‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint Charlemagne [microform]Chapitre 27 sur 114 · I. (>f. l'idcl l'ita, (>/'. cit., Rcnaxcnsa, III, p · texte numérisé non relu

I. (>f. l'idcl l'ita, (>/'. cit., Rcnaxcnsa, III, p

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En dehors de ces deux manuscrits, le P. Fita affirme, que deux autres bréviaires, antérieurs à Tinvention de Timprimerie, et qui se| rouvent « aux archives du Secrétariat ' », mentionnent, au 29 jan-' vier, la fête de Charlema^ne -. Il importe de remarquer, du reste, qu'il parle uniquement des tables, des « indices » de ces bréviaires. Il ne dit pas, que le texte* de l'Oflice soit contenu dans le corps même des manuscrits. Hn fait, les archives du Secrétariat contiennent, non pas deux, mais trois bréviaires, et aucun ne contient ni office, ni texte présentant quelque analogie avec le récit de la prise de Girone. L'un d'eux, de petites dimensions, appartient à la catégorie spéciale des <( Diurnes » et ne fait aucune mention ni au calendrier, ni dans le corps même du bréviaire, de la tète de Charlemagne. Dans un autre, beaucoup plus considérable, et qui forme deux volumes recouverts d'une reliure verte et moderne, le calendrier, qui se trouve en tête du premier, porte bien, mais d'une écriture relativement récente, la mention de la fête u Karoli Miii^ni hnpcratoris cl Cojijcssoris », mais dans le corps même, l\ la date de la fête, on ne trouve aucune trace d'un office. Cela nous prouve bien, que la mention du calendrier a été ajoutée postérieurement à la confection du Bréviaire.

Enfin, dans le troisième de ces manuscrits, l'office, indiqué au calendrier, figure bien à sa place dans le Bréviaire lui-même, mais le contenu en est si particulier, si étranger à la légende, qui nous

1. Pour l'intelligence de ce qui va suivre, il importe de distinguer les ditiérents dépôts, où sont conservés les manuscrits et les archives de la cathédrale et de l'évéché de (iirone. Nous avons visité successivement T « Archivo » du s-jcrétarial du chapitre, celui auquel tait allusion, ici, le P. Fita, et qui est situé dans une salle voisine de VAulu Capituhuis. V Archivo de la cathédrale comprenant deux dépôts distincts dans les combles de l'église, enfin 1' >f Archivo » du Vicariat, ou de la « \otiiria » épiscopale, qui contient les archives de l'évéché proprement dit, et qui est situé dans une de ses dépendances. Dans tous ces dépôts, on constate la même richesse et le même désordre. Il e^t ditticile d'\' faire des recherches suivies et méthodiques, et les conditions du travail y sont aussi mauvaises que possible.

2. « Dos iiJtri's, brcviarii, untcriors u hi i}ivcn:{io de hi iiuprcula. i^imriJii lo urxiii dcl Secrétariat, eu quais iudices apareix la Jesla Je San dirlouias^nio al 2(j île Janer. » CW 1-idel 1-ita, ('/'. (•//., ihidcui, III, p. 224 en note.

LE TEXTE DE L OIMCE LlTURCilQUE

occupe, qu'il n'intéresse pas son histoire. On peut même se demander, comment il se trouve dans ce Bréviaire, et si celui-ci appartient bien originairement à l'église de Girone '. Est-ce un manuscrit égaré, que le hasard seul a amené dans les archives de la cathédrale, ou bien leur appartient-il depuis longtemps, pour avoir peut-être servi de modèle à l'évêque Arnaud de Montredon, alors qu'il se préoccupait de constituer l'Office liturgique, dont il voulait doter son diocèse? Quoi qu'il en soit, en ce qui concerne l'établissement du texte de ce dernier, il ne peut nous être d aucun secours, et ainsi, des différents manuscrits, cités par le P. Fita comme contenant des traces du culte de Charlemagne, il apparaît bien, que le Bréviaire de 1339 est le seul qui contienne notre Office liturgique.

On est donc surpris de voir M. Schneegans, qui pourtant n'a emprunté qu'au P. Eita, par l'intermédiaire de l'ouvrage de Rocher, ce qu'il sait des archives de Girone, affirmer que la tradition du texte repose sur trois Bréviaires 2. Notons tout de suite que ce nom de (( Bréviaires » est assez mal employé, puisqu'il ne saurait convenir à l'un des manuscrits en question. Parmi eux, en efi'et, M. Schneegans range celui qu'aurait copié le chanoine Bernard Cerda, auteur d'un Vidinius, daté de i)6[. Mais l'auteur de ce document dit expressément, qu'il a emprunté le récit qu'il reproduit, non pas à un « bréviaire », mais à un « h^ciidariuin » \ Comment, du reste, ce récit eût-il pu faire partie -^ d'un « bréviaire », puisqu'il n'est pas

1. Xous publions en appendice, pour servir a l'histoire du culte de Charlemagne, ce texte jusqu'à présent inédit, qui n'est qu'une biographie sèche, banale et incomplète de l'empereur, rédigée sous la forme rituelle de leçons, et accompagnée d'hymnes et d'antiennes que l'on retrouve dans d'autres otîfices, dans celui de Girone notamment, dans ceux aussi d'Halberstadt et de Zurich.

2. Son erreur provient de ce qu'il n'a, pas plus que Rocher, identifié avec le Bréviaire de 1339, le manuscrit auquel Florez a emprunté le texte de l'Office. Cf. Rocher, op. cil., p. 263.

5. Nous reviendrons plus loin sur ce document, dont on a trop grandi l'importance dans l'histoire du texte de l'Office. Citons seulement le passage où Bernard Cerda désigne expressément la nature de sa source : « Itcîu eliaiu vidiutus, teuuiuius, legimus et dilif^euter iuspexiuius (juenidani libruiii perganieiiemu , antiquuiu, poslibus cohopertuui, Legeudariuui uuucupaluni inter Icoendaria et alios lihros chori ecclesie cathedralis iui'euluui, recoudituui existenteui. »

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