‹ Étude sur la blessure des vaisseaux mammaires internesChapitre 15 sur 22 · DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

Le diagnostic différentiel des lésions dont nous avons essayé de faire l’histoire doit se conelure tout entier par le raisonnement de ce que nous avons dit à l'article Symptomatologie.

Supposons, pour fixer les idées, qu'on nous amène un blessé : le sieur Réteaud, par exemple.

Nous apprenons, tout d'abord, que cet homme, ayant les bras levés sur son adversaire, vient de recevoir dans le côté gauche, un coup de couteau-poignard : en continuant à interroger les assistants, nous savons encore qu'il est tombé sur le coup, qui a été assez violent pour lui faire perdre connaissance. Jusqu'ici, rien de précis : nous avons affaire évidemment à une plaie du thorax; mais cette plaie est-elle pénétrante ; est-elle simple, ou bien atteint-elle quelque organe noble, comme disaient les anciens ? Nous n'en pouvons rien dire, puisque la plus simple des plaies de poitrine peut entrainer de pareils accidents. Nous remarquons toutefois, maintenant que nous connaissons la possibilité d’une lésion des vaisseaux mammaires, que la blessure est située sur les côtés du sternum, à quelques millimètres de cet os, c’est-à-dire qu'elle intéresse justement la région que nous avons assignée aux vaisseaux mammaires. Ne survient-il pas d'hémorrhagie, ni plus tard de signes d’épanchement ; au contraire, l'état du malade semble-t-il devenir meilleur, nous avons affaire à une plaie

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simple et non pénélrante de poitrine, Mais tel n'est pas le cas; aussitôt l'accident, une hémorrhagie très abondante se produit, Dés lors, nous sommes en droit d'affirmer qu'un des organes chargés d'assurer la circulation a été ouvert, Mais quel est cet organe”? Ce peut être une artère, une veine, où bien encore le cœur Jui-même, la blessure ayant son siège dans le quatrième intercostal. Nous remarquons que lé sang épanché au dehors n’est pas rutilant, qu'il sort en bavant, sans saccade; cette particularité nous donne des présomplions que nous avons affaire à Va lésion soit d'une veine, soit du cœur droit, et encore est-il probable que si le cour était Jésé, l'hémorrhagie né 86e montrerail pas aussi abondante dés le début, le sang se déversant directement dans le péricarde, D'autre part, s'agit-il du cœur? À chaque battement correspondrait probablement une issue de sang, caractère que nous ne trouvons pas chez le sieur Réleaud, En même temps que les phénoménes sus-indiqués, notons que le malade n’a jamais eu d'hémoptysie : ce qui nous autorise à conclure que probablement le poumon n'a pas 6t6 atteint. Xous disons probablement, car ce signe peut quelqueiois manquer, tandis que #0n éxistéence prouve sürement que le poumon est l686,

Ces signes se bornent-ils à l'hésorrhagie externe signalée et que nous parvenons à arréler par dés moyens appropriés, nous concluons 4 une plaie non pénétrante de poitrine, compliquée de blessure des vaisseaux marnimaires internes : diagnostic basé sur le prompt retour 4 la santé du malade, aprés ligature où torsion, Mais voila qu'au bout de quelques jours, nous constatons tous les signes que nous avons indiqués à l'article des Plessures du cœur : matité précordiale, péricardite, etc, Nous savons alors que le péricarde et le

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