‹ Étude sur la condition de la mère en droit romain et en droit français ... [Microform]Chapitre 217 sur 280 · Art. 335-342. Aubry et Rau VI, p · texte numérisé non relu

Art. 335-342. Aubry et Rau VI, p

mun, il n'y a pas de rapports juridiques entre les parents et leur descendance adultérine ou incestueuse, les parents et les enfants adultérins ou incestueux vivent au regard^ les uns des autres, comme des étrangers sans prérogatives et sans obligations réciproques ou unilatérales. Si,. dans quelques hypothèses très-spéciales, qui soulèvent de vives controverses (1), cette filiation criminelle, dont la loi interdit d'ordinaire la constatation, se trouve constatée^ la loi frappe aussitôt les parents et les enfants. Les parents veulent-ils effacer jusqu'au souvenir de leur faute? Leur désir est vain : désormais, ils devront supporter d'une certaine façon la responsabilité de l'existence qu^ils ont criminellement donnée à des créatures innocentes et demeureront soumis à l'obligation de fournir des aliments ou de faire apprendre un art mécanique à leurs enfants (2). Veulent-ils au contraire réparer leur faute, combler leurs descendants de libéralités, les munir des moyens matériels de mener une existence heureuse et facile ? Leur résolution est encore vaine à leurs descendants adultérins ou incestueux ils ne peuvent ni donner entre-vifs ni léguer plus que des aliments (3). Cette seconde règle atteint durement les enfants comme les parents eux-mêmes. Enfin, et cette dernière disposition frappe les enfants seuls, les enfants adultérins ou incestueux ne peuvent, sur la succession ab intestat de leurs père et mère, réclamer que des aliments ; même ils

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