‹ Étude sur la condition de la mère en droit romain et en droit français ... [Microform]Chapitre 19 sur 280 · G. I. § 176 à 180 ; Ulp. XI, §§ 20 à · texte numérisé non relu

G. I. § 176 à 180 ; Ulp. XI, §§ 20 à

tuteur; notamment elle ne pouvait ni se marier, ni lester (i), et pour ne plus parler que du dernier de ces actes, on voit aisément combien la loi romaine menaçait éventuellement les intérêts des Biles au profit des fils de la même mçre : la captation était facile aux fils, et inversement, leurs sœurs fussent-elles misérables, ils pouvaient ne pas permettre que la mère fit à ses filles, par testament, des avantages qui excédassent leur part ab intestat. Quand, par une sorte de miracle, une émancipation avait, du vivant du père, chassé de sa famille la mère et tousses enfants, à défaut de tuteur testamentaire, ' le magistrat déférait la tutelle, et nous ne sommes point assurés que la tutelle dative fût de bonne heure une tutelle peu rigourease (2). Enfin, à peine est- il besoin de le dire, la mère en tutelle elle-même, dépourvue des prérogatives de la puissance paternelle, incapable de tester seule pour son propre compte, ne pouvait donner à ses enfants ni un tuteur testamentaire ni des substitués pupillaires(3). Dans les cas, d'ailleurs, où la mère et les enliants pouvaient tester, aucune loi n'imposait à la mère d'instituer ses enfants, aux enfants d'instituer leur mère.

II. De la condition juridique de la mère non in manu, nous ne parlerons pas longuement; les développements qui précèdent nous permettent de la définir en peu de mots. Lorsque la mère n'était pas in 7nanu, aucun lien de parenté civile n'existait entre elle et ses enfants, donc elle ne tom«

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