‹ Étude sur la colonisation et l'agriculture au CanadaChapitre 20 sur 22 · CAR · texte numérisé non relu

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Fermes expérimentales du chemin de fer Canadien. Pacifique. — Les effoité que fait la Compagnie du Pa. cifique-Canadien pour coloniser les terres situées le long dé son immense voie ferrée promettent d’être courônnés de succès, aussi bien du côté des États-Unis, par la formation de la Société de colonisation dans les villes de Lowel et de Lawrence, a dans. les parties plus éloignées et plus solitaires du Nord-Ougst.

Le bruit ayant couru que le long de cette ligne, dans

la. troisième steppe qui s'étend de Moose-Jaw à Cale .‘gary; plus dé 400 milles de-terres étaient alcalines, et .

‘par conséquent impropres à la culture, l'administration

du chemin de fer se décida à y établir un certain nombre de fermes expérimentales, destinées à fixer l'attention des voyageurs, à favoriser la vente de ses terrains et la création d'établissements agricoles. Lés expériences furent commencées ,le {2 octobre 1883. Cinq sta-

: tions furent établies, et le sol se trouve: êtrè excellent. Le rendement dé ces ferrnes a été en moyenne, par

-” acre, de 21 boisseaux de froment, de 44 1/2 d'avoine et

23 1/2 d'orge. Sauf deux éxcéptians, la moisson a été.

‘terminée en août, bien qu'on n'eût commencé à semer . qu’en mars. Le peu de: temps que le grain a mis ‘à

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sortir de terre dgit être signalé. Dans chaque ferme,

une acre avait ét éservée pour expérimenter les résultats des semence$ d'automne. Ces résultats doivent être considérés comme favorables, surtout si. l’on con" sidère les procédés sommaires de. culture. qui ont été

employés pour les obtenir. cu

. Terres alcalines. — Il ‘est certain que certaines terres dans les abords du Pacifiquè Canadien sont alca-

+ lines. Ces terres semblent devoir Jeur origine à une

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accumulation d’eau -dans des endroits ou le sol contient de’ l'alumine en .excès; l’évaporation des eaux laisse à sec des matières salines. On peut cultiver ces terres avec succès, en les drainant et léur donnant un labour profond; puis on enlève l'excès d’alcali, en y semant “des céréales dans la saison humide. Le fro-

ment absorbe beaucoup d’alcali; au bout de quelques

années, les terres soumises à ce régime peuvent être employées à d’autres usages, et sont souvent les meilleures parties d’une ferme. Outre une certaine quantité de‘phosphate de chaux, elles sont surtout remarquables per les quantités de carbonate de soude qu’elles renferment. '

Cattle ranches (vacheries) d'Alberta. — Bien qu'il se trouve des pâturages et des bestiaux dans les diverses parties des territoires du Nord-Ouest, les plus riches pâturages s'étendent autour de la montagne de la Tour-

terelle, dans la vallée du Saskatchewan méridional, et

dans le district de la rivière l’Arc' (Bow river), au sud de

Calgary. Les ondulations et les. coulées: du pied des ‘Montagnes Rocheuses flanquantlés sommets élevés

qui regardent Youest, fournissent une riche nourriture aux:bestiaux dans les contrées bien arrosées, étlés-Yents chauds de la côte du Pacifique soufflent à travers le

Kootenay, le Crow's Nest, la Bow river et autres passes, C’est au sud d’Alberta, qu ‘on rencontre les plus.

beaux ranches' canadiens. ‘ 7

Au printémps de 1881, le nombré des bestiaux dans .

ce. district n’éxcédait pas 3.000 têtes; un an après, par

suite de nouvélles importations, il dépassait 15. 000, et .

depuis il n’a ceséé de s’accroitre. Le gouvernement ca-

nadien accorde des portions très considérables de ces |

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118 LA COLONISATION ET ancre URE. AU CANADA.

EL tai * herbages contre une rente de 1 pour cent” par acre : le preneur 8 ’engageant à. meître, en trois ans, sur sa concession, une tête de bétail par 10 acres deterre. Par bé.

- tail, on entend taureaux, bœufs, vaches où chevaux d'au

moins un an. Le bail est de vingt et un ans; et. pendant cette période le preneur ne peut pas donner à la terre une autre destination ou y élever des moutons sans une permission écrite du ministre. Si, dans ce laps de” vingt et un ans, le gouvernement changeait d'avis sur la destination qu'il convient de donner à ces terres, il pourrait les reprendre, en avertissant deux ans d'avance le preneur. Les locations sont limitées à une superficie de 100.000 acres, dont généralement toute l'étendue est louée. |

C'est ainsi que la British and American Ranch company constituée au capital de 2001000 piastres a affermé, pour vingt ans, 100.000 -acres de "ce “platéau au prix de Î cent par acre, et qu’ telle, y à établi le, centre de son exploitation. Lo 7%.

@ Pour ce genre d'exploitation, les hivers. humides, les . grosses neiges, sont défavorables au bétail ; mais, heureusement, si les hivers sont rigoureux, ils sont généralement secs, On:se sert des chariots: et:des voiturbs toute l’année, et l’on recourt très rarement au traîneau.

Bétail et chevaux peuvent pâturer toute l’année, au moins jusqu'au 52° degré de latitude et #410° degré de longitude , et c'est la limite des ranchés du côté de. Calgary. Il faut, pour. établir un bon tenche, 20 à 30.000 hectares. Les limites des divers rançhes ne peu- : vent-pas être marquées, parce qu’il faudrait trop de haies. Chaque troupeau porte la marque dé son propriétaire et va où bon lui semble. Au milieu de l'an- .

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née, On réunit les troupeaux ot les animaux marqués, et on les compte. Les veaux sont considérés comme la propriété du ranche dans lequel : 18e trouve la vache. tte opération, les animaux non marqués s0ht 8, et 1 odui en est envoyé à la Société des vlders. Ÿ = jirane est une > station du Pacifique Canadien, à

fe e est un des plus connus. Il occupe une superbe praïfié, et és têtes de trois ans, qui pèsent de 1.200 à 1.30 livres; valent 13 liv. sterl. sur le ranche même. Cependant MM. Cochrañe ont fait, il y.a deux ans, une éruellé expérience. Ils avaient acheté 4.000 têtes de bétail dans un ranche de Montana, pour les mettre dans le ranche de Cochrane un certain jour d'octobre; mais ils avaient oublié de fixer le moment’ auquel le bétail devait commencer le voyage, et comme ils-8'y prirent trop tard, ils durent surmener le troupeau pour le faire arriver au jour dit. Le troupeau arriva exténué. Le bétail péut voyager à raison de 10 à 45. 000 milles par jour à travers les prairies; mais id ne faut pas lui demander Le .La neige tomba ïï grande abon- | dance après l’artivée du troupeau acheté par MM. Cochrane. On comptait'sur le vent du Chinoo pour sécher la terre; maïs il'ñe vint pas; la neige resta, et, en quelques semaines, il périt plus de 1. -000 bêtes. Les nouveaux arrivés succombèrent les premiers... On doit ajouter‘ que cethiver fut très rude, et'qu il se perdit plus de bétail dans les États de l'Ouest qu'Au nord du 49° parallèle. Le ranche de Cochrane a été depuis reculé au sud de la passe de Kootenay, et, les hivers, à. Côchrane, on ne perdait pas plus de 1 pour 100 contre

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| : Us + = . 1 ‘ 4 ‘ ‘

‘ 6 pour 100 à Montana, et plus encore dans le Rio. Golorado. Beaucoup de ces troupeauxsont de vieille race espagnole ; mais dans le ranche de Cochrane, on trouve des taureaux demi-sang courtes-cornés, Hereford et surtout Polled-Angus ; ils viennent des troupeaux de

N. MM. Cochrane dans le bas Canada. Un voyage de | 3.000 milles par eau et rail-way les amena à Fort-Benon, sur le Missouri, à 400 milles du ranche. Ils fran-

chirent cette distance à pied; mais à leur arrivée, les courtes-cornes étaient dans un piteux état, Les Here-

fords ne valaient guère mieux :-les Polled-Angus se portaient parfaitement et ne donnèrent pas signe d’af-" faiblissement pendant les rudes hivers de 1882 et 1883.

On attribue {taureau à 100 vaches. Ordinairement le

taureau suit le troupeau, bien que dans quelquesranches

> les‘taureaux soient séparés des vaches d'avril à août. NES La vie du cow-boy, que les Espagnols nomment FE . vaquero, est nécessairement rude et sauvage, car ce gardien des troupeaux passe la plupart de ses journées

-en selle. Tout est mexicain dans son bagage, qui se compose d'une selle californienne avec tapaderos(har-. nachement complet) et une carabine à J'arçon, une

paire de houzeaux, une paire d'éperons mexicains, une couverture et un chapeau à larges bords ou sombrero.

a ‘Son existence est dure, mais romanesque. Il vit en plein air avec sûn troupeau et chevauche: ut le jour dans une splendide contrée. Les cours d’eau sont peuplés de truites; poules de prairie grasses, camards et oies sont au bout de son fusil, Rien de plus intéressant que de voir le cow-boy à l'œuvre, sur son poney intelligent et bien dressé, séparant d’un immense troupeau l'animal effaré, et courant continuel-‘”

lement autour de lui, le jour où l’on procède à une fetrade générale. Rien de plus imposant que le spec- . tacle d’un troupeau traversant une large et rapide rivière : un ou deux vieux taureaux s’enfoncent dans l'eau jusqu'aux genoux, commencent par s'effrayer et essayent de reculer; mais la mässe du troupeau pèse - sur eux, entrainée par une douzaine de cow-boys hurlant et faisant claquer leurs fouets dans un nuage de poussière ; les bêtes de devant sont forcées d’entrer au plus profond, et bientôt se mettent à la nage se dirigeant alors hardiment vers la rive voisine ; le reste suit, tandis que les cow-boys s'élancent dans le courant pour les maintenir. Les veaux viennent les derniers avec les cow-boys chevauchant à l’arrièregarde ; pendant le temps où les premiers arrivés gravissent la berge opposée, la masse du troupeau se débat confusément au milieu du courant; un couple d'hommes galope le long de la rive, s'élance dans la rivière, prend.la tête et; en quelques minutes, toute la bande est en sûreté et en bon ordre de l’autre côté de la rivière. :.°:

‘Southern-Albérta ‘à maintenant fait ses preuves. 11 est démontré que ses pâturages les plus médiocres surpassent, les meilleurs du: district® de Montangftet quelques-uns des principaux rancheroë de cé district commencent à diriger leur attention sur Alberta. On prévoit que, non seulement cette contrée est appelée à fournir de. bœufs et de moutons les provinces orientales du Canada, mais encore les marchés anglais. il y a deux ans,. :42.000 moutons, dont 8.000 en un seul ‘troupeau, “sont: VBL us. de Montana, et il en vient toujours. Les 6. ‘000 “chevaux d'Alberta étaient -estimés

avé

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