CONCLUSIONS
: L. — L'ulcère du duodénum est une lésion relativement fréquente, puisque 262 cas avec autopsie en ont été publiés depuis l'an 1825.
IT. — Son siège de prédilection est près du pylore ; 92 fois sur 100 l’'ulcère se localise dans les quatre premiers centimètres du duodénum.
IT. — Il est le plus habituellement unique (83,6 p. 100) et arrondi (62 p. 100). | |
IV. — Parmi les complications, la perforation est de beaucoup la plus commune (69 p. 100). L'ulcère perforant siège deux fois plus souvent à la face antérieure qu'à la postérieure (61,2 p. 100).
V. — Les ulcérations des gros vaisseaux adjacents à l'organe sont rares (13 p. 100).
VI. — Au point de vue histologique, l’ulcère simple est un ulcère P 5 ’ P
atonique évoluant sans grande réaction des tissus; c'est un ulcère
térébrant qu'on a pu comparer au mal perforant.
VII. — Dans le cas d’ulcère confirmé, l’analyse des lésions histologiques ne permet pas d’en fixer le processus pathogénique. Toutefois les lésions inflammatoires diffuses subaiguës de l'estomac et du duodénum sont la règle. Elles prédominent autour des canaux excréteurs des glandes de Brünner.
VIII. — Les ulcérations aiguës sont peut-être plus instructives à cet égard ; quelle que soit leur origine (maladies infectieuses, brûlures, perturbations vasculaires, etc...), elles sont pour ainsi dire toujours hémorrhagiques et paraissent pouvoir devenir l’origine d’un ulcère chronique. |
IX. — L'influence du chimisme gastro-duodénal semble être l’élé- C. 10
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ment pathogénique nécessaire à la chronicité des lésions (ulcères peptiques). ;
X. — Jusqu'à ce jour il n'existe pas une seule observation d’ulcère simple du duodénum diagnostiqué pendant la vie, éclairé par l'étude du chimisme gastrique et confirmé par l’autopsie.
XI. — Les symptômes attribués à l’ulcère simple du duodénum doivent être divisés en deux grands groupes :
1° Ceux offerts par les observations cliniques, sans sanction anatomique ;
2° Ceux relevés dans les observations publiées avec autopsie, ces derniers restant encore vagues et mal déterminés.
XIT. — La durée de l'ulcère simple du duodénum est inconnue, l'origine des lésions passant inaperçue.
XIII. — La terminaison peut être la guérison (8,7 p. 100) par suite de la formation d’un tissu cicatriciel.
XIV. — Le traitement physiologique, basé sur les examens chimiques (hyperchlorhydrie, hypopepsie), ne diffère en aucune façon du traitement indiqué dans les différentes variétés de l’ulcère simple de l'estomac.