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de part en part. L’arme avait pénétré à gauche contre le sternum, entre la première et la deuxième côte, et était ressortie en arrière entre la deuxième et la troisième ; elle coupa l’artère mammaire interne, traversa le lobe supérieur du poumon et divisa en arrière l'artère intercostale dans la rainure de la côte. Il survint aussitôt une hémorrhagie effrayante. Le blessé s’affaiblit et paraissait près de succomber. Les plaies furent débridées pour rétablir le parallélisme des ouvertures pectorales et dermoïdes, puis réunies et fermées. Bientôt les accidents diminuèrent : tout annonça que l’hémorrhagie interne était arrêtée. Le huitième jour, l’état du blessé s'aggrave ; il y a beaucoup de fièvre et de malaise. Larrey pratique l'opération de l’empyème ; elle donne issue à cinq litres d’une liqueur grumeleuse, d’une couleur lie de vin. Le malade éprouve une amélioration sensible. Du trente-unième au trente-cinquième jour, les deux blessures se cicatrisent. La suppuration continue par l’ouverture de l'empyème, elle diminue de jour en jour ; les parois du côté malade s’affaissent, en réduisant dans les mêmes proportions la cavité intérieure. Le centième jour, la guérison semblait certaine, lorsque le malade se livra à des excès de tout genre ; il succombe le cent-vingt-cinquième jour, après avoir présenté tous les symptômes d’une pleurésie et d’une péricardite. On reconnut à l’autopsie que la cavité thoracique était réduite aux deux tiers de ses dimensions ordinaires. La plèvre et le péricarde étaient profondément altérés. Les plaies faites par l'épée étaient cicatrisées. Les deux bouts résultant de la section de l'artère mammaire interne.étaient oblitérés et rétractés à quelque distance
l’un de l’autre.
La lésion de l'artère mammaire interne a contribué à l'issue funeste, en versant dans le thorax une partie du sang dont la présence a occasionné les accidents mortels ; mais les complications étaient tellement graves et nombreuses qu'il est difficile d'attribuer un rôle principal à la blessure de ce vaisseau.