‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint CharlemagneChapitre 35 sur 88 · Cf. Schneegans, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Schneegans, op. cit., p

LE TEXTE DE l'oITTCE LITUKGICIUE 63

qu'aussi bien on pouvait par ailleurs affirmer, que, primitivcnient et de tout temps, l'Office devait comprendre neuf leçons '.

Nous savons maintenant, que, si telles étaient bien e'n effet les dimensions de cet office, la YUl" leçon du texte de Flore/., devenue la neuvième par le rétablissement de celle qu'il avait omise, était cependant la dernière. Dans ces conditions, l'on ne peut plus songer à constituer avec la mention des faits, dont M. Schneegans constate l'absence, une leçon nouvelle, qui s'ajouterait à la dernière du texte actuel de l'Office. Si elle y figurait vraiment, elle ne pourrait être qu'une partie de la IX' leçon.

Mais il n'y a aucune raison de vouloir, à tout prix, retrouver ou rétablir dans le texte de l'Office tout ce qui se trouve en efi^et dans l'autre récit de la prise de Girone. Pourquoi M. Schneegans n'a-t-il pas également considéré comme une lacune l'absence dans l'Office de l'explication symbolique, que l'autre récit nous donne des prodiges ? C'est, sans doute, qu'il la considérait, avec raison, comme une addition particulière et caractéristique de ce récit. Mais l'on en pourrait dire autant de la plupart des traits, relevés par lui comme manquant au texte de l'Office. Certains nous apparaissent comme des détails purement littéraires destinés à dramatiser le récit ; l'épouvante des Sarrasins, l'entrée de Charlemagne dans la ville, les messes d'actions de grâces chantées en raison de a victoire. D'autres ont, peut-être, une raison d'être plus sérieuse, si comme nous le verrons par la suite, ils n'ont été introduits dans le récit que pour soutenir des prétentions mises en avant, à un moment donné, par le chapitre de Girone. C'est ainsi, qu'il faut comprendre, selon nous, le soin, que prend l'auteur de rappeler les marques de faveur données par Charlemagne à l'église de Girone et le choix fait par lui d'un chanoine du Puy, comme évêque de la ville reconquise au Christianisme.

L'absence de ces détails ne nuit en rien à la clarté de la version de l'Office, si même elle ne fait pas mieux ressortir, comment la fm du récit répond exactement au but, assigné par la leçon lll .\ l'ex-

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