Od. III
3. Montesquieu , liv. XXIII , ch . 21 ; voyez d'ailleurs tout ce chapitre 4i.
4. Legouvé, Histoire morale des femmes, 6m« édit., 1874, liv. IV, ch. 2, p. 262 à 264.
légales spécialement à ia loi Julia, d'autres spécialement à la loi Papia Poppaea ; celle-ci compléta celle-là ou la modifia sur quelques points (1). Les dispositions de ces lois, que nous voulons étudier d'abord, créaient des avantages considérables au profit de diverses catégories de personnes dans Tordre des successions testamentaires ; elles s'appliquaient aux hérédités testamentaires proprement dites et aux bonomm possessiones secundtim tabulas, mais demeuraient absolument étrangères aux successions ab intestat (2). Or, dans Tordre des successions testamentaires elles classaient en quatre catégories les personnes gratifiées de libéralités par le de aijuSy soit que ces personnes dussent recourir à la bonorum possessio sectindum tabulas y soit que le de cujus les eût d'une façon absolument régulière inti tuées héritières ou légataires : la première catégorie était celle des cœlibeSy la seconde celle des orbi, la troisième celle des solidi capacesy la quatrième celle des patres. Les lois caducaires d'ailleurs appelaient cœlibes les personnes qui tout ensemble n'étaient pas mariées en justes noces et n'avaient pas d'enfants légitimes (3) ; orbi les personnes qui, mariées en justes noces, n'avaient pas au moins un enfant légitime vivant ou simplement conçu (4); solidi capaces diverses catégories de
1. Voy, G. I, §§ 145, 178; - II, §§ 111, 144, 206 à 208, 286 ; - III, g§ 42 à 54. - Uip. Rég., I, § 21, XI, § 20, XVI, § 2, XIX, § 17, XXIV,
§ 12, XXIX. Gomp. Machelard, Dissertât, sur raccroissement p. 43-