‹ Étude sur l'instruction secondaire et supérieure en AllemagneChapitre 10 sur 89 · CLASSES D HISTOIRE ET DE GEOGR APIIIE · texte numérisé non relu

CLASSES D HISTOIRE ET DE GEOGR APIIIE

Pour l’histoire et la géographie, les professeurs répartissent ieur enseignement de manière que les

élèves commencent par l’Iiistoire ancienne et qu’ils voient successivement, clans les diflerenles classes, tout le domaine de l’histoire jusqu’à l’époque la plus récente s’ils en trouvent le temps. Rien n'est prescrit à cet égard, comme du reste les maîtres ont la plus grande latitude a l’égard de leur programme, pourvu que les élèves acquièrent une connaissance générale et en même temps approfondie de l’histoire. A l’ordinaire, le professeur se fait raconter par les élèves, d’une manière succincte, lesujelde la leçon précédente pour se convaincre que tout a été bien saisi et pour habituer ses jeunes auditeurs à parler facilement et couramment. La géographie, comme branche spéciale de renseignement, n’est professée que dans les basses classes ; mais, dans les cours supérieurs, le professeur d’histoire y revient sans cesse et reprend, au besoin, tel sujet qui serait mal ou imparfaitement su par les élèves. Dans toutes les classes, on attache une grande importance à la confection de cartes de géographie, exécutées avec un grand soin à la maison ou dessinées d’imagination sur le tableau noir. Les élèves prennent des notes, pendant que le professeur parle, et rédigent leurs cahiers eux-mêmes, cahiers que le professeur ne demande cependant pas à voir.

C’est, du reste, une remarque générale à faire que les professeurs des Gymnases exigent moins de devoirs écrits de leurs élèves qu’on n’a l’habitude de le faire en France ; surtout dans les classes supérieures, les professeurs abandonnent, dans une plus

large mesure, le travail de révision au zèle et à l’application de leurs élèves qui rédigent pour leur usage personnel leur cahier de chaque cours.

Les versions dictées sont complètement inconnues en Allemagne, excepté pour l’enseignement des langues modernes où, loin d’être nuisibles, elles rendent de très-grands services. Mais aucun professeur allemand ne voudra faire perdre un temps précieux à ses élèves en leur dictant des versions grecques ou latines. En ellet, qu’arrive-t-il en France où ce genre d'exercices se maintient encore ? Les élèves internes ont, il est vrai, un cahier de textes auquel ils peuvent avoir recours en cas do doute ; mais les externes reviennent chez eux avec un texte mal entendu et mal écrit ; ils essayent de trouver les mots. Bientôt, rebutés par ce travail ingrat et, dans la plupart des cas, impossible, ils s’adressent à leurs pères qui perdent leur temps à rétablir le texte fautif (si toutefois ils en sont capables) pour que leurs fds puissent faire leur devoir de classe. Ainsi, perte de temps pendant la classe, perle de temps pour les élèves et pour leurs pères, et tout cela pour obtenir quel résultat ? Il vaudrait assurément bien mieux mettre entre les -mains des élèves un texte imprimé ou autographié, s’ils doivent traduire un auteur qu’ils n'ont pas déjà parmi les livres de classe.

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L’enseignement religieux fait partie des classes

obligatoires dans les Gymnases ; soit des pasteurs, soit des professeurs laïques donnent cet enseignement qui a pour but de faire connaître aux élèves les dogmes, la morale de même que l’histoire de leur Église, et de leur faire lire et expliquer le Nouveau Testament dans L'original : dans les basses classes, les élèves sont tenus de lire et d’expliquer les livres des Sainles- Écrilures en allemand. Suivant les provinces dans lesquelles se trouvent les Gymnases, l’enseignement religieux est donné par un professeur protestant oucatholique : dans les pays où la population appartient aux deux cultes, les élèves reçoivent l’instruction suivant les besoins de leur confession. Dans les Gymnases où il y a un nombre suflisanl d’élèves Israélites, l’enseignement religieux est fait pour eux par le rabbin de la ville.

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Les cours de langue hébraïque sont facultatifs, comme il a été dit plus haut, et ne sont suivis que par ceux des élèves qui sc destinent à l’élude de la théologie. Les cours sont ordinairement de quatre ou de. cinq ans ; les élèves expliquent les livres de P Ancien-Testament, ils apprennent la grammaire et s’exercent à traduire de l’allemand en hébreu (thèmes).

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