‹ Étude sur la condition de la mère en droit romain et en droit français ... [Microform]Chapitre 23 sur 280 · Pro Murena, C · texte numérisé non relu

Pro Murena, C

3. J. Inst. § 7, II, 13. Ulp. L. 1, § 12, XXXVlll, 9 Diç. G. II, § 194.

teslament maternel, la mère contre les testaments de ses •enfants, cependant nous ne sommes guères disposé à croire que la mère et les enfants aient eu réciproquement le droit d'intenter la plainte d'inofficiosité avant le jour où la mère fut investie comme telle d'un droit sur la succession ab intestat de ses enfants, et où les enfants eurent comme tels un droit sur la succession ab intestat de leur mère (1). Gicéron parle de la querela inofficiosi testamenti que dans Toj dre du temps la réforme relative à l'exliérédation avait dû précéder, il n'affirme pas qu'elle fut admissible entre la mère et ses enfants, et son témoignage n'infirme pas notre conjecture (2). Le même Gicéron (3) parle d'une autre disposition législative qui intéressa dès l'origine la mère, nous voulons dire : l'établissement de l'ordre de succession prétorienne appelée bonorum possessio tmde cognati : à défaut de sui et d'agnats, et seulement à défaut de sui et d'agnats, le préteur, au temps du grand orateur Romain, appelait à la succession un certain nombre de parents naturels du défunt, tous les cognats jusqu'au sixième degré inclusivement et au septième les enfants de cousins et cousines issus de germains ; les cognats du degré le plus proche excluaient les autres et concouraient entre eux ; la mère et les enfants du défunt

Ulp., rég. XXII, 17. sur cette innovation, voy. Boissonade, Histoire de la réserve héréditaire, p. 63 à 69 et les notes.

1. Gomp. Accarias, I, p. 804. Boissonade, p. 70 à 76, op. cit., et voy. les textes cités par cet auteur.

2. In Verrem, XX, I, 4'2, de Orat.j I, 38; comp. Valer, Max, Mémo rabily VIL

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