Cf. Schneegans, 0/). cit., pp. 58 sq
.6. Cf. Gaston Paris, Histoire poétique de Charlemagne, pp. 279 sq. 7. Cf. Rocher, op. cit., pp. 44-46.
LE TEXTE DE L OFITCi; LITURCIQUE 51
faite et publiée ', assez différente de l'autre pour attirer l'attention, et mériter que M. Schneegans en tit état, quand il voulut établir et étudier le texte de l'Office. C'est une reproduction directe du Bréviaire de 1339. Si, en ce qui concerne la copie de Florez, on a pu hésiter sur l'identité du manuscrit utilisé % pour ce qui est de celle de Villanueva, le doute n'est pas possible K Nous avons donc, du même manuscrit, deux copies différentes. Leur comparaison ne permettra sans doute pas de remédier à l'état du texte perdu, à supposer qu'il soit fautif, mais elle nous fournira le moyen de contrôler la façon, dont, chacun de leur côté, Florez et Villanueva l'ont lu.
L'établissement du texte de l'Office de Girone repose donc, en définitive et uniquement, sur les deux copies, qui en ont été prises avant la disparition du Bréviaire de 1339. Leur valeur respective est la chose essentielle, qu'il importe tout d'abord d'établir. Si toutes deux étaient absolument identiques, la question ne se poserait pas. Mais, dès le premier examen, on constate qu'elles diffèrent sur des points de détail, et aussi qu'elles présentent plusieurs variantes considérables. Quelles sont celles qu'il fout adopter, et lequel a bien lu de Florez ou de Villanueva ?
Si l'on en croyait le P. Fita, c'est Florez qu'il faudrait suivre. La copie de Villanueva contiendrait des fimtes imputables à son auteur seul '. Mais c'est là une affirmation sans preuves et qu'on peut négliger. L'étude comparative des deux copies nous a, au contraire, amené à la conclusion, que, si toutes deux ont leurs fautes particulières, celle de Villanueva en a moins que l'autre. H nous a surtout paru, que celle-ci reproduisait plus lidèlement son t)riginal, et nous avons, au contraire, la preuve, que Florez s'est parfois, volontairement, écarté du texte qu'il avait sous les yeux.