‹ Étude sur la condition de la mère en droit romain et en droit français ... [Microform]Chapitre 218 sur 280 · Arg. art. 762-908 comb · texte numérisé non relu

Arg. art. 762-908 comb

ne peuvent rien réclamer, s'ils tiennent de leurs père et mère la connaissance d'un art mécanique (1). Les parents adultérins ou incestueux ne méritent évidemment aucune faveur, mais les malheureux enfants, innocents de toute faute, paraissent dignes de compassion et de bons traitements. Cependant, la rigueur des textes qui frappent ceux-ci, se justifie aisément. Les auteurs du Gode, pour l'honneur de la famille légitime, devaient supprimer les discussions d'intérêt entre elle et la descendante procréée au mépris des principes sur lesquels repose l'organisation même de la famille , proléger fortement les droits de la famille contre les réclamations de ces descendants, établir entre elle et eux les seules relations juridiques nécessaires afin d'assurer aux derniers des aliments. La parenté criminelle devait d'abord n'être pas connue, le scandale de la constatation évité ; mais, la constatation <»pérée, il ne se pouvait, d'une part, que les parents laissassent leurs enfants absolument sans ressources, de l'autre, que la loi parût approuver le crime en procurant aux enfants une situation avantageuse. Traiter durement les enfants adultérins ou incestueux, c'était ensemble fortifier Tinslilution de la famille légitime et, vraisemblablement aussi, prendre le meilleur moyen d'en écarter les relations coupables. Ainsi, entre les parents et enfant^ adultérins ou incestueux, les rapports de droit se réduisent à assurer aux enfants des aliments ou la ressource d'un art mécanique. Les parents n'exercent pas la puissance pater-

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