‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint Charlemagne [microform]Chapitre 83 sur 114 · TRADITIONNELLE · texte numérisé non relu

TRADITIONNELLE

La dernière question, qui se pose à propos de l'Office liturgique, est celle de savoir, à quelles sources a puisé son auteur. Pui.sque c'est seulement en 134), qu'apparaît, sous la forme rituelle, la lé"ende de saint Charlemagne à Girone, et que rien n'autorise a supposer qu'elle s'était déjà fixée dans un récit antérieur, il faut nous demander, comment s'y prit le clerc, qui, pour obéir aux prescriptions de l'évêque Arnaud de Montredon, constitua de toutes pièces l'Office en neuf leçons, qui devait, jusqu'en. 1484, se réciter le 28 janvier de chaque année dans tout le diocèse de Girone.

Il s'enquit, à n'en pas douter, des offices qui étaient récites ailleurs et dans les mêmes circonstances. Depuis déjà cent quatrevingts ans le culte de Charlemagne était célébré. La liturgie particuliè-re à sa fête s'était constituée. A côté d'antiennes empruntées au « commun » des Confesseurs, les églises, qui fêtaient la saint Charlemagne, avaient admis dans leurs offices certaines antiennes ou oraisons propres au saint et inspirées de sa légende. L'auteur de l'Office de Girone dut, en partie au moins, adopter les cliants lituraiques, qui étaient en quelque sorte consacrés ■, et de fait, la plupart des hymnes, antiennes et oraisons, qui le constituent, se retrouvem

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