Voy. Laurent IV, p. 464, 465, 466 et 467, .
contre l'esprit de la loi^ tel que les travaux préparatoires le font connaître et autoriser la conclusion du second système : or ce système ne met en avant qu'un argument de texte et cet argument n'est point décisif. Sans doute l'article 383 ne renvoie qu'aux articles 376, 377, 378, 379 et ces articles ne parlent pas de Texercice du droit de correction par la mère ; mais d^une part l'article 383 accorde formellement à la mère le droit de correction, ainsi le système que nous combattons, viole la lettre de l'article 383 ; de l'autre les auteurs du Code avaient d'abord, par un renvoi illimité, applique aux parents naturels toute la puissance paternelle, puis le renvoi fut restreint pour enlever aux parents naturels le droit à l'usufruit légal, de telle sorte que le reste de la théorie devait demeurer absolument applicable (1).
Mais, comment expliquer que l'article 383 ne se réfère pas aux articles 380, 381, 382? L'esprit de la loi, l'historique de la rédaction de Tarticle 383 nejuslifient que deux explications : ou l'article 383 omet de citer les articles 380- 381-382, par suite d^une de ces inadvertances dont la rédaction du Gode offre plus d'un exemple et dont les travaux préparatoires permettent habituellement de corriger les conséquences (2), ou l'article 383 ne se réfôro pas aux articles 380-381-382, parce que ces articles étaient le complément des articles 376, 377, 378, 379, auxquels leur texte même les rattachait expressément, et que dès lors, en citant les premiers, l'article rappelait implicitement les derniers.
i. Noy. Demolombe VI; p. 521.