‹ Étude sur la condition de la mère en droit romain et en droit français ... [Microform]Chapitre 104 sur 280 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DE LA PARTICIPATION DE LA MÈRE A l' ÉDUCATION DE SES ENFANTS.

La première obligation que la loi naturelle impose aux pères et mères est évidemment celle d'élever leurs enfants. Manifestement d'ailleurs, cette première obligation implique celle de reconnaître les enfants. Aux deux obligations de droit naturel que nous venons de nommer la loi positive

doDoe, quand les pères et mères sont en état de légitime mariage , des sanctions assez rigoareoses (1). U n'miporte pas de les expliquer par le détail ; nous ferons seulement obsener qu'à la mère moralement tenue soit de reconnaître ses enfants, soit encore évidemment de défendre de toute attaque leur titre aux avantages de la 61iation légitime, la loi positive accorde implicitement la faculté de demander une rectification des actes de Tétat civil, si les actes de naissance de ses enfants n'ont pas été inscrits dans les délais légaux ou ne contiennent pas les énonciations voulues (2), et enjoint d'être présente aux procès en contestation de légitimité et en désaveu intenlés contre ses enfants, déclarant irrégulière la procédure conduite hors la présence de la mère (3).

Élever les enfants c'est évidemment faire l'éducation du corps et l'éducation de Tâme, d'une part nourrir le corps, l'entourer des soins qui lui sont particulièrement nécessaires pendant le jeune âge et prendre généralement toutes les mesures propres à lui assurer la force et la santé, de l'autre développer l'intelligence, orner l'esprit et former le cœur. L'article 203 du Code civil transforme en loi positive cette obligation dérivée de l'ordre naturel. Nous n'imaginons rien de plus formel que les termes de l'article 203 :

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