‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint CharlemagneChapitre 2 sur 88 · Cf. Suchier, L's Ntirhoiiiiais, I, p. Lxvni · texte numérisé non relu

Cf. Suchier, L's Ntirhoiiiiais, I, p. Lxvni

2. Il est inexact de dire, comme le f.iit M. Schneegans d.iiis sa Dissertation inaugurale (Strasbourg, 1891, p. 78), que les quatre personnages sont frères de Guillaume d'Orange. Si cela est vrai de Bernart de Bruslian et d"l->naut, l'on sait que Bertran le Palazin n'est que le fils de Bernart. Il se pourrait aussi, que le lyilH'liiiiis plier, mentionné par le Fr,i!;iiu-iil ilc la lUiyi' ne fût pas Guibelin, plus

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dront les chansons postérieures, il fait partie de la grande famille, qui a pour père ou pour aïeul Aimeri de Narbonne, et dont le membre le plus illustre est Guillaume d'Orange.

Les poèmes de la geste nous le montrent dans les deux rôles, qui sont, en général, ceux de tous les « Narbonnais ». Il prend part aux luttes contre les Sarrasins et il est pour le roi de France le vassal fidèle, qui s'acquittera envers lui du service féodal et l'aidera contre ses ennemis. Comment, ensuite, est-il devenu le personnage comique, que nous font connaître certaines scènes du poème des Narbonnais ' et les allusions souvent citées de V Aimeri de Narbonne ^ ? Comment, surtout, a-t-il renié son origine pour devenir, lui, le vassal fidèle, un des fils de Doon, le chef de la race traîtresse des « Mayençais » ' ?

Quelles que soient les raisons de ces transformations, elles sont sans doute récentes, et ne peuvent nous masquer la physionomie primitive et véritable du héros. Il est, en effet, et avant tout,

connu sous le nom de Guibert d'Andrenas, et fils en effet du comte Aimeri, mais bien Guielin, fils du mêms Bernart et frère, par conséquent, du « Palazin ». Cf. Langlois, Table des noms propres . . . . compris dans les chansons de geste, p. 305. :. Cf. Les Narbonnais, édition Suchier, v. 930, sq.

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