaltère au filet d’ambroisie qui coule de la main d’Avalokiteçvara. |

2. Voir ce mot à l'index de la P. Æ. C’est en effet de là que le fait venir la légende rapportée par Târanâtha.

3. Var. : il a des yeux de lotus en fleur (vikasipundarikalocanam).

4. Mot à mot : il participe à l’un des (huit ou dix) rasa ou sentiments, celui du çrñgara ou érotisme.

5. Il s’agit, comme cela est plus explicitement dit ailleurs, des trente-deux marques des prédestinés (dvatrimçallaksanadharam) ou mème des quatre-vingts signes secondaires (açityanuvyañjanam).

6. Plus simplement, ces deux divinités sont à sa droite et Bhrkuti avec Hayagriva à sa gauche. Var. : Bhagavato daksinaparçva Arya Tara-Sudhanakumärau, vamaparçve Bhrkuti-Hayagrivau cintaniyau (WMss. À, fol. 53 vo; Br, fol. 13 v°; B>Moliipv0::,BS;: fol. 12 ve).

7. Var. : Elle aurait les deux mains occupées par un bouton de lotus bleu : utpalakalikäsannakaradvayarpitanetra (Br, fol. 16 r°), odvayapi trinetra (B2, fol. 1br0ret B3,tfolk:45,r9).

8. Var. : elle a les seins drus et hauts (unnatapinapayodhara).

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